A mon avis...

 

NUITS

Femmes de grand air
Femmes de plein vent
Est-ce que la nuit est douce pour vous

Femmes de plein vent
Rôdeuses rencontrées à l’aube
Est-ce que la nuit ne vous déchire pas

Femmes de grand air
Laboureuses perdues dans les plaines
Est-ce que la nuit est une moisson pour vous

Femmes de plein vent
Marchandes de poissons aux mains crevassées
Est-ce que ta nuit coule vite pour vous

Femmes réveillées au petit jour
Femmes traînant au travail des pieds meurtris
Est-ce que la nuit est sans écho pour vous

La nuit est-elle douce ?
La nuit vous déchire-t-elle ?
Moissonnez-vous la nuit ?
La nuit coule-t-elle vite pour vous ?

Femmes de grand air
Femmes de plein vent
Femmes de la nuit de l’aube et du jour
Rôdeuses laboureuses poissonnières
Aimez-vous le plein air
Aimez-vous le grand vent ?

Robert DESNOS



 

La terre est bleue...
 
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s'entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d'alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d'indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L'aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

 

LIBERTE

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom


Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom


Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ces oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer


Liberté

 

SIMILITUDES...

 

Retrouvant avec joie ce texte, je vous le livre tel, qu'en cet instant il est d'actualité...

 

"Que peut-il? Tout. Qu'a-t-il fait? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène: il fait rage, il touche à tout, il court après les projets; ne pouvant créer, il décrète; il cherche à donner le change sur sa nullité; c'est le mouvement perpétuel; mais, hélas! cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé".

VICTOR HUGO, dans "Napoléon, le petit"
Réédité chez Actes Sud.

 

LE NUAGE EN PANTALON -Vladimir Maïakovski


Prologue :

«

votre pensée
qui rêvasse sur un cerveau ramolli
tel un laquais adipeux, vautré sur une banquette graisseuse,
je l’exciterai par la loque ensanglantée du cœur
me moquant tout mon soûl, insolent et caustique.

Je n’ai pas un seul cheveux gris dans l’âme,
Aucune tendresse sénile !
Le monde retentit qu’entonnerre ma voix
Et j’avance – beau
De mes vingt-deux ans.

Délicats !
Vous couchez l’amour sur les violons,
Les rustres le couchent sur les timbales,
Mais pouvez-vous comme moi retourner votre peau
Pour n’être plus de haut en bas que lèvres ?

Apprenez ceci :
Digne employée de la ligue des anges
Toute en batiste de salon.

Et vous qui calmement feuilletez les lèvres
Comme une cuisinière un livre de recettes.

Si vous voulez,
Je serai tout de viande déchaîné
- ou bien changeant de ton comme le ciel, si ça vous chante,
Je serai tendre, irréprochablement.
Non plus un homme, mais un nuage en pantalon ! »

 

 

 

 

Tu gaspilles ton regard
Le travail chatoyant de tes mains,
Et tu pétris une pâte pour des pains par dizaines
Dont tu ne goûteras pas une bouchée ;
Tu es libre de trimer pour les autres –
Libre de rendre le riche encore plus riche.

Dès l’instant où tu nais
Ils plantent autour de toi
Des moulins qui broient des mensonges
Des mensonges qui te suivent une vie durant.
Tu continues à songer à ta liberté superbe
Le doigt sur la tempe
Libre d’avoir une conscience libre.

La tête penchée, comme à moitié coupée depuis la nuque,
Les bras allongés, ballants
Tu flânes, immensément libre
Tu es libre
Libre d’être au chômage.

Tu aimes ton pays
Comme la chose qui t’est la plus proche, la plus précieuse.
Mais un jour, par exemple,
Ils décident de l’adosser à l’Amérique,
Et toi aussi, avec ta liberté superbe –
Tu as la liberté de devenir une base aérienne.

Tu peux bien proclamer que l’on doit vivre
Non comme un outil, un numéro ou un chaînon
Mais comme un être humain –
Alors, d’un coup, ils menottent tes poings.
Tu es libre d’être arrêté, emprisonné
Et même pendu.

