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Publié par glazik-plomeur

 

CCN-51.jpgCe conflit qui secoue, dans notre secteur, plusieurs établissements de santé ou de retraite, est symptomatique des conséquences de l'application de la loi HPST (hôpital, patients, santé et territoires) appelée loi Bachelot du nom de l'ancienne ministre de la santé. Cette loi a des conséquences pour le secteur de la santé, comme pour l'action sociale et médico-sociale, elle renforce la marchandisation du secteur.


Comme chacun a déjà pu le constater les usagers font les frais de ces réformes dans la réponse à leurs besoins, que ce soit du coté service public ou des associations gestionnaires ayant mission de service public.

Les salariés deviennent la variable d'ajustement, afin d'abaisser le "coût " du travail ce qui se traduit par davantage de flexibilité, la polyvalence, le glissement des taches, Etc...Les établissements situés sur notre secteur n'échappent pas à cette règle et ce au détriment de l'offre de soins.

 Octobre-decembre-2012 4099En ce qui concerne l'Hôtel Dieu, et pour rappel, 34 salariés en "départ volontaire" en 2010, 9 licenciements en 2011, avec réorganisation dans les services de soins et le difficile passage en 12 heures de travail qui à conduit à des réductions d'effectifs dans les services de soins. Cette politique découlant directement de l'obligation faite par l'ARS de Bretagne qui imposait en échange d'une subvention de 700000 €« la participation active au projet médical avec les autres établissements publics ou privés d'intérêt collectif du territoire de santé de Cornouaille » « Ildevait résulter de cet accord une évolution de l'offre de soins sur Pont-l'Abbé vers des modes de prise en charge en alternative à l'hospitalisation complète en chirurgieet un développement des activités de médecine, tout particulièrement de médecine gériatrique et de soins de suite».

Bachelot-1.jpgL'on peut constater que la « gouvernance » des agences régionales de santé mise en place par Me Bachelot, agit de façon autoritaire, sans aucune concertation, tant avec les personnels concernés , qu'avec les usagers, ce qui permet aujourd'hui au patronat de s'engoufrer dans cette brèche et de remettre en cause sans concertation les conventions collectives.


L’inquiétude, qui a conduit à la mobilisation des personnels tant de l'Hôtel Dieu, géré aujourd'hui par le groupe HSTV, que les autres établissements tels celui de la maison de retraite de Kerborc'his à Combrit, ou encore à Quimper devant la maison de retraite Yann d'Argent, gérée par le groupe Massé-Trévidy, qui lui semble se positionner pour un maintien de la convention CCN51, est partout la même et la prise de conscience face à l'attaque de la FEHAP, concernant les droits conventionnels, se traduit par une volonté de voir reconnu sur le plan national, l'équivalence des diplômes, les qualifications, l'ancienneté, l'expérience acquise.Masse-trevidy-1.jpg

Ce qui est demandé, c'est avant tout la mise en chantier d'une négociation sérieuse, pour une convention collective unique, étendue et de haut niveau...Afin de remplir leur mission de service public qui leur est confiée.

 

Programme partagéC'est bien dans cet esprit qu'en tant que communistes, nous considérons qu’ilest indispensable que le changement se concrétise. Il faut donc arrêter la mise en œuvre des lois décidées par le gouvernement précédent. Un moratoire immédiat et l'engagement d'un grand débat public pour construire de nouvelles lois sont plus que jamais d'actualité ; c'est vrai pour la loi Bachelot, pour celle sur la psychiatrie et les soins sans consentement, sur la réforme des retraites, etc. .... Pour la perte d'autonomie, c'est bien que la ministre dise que l'assuranciel sera exclu mais il faut aller vraiment vers une prise en charge par la sécurité sociale, p our tous les moments de la vie, pour combattre le renoncement aux soins, le remboursement à 100% des soins prescrits par la sécurité sociale est une urgence.

Il faut revenir aux principes fondateurs d'Ambroise Croizat. Créateur de la Sécurité Sociale, prenons le pouvoir sur l'argent, gérons démocratiquement la sécurité sociale du 21ème siècle !  

R.D.

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