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Publié par glazik-plomeur

Politique - le 16 Octobre 2012

député PCF-Front de gauche, maire de Vierzon (Cher).

Dans l'Humanité de ce mardi, Nicolas Sansu, député PCF-Front de gauche et maire de Vierzon (Cher) déplore que le projet de loi de Finances 2013 en discussion à l'Assemblée nationale ce mardi soit dicté par le nouveau traité européen et explique ce que serait, selon le Front de gauche, un vrai "budget de combat".

Vous avez boycotté la rencontre avec la Commission européenne à l’Assemblée. Pourquoi?

Nicolas Sansu. C’est invraisemblable. La Commission de Bruxelles, élue par personne, vient nous expliquer ce que nous, parlementaires français, devons faire pour respecter le traité budgétaire européen. Ils viennent vérifier si nos orientations budgétaires sont conformes à la politique d’austérité prévue par le traité européen. Des élus de la nation vont ainsi se faire taper sur les doigts par des technocrates. Nous avons refusé de nous prêter à cette mascarade. D’autant que les groupes parlementaires n’ont, chacun, que deux minutes pour s’exprimer.

 

Quelles en seront les conséquences concrètes 
sur le budget 2013?

Nicolas Sansu. Ce projet, tel qu’il a été conçu, 
ne bougera pas beaucoup. Si ce n’est sur le débat sur la taxation des revenus du capital au même niveau que ceux du travail. L’affaire des « pigeons » montre qu’il y a une véritable campagne de la part du Medef et des grandes entreprises pour que le capital ne soit pas taxé. Les députés du Front de gauche seront vent debout contre tout allégement ou suppression de la taxation 
des revenus du capital. La Commission européenne 
n’a qu’un seul objectif, diminuer drastiquement 
les dépenses publiques et ne pas toucher aux grands fondamentaux que sont, pour elle, l’indépendance 
de la Banque centrale européenne – donc sans contrôle démocratique – et le droit pour les revenus du capital 
de continuer à s’engraisser.

 

Quel est votre état d’esprit au moment où s’ouvre 
le débat budgétaire?

Nicolas Sansu. Nous voulons un budget de combat 
qui permette à la France de sortir de la crise. 
Notre pays s’enfonce dans la crise, des dizaines de milliers de licenciements sont annoncés, nous perdons de la substance économique… La poursuite des politiques d’austérité nous emmène dans le mur. Nous portons des propositions budgétaires alternatives pour récupérer les milliards qui s’enfuient dans les paradis fiscaux, qui échappent à l’impôt, afin de relancer la dépense publique et sociale sans toucher aux couches populaires et aux classes moyennes. Nous ferons des amendements car, si on continue comme aujourd’hui, 
la gauche et le pays iront encore plus mal demain.

 

A lire aussi dans notre édition de ce mardi:

  • La règle d'or utilisée avant d'être votée: pour donner des gages à la Commission européenne, le gouvernement n'attend pas le vote de la Règle d'or de réduction des déficits pour l'appliquer à tous les budgets du quinquennat
  • Le feu roulant du patronat sur le projet de budget
  • Les dents longues, l'édito de Michel Guilloux

Et aussi:

  • Politique: de quoi la sarkonostalgie médiatique est-elle le nom?
  • Affaire de blanchiment: l'exploitation fumeuse
  • Pauvreté: l'Europe, Nobel de la faim?
  • Belgique: le spectre du séparatisme revient en force à Anvers
  • Grand entretien avec l'universitaire de Tel-Aviv Shlomo Sand: "La terre promise n'est pas une terre patrie israélienne"
  • Présidentielle américaine: Vermont, voyage dans l'Etat phare du progressisme américain
  • Foot: face à l'Espagne, les Bleus peuvent gagner

Entretien réalisé par 
Max Staat

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