Partager l'article ! Le Mécanisme Européen de Stabilité ou l’ultime forteresse ultra-libérale: ...
Pemp
real a vo
En ces temps de crise il est quelques fois important de revivre le passé ! C'était voici 85 ans
Grève des sardinières de Douarnenez en 1924 pour améliorer leur quotidien.
" Saluez, riches heureux
Ces pauvres en haillons
Saluez, ce sont eux
Qui gagnent vos millions. "
Au début du siècle, cette chanson anarchiste trottait sur les lèvres des laissés-pour-compte. C’était une chanson
toute simple. Quelques couplets sur la misérable vie des travailleurs face à la vie de château des patrons.
À Douarnenez, dans la première moitié du XXe siècle, la grande majorité des femmes travaille. À l’exception des épouses de notables. "Même les petites filles de 12 ans, souvent même 10 ans
pour les fillettes nées avant la guerre de 1914, prennent le chemin de l’usine…", raconte l’écrivain breton Anne-Dénès Martin dans son livre les Ouvrières de la mer. Des ouvrières dont
le travail était lié aux horaires de la pêche. Une vie harassante, à travailler de jour comme de nuit pour suivre la cadence d’arrivage du poisson. Des galérien(ne)s que des contremaîtresses
poussaient à chanter pendant le travail pour qu’elles oublient leur fatigue. Alors ces prolétaires, héritières du réalisme ouvrier à la Zola, ont fait de cette chanson révolutionnaire celle des
sardinières de Douarnenez. Proscrite par les patrons dans l’enceinte de leurs usines, certaines femmes sont licenciées pour en avoir chanté les couplets.
À l’époque, Douarnenez compte 21 usines employant les salariés les plus mal payés du pays. "A l’automne 1924, l’atmosphère est tendue", écrira Jean-Michel Le Boulanger, écrivain,
journaliste et animateur de l’association de Douarnenez "Mémoire de la ville", dans un livre sur Daniel Le Flanchec, maire communiste de 1924 a 1940. "Flanchec", un homme dont il dira que le nom
claquait comme un slogan.
En 1924, selon Anne-Dénès Martin, les sardinières sont plus de 10 000 sur le littoral breton et 2 000 à Douarnenez. Elles triment comme des bêtes pour un misérable pécule. Elles forment un groupe
soudé autant par la dureté du travail que par la misère. C’est ce besoin de subvenir à l’essentiel qui, le 20 novembre 1924, va déclencher la grève. Elle débute à la fabrique de boîtes de
conserve Carnaud. Les ouvrières demandent au patron 1 franc de l’heure au lieu des 0,80 franc qu’elles perçoivent. Les manouvres, pour leur part, réclament 1,50 franc au lieu de 1,30 franc. Mais
cette demande n’aboutira pas. Le 23 novembre, un comité de grève est mis en place. Et le 24 l’ensemble des usines de Douarnenez arrêtent le travail. Dans la rue, le martèlement des sabots rythme
les revendications de plus de 3 000 personnes, dont une grande majorité de femmes. Commence alors un bras de fer entre les sardinières et les patrons.
Des années de mauvais traitements et de pratiques abusives vont ancrer les femmes dans leur bon droit. Avec les sardinières, le maire, Daniel Le Flanchec, ne sera pas le dernier à participer aux
défilés. Drapeau rouge en tête, il suit… les chants, et un slogan : "Pemp real a vo". Dans la langue du terroir, "ce sera 1,25 franc" (le tarif horaire réclamé). Habitué à faire le coup
de poing dans la rue, il est dans son élément. C’est la grève des sardinières, mais aussi la sienne. "C’est Le Flanchec, notre maire…", disent les grévistes en sillonnant la ville.
Arrivent alors en ville Charles Tillon, membre du comité directeur du Parti communiste, et Lucie Colliard, responsable du travail des femmes à la CGTU. Les deux dirigeants viennent de Paris pour
soutenir les grévistes. Le conflit a atteint une audience nationale. L’Humanité, les Débats, le Temps, l’Éclair et d’autres journaux consacrent des colonnes entières à la "grève
révolutionnaire" des ouvrières de Douarnenez. La France découvre un milieu prolétaire industriel dans une Bretagne prétendue rurale et conformiste. Cela n’empêchera pas Chautemps, le
ministre de l’Intérieur, d’ordonner la charge des grévistes. "Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez" titre la une de l’Humanité du 5 décembre 1924. Et parce que Daniel Le Flanchec s’est
interposé devant la charge des gendarmes pour éviter de plus graves incidents, il est suspendu de ses fonctions de maire pour entrave à la liberté du travail.