Pas le moindre rideau de fer, de bois
Ou de tulle
Dans ta vie ;
Nul besoin de choisir la liberté :
Tu es libre.
Mais cette sorte de liberté
Est chose triste sous les étoiles.

Nazim Hikmet

Source : armenian trends

Chanson

 

« Ils me ban'dront les yeux

Avec un mouchoir bleu

Ils me feront mourir

Sans me faire souffrir »

 

 

Ils m'avait tué un camarade,

Je leur ai tué un camarade.

Ils m'ont battue et enfermée

Ont mis des fers à mes poignets

-Sept pas de long

A ma cellule.

Et en largeur

Quatre petit-

Elle est murée-plus de lumière-

La fenêtre de mon cachot.

Et la porte,elle est verrouillée.

J'ai des menottes dans le dos.

-Tu te souviens?

Soirs sur la Seine..

Et les reflets...

Le ciel et l'eau..

Ils sont dehors mes frères de guerre,

Dans le soleil et dans le vent

Et si je pleure-je pleure souvent-

C'est qu'ici je ne puis rien faire!

Sept pas de long

Et puis un mur!

Si durs,les murs

Et la serrure!

Ils ont bien pu tordre mes mains

Je n'ai jamais livré vos noms

On doit me fusiller-Demain-

As-tu très peur,dis?Oui ou non?

-Le temps a pris

Le mors au dents!

Courez,courez

Après le temps!

Ceux-la,demain, qui me tueront

Vous les tuerez tous à leur tour-

Ce soir mon cœur n'est plus qu'amour.

Ce sera comme la chanson:

Les yeux bandés

Le mouchoir bleu

Le poing levé

Le grand adieu.

 

Madeleine Riffaut (Fresnes ,Aout 44).

 

LETTRE de TUNISIE

 

La volonté de vivre
 
Lorsque le peuple un jour veut la vie
Force est au destin de répondre
Aux ténèbres de se dissiper
Aux chaînes de se briser...
 
Souffle alors un vent violent dans les ravins,
Au sommet des montagnes et sous les arbres
Qui dit :
 
« Lorsque je tends vers un but
Je me fais porter par l’espoir
Oublie toute prudence
Je n’évite pas les chemins escarpés
Et n’appréhende pas la chute
Dans les flammes brûlantes.
Qui n’aime pas la montagne
Vivra éternellement au fond des vallées »  ...

Abbou el Kacem Chebbi (1909-1934)


Poème pour tous ceux qui aujourd'hui m'ont écrit

Merci! R.D.

 

Chant pour la belle saison


 

Rien ne ressemble plus à l'inspiration

Que l'ivresse d'une matinée de printemps,

Que le désir d'une femme.

Ne plus être soi, être chacun.

Poser ses pieds sur terre avec agilité.

Savourer l'air qu'on respire.

 

Je chante ce soir non ce que nous devons combattre

Mais ce que nous devons défendre.

Les plaisirs de la vie.

Le vin qu'on boit avec des camarades.

L'amour.

Le feu en hiver.

La rivière fraîche en été.

La viande et le pain de chaque repas.

Le refrain que l'on chante en marchant sur la route.

Le lit où l'on dort.

Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.

 

Le loisir.

La liberté de changer de ciel.

Le sentiment de la dignité et beaucoup d'autres choses

Dont on ose refuser la possession aux hommes.

 

J'aime et je chante le printemps fleuri.

J'aime et je chante l'été avec ses fruits.

J'aime et je chante la joie de vivre.

J'aime et je chante le printemps.

J'aime et je chante l'été, saison dans laquelle je suis né.

 

Robert DESNOS

 

Ces « assistés » qui payent l'ISF...

La réforme de la fiscalité était soumise mercredi 11 mai au Conseil des ministres. Avec son projet de nouvel impôt sur la fortune (ISF), le gouvernement tente de ressusciter ce qu'il a du se résoudre à abandonner : le très injuste et très impopulaire bouclier fiscal. Avec la nouvelle formule de l'ISF « made in Sarko/Baroin », les 1700 plus gros contribuables voient leur impôt diminuer en moyenne de 30.000 euros. Quel beau témoignage d'affection pour les plus riches quand ce sont les plus faibles qui sont insultés d'assistés !

