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Publié par glazik-plomeur

 

Melanchon et P laurentPARIS, 22 octobre (Xinhua) -- Le développement de la Chine constitue "une chance pour l'humanité", a estimé Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche français et ancien candidat du Front de gauche, qui a récolté 11,11% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle d'avril-mai 2012.

"Je considère que c'est une chance pour l'humanité", a déclaré l'ancien candidat à l'Elysée, dans une récente interview accordée en exclusivité à l'agence Xinhua.

"La Chine, par sa montée en puissance et par le relais que son marché intérieur est en train de provoquer, peut être une puissance qui apaise les relations économiques mondiales en proposant au monde un pôle de stabilité", a estimé M. Mélenchon.

L'homme politique français a notamment souligné que les Chinois partageaient avec les Européens et les Français le souhait de bâtir "un monde organisé avec des échanges équilibrés et négociés", loin du "libre marché" prôné par les Nord-Américains.

Dans cette optique, il a envisagé la conclusion d'accords privilégiés de coopération entre les pays européens et la Chine comme un développement souhaitable de leurs relations économiques et commerciales.

"Je suis un partisan actif d'un dialogue débarrassé de préjugés avec les Chinois", a-t-il affirmé, tout en admettant qu'il existait des divergences d'idées entre les Européens et les Chinois.

Par ailleurs, ce farouche opposant à l'austérité budgétaire préconisée par l'Union européenne (UE) a salué le "pragmatisme" dont sait faire preuve l'Etat chinois. Le leader du Front de gauche a poursuivi en évoquant un autre atout : "le recours des Chinois à la politique planifiée qui tâche de se donner la maîtrise du temps".

"En Europe et dans le monde anglo-saxon, il n'y a plus aucune maîtrise du temps", a-t-il regretté, constatant "la domination du temps très court" au détriment de "toute stratégie de long terme".

Chine-carte.jpg"Je trouve stimulant et intéressant de voir comment la planification a été un outil de développement qui s'est appliqué à un modèle plutôt proche du modèle du marché que du modèle de l'ancienne conception du socialisme", a déclaré M. Mélenchon.

A la veille du 18e congrès du Parti communiste chinois (PCC) à Pékin, le député européen a estimé que le pays, fort de sa population d'un milliard trois cent millions, relèverait deux grands défis : la question environnementale et celle du pluralisme politique.

"Le défi écologique sera traité par la Chine", a prédit M. Mélenchon, mettant en avant la responsabilité de Beijing envers le reste de l'humanité, celle d' "apporter des réponses qui soient utiles pour le monde entier" à cet égard.

"Il y a une évolution sur le fond qui doit être faite par le communisme, qui doit intégrer la dimension écologique de la crise", a-t-il remarqué, mettant notamment en cause "le caractère productiviste (...) intrinsèquement lié au capitalisme".

"Deuxièmement, se pose la question de comment prendre en compte la diversité qui s'exprime naturellement dans la société", a poursuivi M. Mélenchon, évoquant l'autre défi majeur qui doit être abordé par les autorités chinoises.

Chine-3.jpg"Dans le passé, le modèle communiste pensait que c'est par la forme de la dictature du prolétariat que cette autorité pouvait s'exercer. L'expérience montre que ce n'est pas le meilleur chemin et que cela comporte des risques d'erreur qui coûtent horriblement cher", a expliqué ce leader d'extrême-gauche, dont la formation politique est née en 2009 d'une alliance avec le Parti communiste français (PCF).

"Par conséquent, la question du pluralisme politique est compliquée à envisager et à comprendre, dans bien des endroits du monde. Elle doit être posée aussi en Chine", a-t-il ajouté.

"Je fais confiance aux Chinois pour l'aborder", a conclu M. Mélenchon, qui n'a pas caché son admiration pour ce "peuple de profonde culture".

 

 

Chiffres clés : le développement économique de la Chine depuis 2002



Chine-2.jpgBEIJING, 17 août (Xinhua) -- Le Bureau d'Etat des Statistiques (BES) a publié jeudi un rapport sur les réalisations économiques du pays depuis le 16e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) tenu fin 2002.

Voici des chiffres clés contenus dans ce rapport :

-- Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine a enregistré un taux de croissance annuel de 10,7% durant la période 2003-2011.

-- Le PIB du pays a atteint 47 200 milliards de yuans (7 430 milliards de dollars) en 2011, soit une hausse de 150% par rapport à 2002 après ajustement à l'inflation.

-- La part du PIB chinois dans l'économie mondiale est passée de 4,4% en 2002 à environ 10% en 2011.

-- Le PIB par habitant a connu une hausse annuelle moyenne de 10,1% pour s'établir à 35 083 yuans en 2011, soit une augmentation de 140% par rapport à 2002.

-- Calculé selon le taux de change moyen, le PIB de la Chine par habitant s'est chiffré à 5 432 dollars en 2011, contre 1 135 dollars en 2002.

-- Les recettes budgétaires ont totalisé 10 370 milliards de yuans en 2011, en hausse de 450% par rapport à 2002, soit une croissance annuelle moyenne de 20,8%.

-- Les réserves de change se sont élevées à 3 180 milliards de dollars fin 2011, représentant une augmentation annuelle moyenne de 30,7%.

-- Entre 2003 et 2011, les secteurs primaire, secondaire et tertiaire ont connu respectivement une croissance annuelle moyenne de 4,6%, 11,9% et 11,1%.

-- La contribution de la demande domestique à la croissance économique nationale est passée de 92,4% en 2002 à 104,1% en 2011, alors que celle de la demande étrangère a reculé à moins de 4,1% en 2011 contre 7,6% en 2002

-- Le taux d'urbanisation a affiché 51,3% en 2011, supérieur de 12,2 points de pourcentage à celui de 2002.

-- La production de céréales a connu une croissance annuelle moyenne de l'ordre de 2,5% et a atteint 571,21 millions de tonnes en 2011, en hausse de 25% par rapport à 2002.

-- Les investissements en capital fixe ont totalisé 144 900 milliards de yuans entre 2003 et 2011, soit une croissance annuelle de 25,6%.

-- La valeur totale des importations et des exportations de marchandises s'est montée à 3 640 milliards de dollars en 2011, soit 5,9 fois plus élevée qu'en 2002, et ce pour une croissance annuelle moyenne de 21,7%.

-- Les investissements directs étrangers en Chine ont totalisé 716,4 milliards de dollars pendant la période 2003-2011.

-- La vente au détail de biens de consommation s'est montée à 18 390 milliards de yuans en 2011, en hausse de 280% par rapport à 2002, réalisant une croissance annuelle de 16,1%.

-- Le coefficient d'Engel pour les habitants urbains a reculé de 1,4 point de pourcentage par rapport à 2002 pour atteindre 36,3% en 2011, tandis que celui pour les habitants ruraux a diminué de 5,8 points de pourcentage pour s'établir à 40,4% l'année dernière.

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