Le mouvement se durcit. Les patrons des conserveries refusent toutes négociations. Les leaders communistes et syndicaux affluent à Douarnenez. Des " jaunes ", aussi, débarquent dans la ville pour
casser la grève. Arrive le 1er janvier. Un jour de l’an où l’on chante, où l’on boit, où l’on discute. Sur toutes les lèvres revient une question : les conserveurs vont-ils céder ? Dans le centre
ville, à 18 heures, des coups de feu claquent. Le Flanchec et son neveu tombent, blessés par les balles des briseurs de grève. Dans la ville, l’émotion est immense. La colère longtemps retenue
explose. Toute la nuit, c’est le saccage.
La vérité sur cette tentative d’assassinat sera connue quelques jours plus tard. Les briseurs de grève, qui ont été payés par les conserveurs, avoueront plus tard "avoir voulu seulement
combattre le communisme". Le 8 janvier, sous la pression des autorités, les patrons vont accepter les conditions du comité de grève. Les sardinières n’obtiendront pas 1,25 franc mais 1
franc, plus les heures supplémentaires et la reconnaissance du droit syndical.
En 1925, Joséphine Pencalet, héroïne de la grève des sardinières, sera élue conseillère municipale sur la liste de Daniel Le Flanchec. Une femme élue ! Alors qu’elles n’ont pas le droit de vote !
L’élection sera invalidée.Mais cette victoire des "parias " de Bretagne enfin éveillés à la lutte de classe retentira partout.
Fernand Nouvet
(Article paru le 6 mars 2004 L'HUMANITÉ) Téléfilm. La grève des bretonnes
La crise de l’euro, et a fortiori l’avenir de l’Union européenne ne cessent de connaître divers rebondissements. Alors que les dirigeants européens discutent actuellement
d’une nouvelle aide financière à la Grèce (en contrepartie d’un énième et contre-productif plan de rigueur), un traité crucial se présente, après le vote de l'assemblée nationale, ce
mardi, devant les sénateurs. Dénommée le « Mécanisme européen de Stabilité » (MES), il précède l’adoption d’un prochain traité qui instaurera la fameuse « règle
d’or », obligeant les Etats de la zone euro à respecter la limite de 0.5% de déficit public (la limite actuelle de 3% du déficit est largement dépassée).
Le MES, donc, pourrait constituer une nouveauté en son genre. Cette « organisation financière internationale » basée au Luxembourg, telle que le précisent les textes de l’Assemblée nationale, serait une autorité nouvelle qui se substituerait aux deux institutions créées précédemment (FESF, MESF). Dotée dans un premier temps d’un capital de 700 Milliards d’Euros, le Conseil est chargé de « favoriser la stabilité de la zone euro », en somme, de financer la dette d’un Etat membre à la condition de la mise en place d’un plan d’austérité. La France et l’Allemagne disposent d’un droit de veto entérinant leur condominium sur la zone euro.
« Immunité et privilèges » du MES
En qualité d’autorité indépendante, le MES pourrait également collaborer avec la Troïka (BCE/Commission/FMI) afin de procéder à des enquêtes et de constater d’éventuels manquements dans les comptes d’un pays, et cela ne constitue pas la moindre des prérogatives de cette organisation. Ainsi, l’article 9 du projet de loi précise que « les membres du MES promettent d’honorer toute demande de capital irrévocablement et sans condition sous 7 jours (Article 10).
7 jours, c’est le temps qu’il faut pour s’assurer que les virements sont efficaces.
« Irrévocablement et sans condition » signifient qu’en réalité les sommes sont illimitées et disponibles quand le Conseil le souhaitera. Ainsi, théoriquement, les caisses de l’Union européenne pourraient se retrouver sous une seule main non élue. Très peu de recours sont disponibles contre d’éventuelles dérives du MES : On apprend dans les articles consacrés aux « dispositions juridiques, immunités et privilèges », que les « biens, avoirs et fonds » du MES « jouissent de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire, où qu’ils se trouvent ». (Article 27). De plus, les archives et documents ainsi que les locaux du MES seront considérés comme « inviolables » (Article 27.4). Les employés du MES sont également concernés, ils seront « soumis au secret professionnel, (…) y compris, après leur période d’activité ». (Article 29).
Egalement au menu, « les avoirs, biens, revenus et opérations du MES sont exonérés de tout impôt direct » (Article 31.1) et les « impôts indirects ainsi que les taxes doivent être restituées au MES par les Etats membres, y compris les taxes sur les biens », comme la TVA. (Article 31.2).
Considérée comme un mécanisme « infaillible » de solidarité européenne, censée favoriser la stabilité de la zone Euro, cette organisation consacrera au contraire l’Europe ultra-libérale, celle d’une oligarchie consciente de ses intérêts, qui se félicite sûrement d’un tel coup d’éclat. Le constat est accablant : une organisation disposant d’un pouvoir sans entraves, dont les actifs, locaux et employés sont intouchables et qui a le droit de faire payer n’importe quel Etat, sous 7 jours en échange d’un plan d’austérité , quand ils le souhaitent, sans aucun recours futur.