Cette tentative d'escamotage qui ne trompe personne est révoltante. Elle s'ajoute aux accusations proférées par une partie de la droite à l'encontre des plus pauvres, Laurent Wauquiez parlant de « cancer de la société » pour désigner les allocataires du RSA. Au final et tout bien considéré, si il y a bien un procès en « assistanat » à ouvrir, il concerne celui de ceux que le gouvernement couvre de cadeaux : les nantis.

 

Le service public fout le camp

Celui de la Poste, par exemple. Près de chez nous, nous connaisons les exemples de Plobannalec et de Penmarc'h où les bureaux de Poste ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes et où les édiles, quelle qu'en soit la couleur, n'ont pas su entraîner la population à s'y opposer. A l'opposé, il y a de quoi réfléchir, de Plozevet qui garde encore aujourd'hui son bureau.

La lecture du Télégramme du lundi 7 mars a aussi de quoi faire réfléchir.  Dans la petite commune de Plonéis, le journal attire  l'attention sur le format des boîtes à lettres. "Le service de distribution du courrier entre dans une nouvelle phase. Prochainement, les plis de moins de 20 g pourront être acheminés par d'autres entreprises que la Poste. Le marché de distribution pourra alors être morcelé. De ce fait, pour continuer à recevoir régulièrement, il est fortement conseillé de s'équiper d'une boîte à lettres normalisée, pour ceux qui ne l'auraient pas encore fait. Celle-ci doit être disposée en limite de voie publique."

Celles et ceux qui distribuent des tracts en pays bigouden savent à quel point nous sommes loin de cette situation réclamée par les entreprises privées et le jour viendra où habiter en lieux écartés des villes ne sera pas compatible avec arrivée normale du courrier, sans parler des habitants en zones montagneuses.

Se prononcer pour le maintien du service public passe par le refus de voter aux cantonales pour ceux qui se camouflent en des appellations qui cachent le mot "UMP" et pour ceux qui se résignent trop facilement aux mesures du gouvernement, sans doute avec l'arrière pensée d'en conserver une partie en cas d'arrivée au pouvoir.

En pays bigouden comme ailleurs, défense du service public rime avec Front de Gauche et ses candidats : Jean-Yves Leven et Véronique Blanchet.

JCM

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Adieu Madeleine,

Notre Camarade, Madeleine LE BRUN, nous a quitté, ses obsèques ont eu lieu samedi, 25 février au cimetière du Guilvinec en présence d'une assistance nombreuse et en l'absence de tout représentant de la municipalité.

Retraçant la vie de cette femme communiste comment ne pas y associer, celle de son époux Jean LEBRUN qui fut élu municipal pendant 36 ans dont 18 en qualité de maire. Comment ne pas parler de l'abnégation de cette femme, qui sut faire face seule, avec ses enfants à la clandestinité, l'arrestation et la déportation de Jean, son mari.

Car comme le rappelait Jean Kervison, lors de son allocution « Jean Le Brun sollicité dès 1938 par les instances dirigeantes du Parti Communiste Français, fera partie de ces équipages qui composèrent la flotte de 30 navires de France Navigation », ravitaillant depuis Mourmansk en Union Soviétique, les républicains espagnols face à la rébellion du général Franco... Ces hommes des « Brigades de la mer » qui ont contribué à sauver l'honneur de la France, dont le gouvernement s'était réfugié dans la non intervention laissant les mains libres aux fascistes italiens et hitlériens pour aider Franco...  « Rappelez vous GUERNICA entre autres atrocités commises »

C'est toujours fidèle à ses engagements que Jean est entré en résistance et de nouveau à la demande d'un dirigeant du PCF qu'il établira une liaison directe avec « l'Orchestre Rouge , dirigé par TREPPER et basé à Londres » Arrêté, le 12 janvier 1943, jean n'avouera jamais son véritable rôle dans la Résistance..Déporté à Buchenwald en mai 1944, il participe à la direction du groupe des résistants français, de Marcel Paul et du colonel Manhes, groupe qui participera à la libération du camp par les déportés eux mêmes le 14 avril 1945, après un nouvel exploit sortir du convoi de la mort, l'avionneur Marcel Bloch alias Marcel Dassault, et ce malgré la surveillance des SS.

