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Publié par glazik-plomeur

 

Dans le Télégramme de ce jour un article sur la Commune de 1871

http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/nathalie-le-mel-une-ouvriere-militante-21-10-2012-1879550.php?xtmc=1871%20La%20commune&xtcr=2 21 octobre 2012 -

1879550_13044802-2110lemel-20120925-j125h_298x224.jpgLes femmes ont joué un grand rôle dans la Commune et, si l'on retient à juste titre le nom de Louise Michel, une Bretonne s'y est également distinguée: Nathalie Le Mel.

Elle est née à Brest en 1826, dans une famille d'artisans et de petits commerçants. Son père sait lire et écrire et la jeune Nathalie se passionne pour les livres comme pour la politique. Elle fréquente très tôt les milieux anarchistes. Elle épouse un jeune ouvrier relieur, Adolphe Le Mel. En 1849, ils prennent en gérance une librairie, rue Kéréon, à Quimper. Les affaires marchent, mais les idées pour le moins radicales et subversives développées par Nathalie Le Mel, choquent la bourgeoisie quimpéroise. Féministe convaincue, on l'accuse de moeurs légères... En 1861, le couple et ses trois enfants déménagent pour Paris. Nathalie Le Mel est embauchée comme relieuse. Elle fonde une association ouvrière et fait preuve d'une activité militante débordante dans les milieux ouvriers. Elle quitte son mari, qui ne supporte plus ses engagements et devient directrice de La Marmite, un restaurant appuyé par l'Internationale ouvrière qui propose une nourriture saine et peu onéreuse. Elle est alors l'amie de Louise Michel et de la correspondante de Karl Marx à Paris, Élisabeth Dimitrieff. Lorsque la Commune débute, Nathalie Le Mel est en première ligne. On lui attribue une affiche placardée dans Paris: «Citoyenne, le gant est jeté, il faut vaincre ou mourir!». Elle réunit une centaine de femmes qui tiennent tête à la troupe, lors de la Semaine sanglante. Elle «pétrole» également de nombreux bâtiments publics au moment de la retraite communarde. Arrêtée le 21 juin1871, elle tente de se suicider. Durant son procès, le commissaire du gouvernement lance: «Elle est dangereuse». Elle est déportée six ans en Nouvelle-Calédonie. À son retour, elle tente de reprendre le combat politique. En vain. Elle meurt dans la solitude et la misère, le 8 mai 1921.

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Kristian 10/08/2015 23:45

Bonjour, étrang qu'elle est tenté de se suicider, avait elle peur d'être abattu? ou la honte que ses enfants la sachent en prison?
Je penche plus pour la deuxième solution, étant donné qu'elle n'a jamais revu ses enfants à son retour de Calédonie.