Un Conseil qui pourra accuser sans devoir rendre le moindre compte à quiconque. Un véritable hold-up, au su et à la vue de tous,
ALORS NON PAS D'ABSTENTION. SEUL LE VOTE CONTRE EST REPUBLICAIN.
Mercredi 20 MAI 2009
à 20 h 30
au Triskell à PONT L'ABBE
rencontre avec:
Jacques GENEREUX
Gérard LAHELLEC
Hugues TUPIN
Jacques GENEREUX, Économiste et professeur à l'Institut d'Études Politique (IEP Paris) conduira la liste du Front de Gauche, dans la circonscription de l'Ouest( Regroupant 3 régions, Bretagne, Pays de Loire et Poitou Charente, soit 13 départements). A ses cotés on retrouve des personnalités comme le philosophe Yvon QUINIOU,ou des syndicalistes Odile COQUEREAU, Simone FAYAUT,Annick MONOT ou encore des conseillers régionaux comme Gérard LAHELLEC, Gilles BONTEMPS,Michèle CARMOUSE, le Maire d'Hennebont Gérard PERRON, Hugues TUPIN et bien d'autres …(9 titulaires et 9 suppléants)
Le Front de Gauche initié par le parti communiste français, rejoint par le Parti de Gauche, ensuite par Gauche Unitaire (courant minoritaire du NPA)
Lundi 6 avril 2009, s'est constitué un comité de soutien sur le Pays Bigouden, (canton de Pont l'Abbé et du Guilvinec) Aujourd'hui c'est plus de 150 personnalités diverses, Enseignants, Pêcheurs,Élus, Syndicalistes,Militants ou citoyens conscient de la nécessité d'un authentique changement, en France mais aussi en Europe, c'est cet Appel qu'ils vous lancent.
Appel des comités de soutien
Le capitalisme traverse une crise historique. Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. La hausse du chômage est dramatique et sans précédent. Les services publics sont démantelés. Les droits sociaux reculent, la catastrophe écologique s'avance. Il est urgent de changer de politique !
Pourtant, l'Union européenne n'a pas su, pas voulu réagir face à la crise. Les gouvernements européens veulent faire payer la note de leur échec aux salariés, aux jeunes, aux citoyens. Ensemble nous voulons saisir l'occasion des élections européennes du 7 juin pour sanctionner les politiques libérales qui ont conduit à ce désastre. Avec le développement des luttes et les mouvements sociaux, dans notre pays comme dans toute l'Europe, le vote du 7 juin sera une nouvelle occasion de faire entendre la colère et la volonté de choix en rupture avec l'Europe libérale et ses Traités dont celui de Lisbonne. Et d'élire de nombreux députés qui, tous les jours, nous protègent et portent nos préoccupations.
Nous soutenons donc les listes du Front de Gauche pour changer d'Europe, rassemblement ouvert à tous les citoyens et les citoyennes, toutes les forces politiques et sociales, qui défendent une Europe nouvelle, solidaire, de justice et de paix, écologique, démocratique, en rupture avec les dogmes néolibéraux et les traités européens actuels.
JACQUES GENEREUX tête de liste du FRONT de GAUCHE
sera le mercredi, 20 mai 2009,
à 20 heures 30
au TRISKEL à PONT l'ABBE
ROSPORDEN
Près de 150 participants au débat à Rosporden de 10 à 13 heures, ou malgré le samedi de Pâques, nombreux étaient ceux qui avaient à dire ce que la société leur
fait subir aujourd'hui. Moment d'émotion lorsque un travailleurs de la fonderie FBFM, raconte la lutte des anciens et la reprise du flambeau par les plus jeunes, Gérard PERRON montrant combien
est liée l'activité des entreprises et la vie de toute une région, chaque emploi perdu se répercute, sur le commerce et l'activité du bassin d'emploi.
L'agriculture, la pêche, en relation avec le développement des zones de pénurie alimentaires dans le monde. Aujourd'hui c'est plus d'un milliard d'humains qui
sont sous alimentés... La terre doit doubler sa production agricole pour nourrir ses habitants et les pays occidentaux détruisent ou limitent la production au nom de la rentabilité, mais les
producteurs ne reçoivent qu'un sixième du prix de vente...Difficulté des élus à faire face aujourd'hui avec les conséquences de la crise.
Moment très fort lorsque Pierre
LAURENT membre de la direction nationale du PCF évoque l'unité et le Front de Gauche, oui à l'unité la plus large, le PCF lors de son congrès a initié l'idée d'un front de gauche, avec comme
première échéance les élections européennes, rejoint dés sa création par le Parti de gauche, puis par Gauche unitaire (tendance minoritaire au sein du NPA), Nous recherchons la création d'un
vaste rassemblement majoritaire sur des engagements et des orientations précises qui permettrons d'instaurer une autre politique et un véritable changement. Oui nous continuerons des alliances
locales les plus larges possibles y compris avec les socialistes, sur des contenus clairement explicités.