Comment ne pas rappeler l'angoisse et les difficulté de Madeleine, seule avec ses 5 enfants, sans nouvelles, connaissant le sort réservé aux Résistants, tout en s'attendant à sa propre arrestation...

C'est cette femme, cette camarade qui aujourd'hui nous a quitté

C'est en reprenant l'intervention de Jean Kervison ce samedi « Madeleine, notre Camarade, notre amie, au moment de ta séparation définitive d'avec tous les tiens, je voudrai te dire toute notre admiration, toute notre affection, assuré de l'adhésion de tous ceux qui t'accompagnent aujourd'hui...Puisse leur nombreuse participation atténuer quelques peu la peine de tous les tiens. Pour nombre d'entre eux qui sont là aujourd'hui les liens de confiance et d'amitié que nous avons tissés tout au long d'un militantisme commun pour un idéal partagé de Paix, de Liberté, de Fraternité et de justice sociale feront qu'au delà de la séparation d'aujourd'hui tu resteras vivante dans nos esprits et dans nos cœurs. Adieu Madeleine

Pour une Terre Commune

par André Chassaigne

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André Chassaigne est député du Puy-de-Dôme depuis 2002.

Très impliqué sur les questions environnementales et agricoles, ainsi que sur la défense des services publics, il s’est fait connaître du grand public en 2008 comme l’auteur de l’amendement 252 au projet de loi sur les OGM, permettant d’en restreindre la culture dans les régions sous labels de qualité, en particulier les productions AOC et bio.

Tête de liste du Front de Gauche en Auvergne lors des régionales de mars 2010, il a réalisé le meilleur résultat national de cette formation. Il en est aujourd’hui une des figures emblématiques.

« Pour une Terre commune » est son premier essai, récit de la prise de conscience progressive d’un communiste face à l’importance des questions environnementales. Avec cet ouvrage, nourri d’expériences vécues, André Chassaigne apporte sa réflexion pour que s’amplifient la prise de conscience et la mobilisation collective.

C’est aussi une contribution ouverte et argumentée à la construction de l’alternative à gauche, où l’auteur, refusant ce qu’il appelle « l’illusion écologique libérale », propose une autre voie, alliant l’écologie et le social, avec des pistes de réponses communes à ces deux urgences.

 

Mémoire de luttes, Mémoire de Classe

 

Pierre Outerryck, agrégé d’histoire, non-voyant et auteur du livre "Martha Desrumeaux, une femme du Nord, ouvrière, syndicaliste, déportée, féministe" donne une conférence vendredi 12 novembre à 20h30 au manoir de Kergoz (Le Guilvinec).

Cet ouvrage de collectage de mémoire ouvrière du Nord fait écho à l’histoire des travailleuses finistériennes du début du XXe siècle, notamment des sardinières.
Cette rencontre sera précédée d’une vente dédicace du livre qui aura lieu, de 17h30 à 18h30, à la librairie "La joie de lire", rue de la Joie à Saint-Guénolé (Penmarc’h). L'occasion pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore ce lieu de culture (librairie-café, expositions…) d'en rencontrer les animateurs. Vous y serez les bienvenus.

 

Du bon usage des mots

A chaque fois que se déroulent d’importantes grèves des agents des transports (et il s’en prépare pour la défense du système de retraite), les médias se font un plaisir de nous montrer ces gens qui s’estiment « pris en otages ». Je sais, pour avoir piétiné pendant des dizaines d’années d’exil en région parisienne les quais de la gare Saint-Lazare, que ce ne sont pas des propos majoritairement répandus, mais il faut faire confiance à la servilité de porteurs de caméras pour bien trier les propos des usagers, baptisés « clients » de la SNCF et orienter le mécontentement vers les salariés en lutte.

