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Publié par glazik-plomeur

l'affiche du film qui sort ce vendredi

- le 25 Octobre 2012 Mots clés : chronique cinéma d'émile breton,

Impossible d'échapper à la sortie mondiale du nouveau James Bond, ce vendredi. Nous vous livrons les avis partagés de nos spécialistes cinéma de l'Humanité et l'Humanité dimanche sur Skyfall, ce nouveau volet des aventures de  l'agent 007, incarné par Daniel Craig et réalisé par Sam Mendes. Faîtes votre choix, rien ne va plus.

  •   Bardem, l'ouverture du film et les gadgets, les trois raisons d'aller le voir
  1. Le méchant. Incarné par l'acteur espagnol Javier Bardem, Silva, faux blond peroxydé à la machoire proéminente, restera comme l'un des méchants les plus enthousiasmants de l'histoire des Bond. Tueur manipulateur, il est tiraillé entre son ambiguïté sexuelle et un Oedipe délirant. Drôle et cruel, fascinant et repoussant, Silva au même titre qu'Anton,le psychopathe de « No country for old men », offre l'un de ses meilleurs rôles à celui qui fut l'un des comédiens fétiches d'Almodovar.
  2. La poursuite du pré-générique. C'est devenu un classique. Un James Bond se doit de commencer sur les chapeaux de roue. Ici, 007, lancé à la poursuite de Patrice, un tueur à gages félin et insaisissable, le piste en voiture, à moto, sur le wagon d'un train et met le bazar dans celui d'Istanbul dans une séquence d'anthologie.
  3. Les gadgets. C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures. Même si le nouveau Q, le maitre-armurier de Bond, est un jeune boutonneux, génie de l'informatique, les vieux gadgets continuent d'occuper une place incontournable. Ainsi, sa fameuse Aston Martin suréquipée et truffée d'armes ainsi qu'un discret émetteur radio permettent à l'agent du MI6 de faire du neuf avec du vieux.

 

  • Pourquoi il faut aller voir autre chose

Javier, etc. L’éternel retour 
de l’espion british nº 1, alias 007, qui fête son cinquantenaire avec sa sixième incarnation (Daniel Craig). Apparemment, « la presse est unanime » pour célébrer le cocktail de psychologie et d’action particulièrement bien dosé 
du réalisateur d’American Beauty, lequel, en reprenant 
les rênes de la saga, a remis 
les comédiens à l’honneur. 
On sent le poids de la formation théâtrale de Sam Mendes.

D’ailleurs presque tous ont 
salué le casting, dominé par l’Espagnol Javier Bardem – récidivant en méchant pittoresque après No Country For Old Men, des frères Coen. Son personnage de demi-folle blond platine, faisant joujou avec James B. comme un chat avec une souris, a beaucoup plu. Idem pour le départ en beauté de la shakespearienne Judi Dench, qui joue M, la supérieure de 007 depuis 1995. D’où 
notre embarras de ne pas partager cet enthousiasme général.

Si on se doit 
de reconnaître que la série renoue avec un humour qu’elle semblait avoir perdu de vue depuis Pierce Brosnan, 
et si Daniel Craig s’est un peu assoupli, le film s’égare dans 
les dédales freudiens 
de l’enfance de l’agent du MI6, sans parler de l’interminable scène finale autour de son manoir ancestral en Écosse : ça patine dans la semoule. Les poursuites sont correctes (en particulier dans le métro londonien), mais ordinaires par rapport au moindre Jason Bourne. Seul aspect vraiment réjouissant : la piquante autodérision du film à l’égard 
de ses propres clichés.

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