Mais cet usage des termes me fait bondir. A chaque fois que j’entends ainsi le mot « otage », je pense à Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier, Jean-Paul Kauffmann, Michel Seurat, Philippe Rochot, Jean-Louis Normandin, Roger Auque, Ingrid Bétancourt, Christian Chesnot, Georges Malbrunot, Françoise Claustre, Florence Aubenas et tant d’autres, et quelque part ça hurle dans ma tête.

Jean-Claude Mulleman

 

 

 

« Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. » Warren Buffett, un des hommes les plus riches du monde, éclaire avec un franc-parler rare l’état des rapports sociaux

 

 

Culture - le 2 Septembre 2010

La France sarkozyenne

Ils sont de trop

par François Taillandier

Le cynisme et la brutalité des nommés Sarkozy et Hortefeux sont une chose. Ce que je crains, dans l’affaire, c’est que le problème ne soit bien plus profond. Ce que je crois, c’est que les Roms, Gitans, Tziganes, Manouches, et plus particulièrement ceux qui ont le statut de « gens du voyage », ne soient par définition insupportables 
à l’Europe moderne, ou plutôt au machin bruxellois qu’on appelle ainsi, et à son obsession de gestion, de contrôle 
de tout, de tirage au cordeau, de mise aux normes de toutes les différences.

N’idéalisons pas le passé : les nomades ont toujours été soupçonnés de voler 
les poules, de transmettre les épidémies, d’avoir le mauvais œil, que sais-je encore. Relisez les Bijoux de la Castafiore, où la gendarmerie de Moulinsart les expédie camper dans les ordures, et le capitaine Haddock, en grand seigneur, les invite 
à venir s’installer à proximité du château. Une fois volée la fameuse émeraude, 
les Dupondt n’hésitent pas : « Les voilà, les coupables ! Ça ne fait pas l’oncle 
d’un doute ! » Autres époques  ? Peut-être, encore que M. Hortefeux n’ait pas parlé des Roumains très différemment. Mais 
en ce cas il n’est guère que le maladroit qui vend la mèche. Je ne vois aucune raison de penser que les autorités européennes considèrent ce dossier autrement que comme un bâton merdeux, et ne soient déjà résolues à en finir tôt ou tard, en y mettant les formes naturellement. C’est le mouvement même de toute une société. Qu’est-ce que c’est que ces gens qui ne vivent pas dans leur pavillon, aimantés à leur ordinateur, comme des gens normaux et mangeant cinq fruits et légumes ? Qui prétendent changer de région ou de pays suivant 
des motifs qu’ils ne se sentent pas tenus 
de faire connaître ?

On me brandira bien quelque document doucereux, farci de droits de l’homme et de cette chère diversité que l’on invoque à tout bout de champ tout en s’ingéniant à l’éradiquer partout où elle se trouve. 
Ça ne me fera pas changer d’avis. Tout 
va de pair. C’est bien le même monde où les villes sont digicodées et vidéotées pour assurer l’ennui mortifère qu’on rebaptise sécurité. Où l’on a pu parler sérieusement d’obliger les Espagnols 
à modifier leurs horaires de travail pour fluidifier les échanges économiques. Où l’on a pu sans rire envisager de faire surveiller les banlieues par des drones. Pas d’interstice ! Pas de flou ! Qu’on 
se le dise : c’est désormais à la vie 
de se mettre aux normes européennes.

François Taillandier

 

Roger CHARLOT, notre camarade, nous a quitté.

 

Fils de marin pêcheur et d'ouvrière de conserverie, Roger a connu très tôt, les dures conditions de la vie des travailleurs de la mer, embarqué à 15 ans sur un langoustier, il rejoint comme les garçons de son age le monde de la pêche...Et c'est tout naturellement qu'il rejoint la CGT et plus tard le Parti Communiste.

Après le service militaire effectué bien sûr dans la marine, Roger reprend sa vie de marin pêcheur, et devient avec deux amis patron en 1959, sur le chalutier KERMORVAN, tout en continuant son engagement pour la défense de tous les travailleurs, et ce jusqu'à sa retraite en 1986, ce qui ne l'empêche pas continuer sa vie de militant.

La maladie a fini par gagner malgré sa détermination à lui résister, mais c'est avec des chansons de Jean FERRAT qu'il a voulu que l'on se souvienne de lui... Plusieurs centaines d'amis, de camarades étaient présents ce mercredi 4 Aout 2010, au cimetière de LESCONIL et si en écoutant Ma France, ou le temps des cerises, la foule compacte sous une petite pluie fine a eu, soyons-en sûr, une pensée émue pour Jessie son épouse et ses enfants et petits enfants, auxquels nous adressons notre fraternel soutien.

ADIEU CAMARADE, nous nous souviendrons de toi.

R.D.

 

Collage de caricatures de Nicolas Sarkozy : Trois jeunes communistes en garde à vue (38)

(EST-CE LA ,LES CONSEQUENCES DE LA MISE EN PLACE DU NOUVEAU PREFET ?)

Jeudi soir, trois jeunes communistes se sont retrouvés en garde à vue suite à un collage d'affiches, au motif que celle-ci portaient atteinte à la dignité du Président Sarkozy.

La Fédération de l'Isère du MJCF proteste vigoureusement contre cette arrestation abusive.

Relâchés de leur garde à vue vendredi 30 au matin, ils seront prochainement convoqués au tribunal en comparution immédiate.

Le groupe communiste de la ville de Grenoble "condamne fermement cette atteinte brutale à la liberté d’expression et d’opinion, utilisée de manière opportuniste dans le contexte des évènements récents dans le quartier de la Villeneuve et de la venue du chef de l’Etat ce même jour… Même sous la monarchie, le droit de caricature était toléré".

"Je suis très en colère, a ajouté l'élu PC de Grenoble Patrice Voir : on retient des militants en garde à vue tout cela sous prétexte que le chef de l'Etat vient à Grenoble. Ceci alors que ce dernier, dans son discours, stigmatise les Roms et fait aussi un amalgame entre délinquance et immigration. Je suis à la fois scandalisé et inquiet pour les libertés publiques".
 Le groupe communiste de la ville de Grenoble "exige l’abandon pur et simple des charges retenues contre ces trois militants ".

 

 

T’as pas ton coach ?

Pendant des siècles, la langue française a pu s’enorgueillir d’être considérée comme une des plus belles au monde, reconnue comme telle dans l’Europe entière…

Aujourd’hui, celui ou celle qui n’émaille pas ses propos de termes anglais (made in USA, de préférence) est un moins que rien. Il en est ainsi de l’usage dans la presse et même sur affiches du mot "coach" et de ses dérivés, dont la gamme d’utilisation s’étend chaque jour.

Voici peu, le "coach" était celui qui entraînait un sportif. Aujourd'hui, c'est un mot magique, passe-partout, comme en témoignent les quelques extraits suivants relevés dans la presse : "Un parent peut-il être le coach de son enfant ?" ; "Obésité : un coach pour vous aider" ; "coachs-psy, coach-outplaceurs, coachs experts, coach-recruteur" ; "comment s'y retrouver dans le souk du coaching ?" ; "choisir un coach en binôme" ; "Le coach n'est pas une béquille, c'est un accompagnement neutre".

Arrêtons-là une liste qui n'en finirait pas en précisant que si "le coach refuse d'être un  gourou", il garantirait "une efficacité accrue en compétences et comportements, à l'issue du coaching mesurable par des indicateurs de progrès, performance, efficacité". Too much, c'est too much !!

Question : Sarko a-t-il un  coach qui l'inciterait à rester scotché à sa politique ?

 

Ben Oït VII

 

 

greve-reves

PRISE DE POSITION

 

Samedi 26 juin 2010, aura lieu la 9ème « Marche des Fiertés », lesbiennes, gay, bi et transsexuelles à Paris. Je souhaite qu’elle connaisse le plus grand succès possible.

Les communistes d’Ile-de-France et au delà seront présents et auront à cœur de contribuer à la réussite de cet immense rassemblement.

 Il est aujourd’hui intolérable que des personnes soient brimées, réprimées, opprimées en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leurs différences. A l’opposé de toutes les dominations, des divisions et inégalités qu’elles secrètent, notre engagement communiste s’identifie à la lutte contre toutes les discriminations et pour l’égalité des droits. C’est notre engagement au service de l’Humain, de son émancipation, de son épanouissement. Nos propositions, le travail des parlementaires communistes, l’activité de notre collectif « Fier-e-s et Révolutionnaires » en témoignent.

Face à un pouvoir qui s’arcboute pour écraser les acquis sociaux et toujours rabaisser les droits et libertés, il devient clair que le succès de chaque riposte, de chaque exigence pour mieux vivre et vivre ensemble, revêt un caractère décisif pour notre peuple. C’était le cas hier, ça le sera demain.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Paris, le 25 juin 2010.

 

 

 

70 ans après

TV, radios, journaux… Le 18 juin 40 reçoit aujourd’hui une commémoration méritée 70 ans après. Loin de moi l’idée de nier le mérite historique du jeune De Gaulle (pas encore 50 ans) qui sauve l’honneur de l’armée française en appelant au "devoir de désobéissance". Même si peu nombreux étaient celles et ceux, parmi les détenteurs de postes de TSF à l’avoir entendu en cette fin de printemps, même si dans cet appel à la résistance extérieure, le peuple de l’intérieur, ses forces vives sont absents.

Cela ne doit pas empêcher de rappeler ces appels que les médias "oublient" parce qu’ils émanaient de communistes, parce que ce rappel met à mal la légende qu’ils entretiennent souvent selon laquelle le PCF ne serait entré en résistance qu’en juin 41, après l’attaque de l’Union soviétique par les Allemands.

Signalons donc :

-  L’appel de Charles Tillon (membre du secrétariat du PCF) du 17 juin 40, exposé au musée de Bordeaux. "Les gouvernants bourgeois (…) après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, jugent pouvoir, avec le concours d’Hitler, livrer le pays tout entier au fascisme. Mais le peuple français ne veut pas de l’esclavage, de la misère, du fascisme. Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes. Il est le nombre : uni, il sera la force. (…) Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, unissez-vous dans l’action !"

-   L’appel du 10 juillet 40, de Jacques Duclos et Maurice Thorez, qui pointe "la trahison des classes possédantes" et affirme notamment "jamais un peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves". Appel retranscrit à la main par des militants clandestins, il est peu à peu diffusé dans tout le pays.

La Résistance sera au confluent de ces appels, dans sa diversité, avec 4 ans plus tard le Conseil national de la Résistance. Le programme de relèvement du pays de ce dernier comportait, malgré les difficultés économiques, des mesures mises à mal aujourd’hui.

Jean-Claude Mulleman


1531 milliards de dollars de dépenses militaires mondiales en 2009 : la crise n’affecte pas les marchands d’armes

Portées au niveau de 1531 000 000 000 dollars, l’étude annuelle des dépenses militaires mondiales publiée par le SIPRI indique une nouvelle augmentation des dépenses militaires mondiales en 2009, de près de 6% sur celles de 2008. «C’est un scandaleux record!» affirme le Mouvement de la Paix. «Au moment où le monde fait face à une nouvelle crise aux conséquences sociales et écologiques dramatiques, ces dépenses sont un véritable crime contre l’humanité». 

 

« La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d’un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. Non pas par fanatisme de la “justice”, mais parce que tout ce qu’il y a d’instructif, de salutaire et de purifiant dans la liberté politique tient à cela et perd de son efficacité quand la “liberté” devient un privilège. »

Rosa Luxemburg (1918)


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Une nouvelle publication du PCF 

À télécharger

 



Le défi premier posé à l’humanité d’ici 2050 est de rendre disponible et accessible la nourriture en quantité et en qualité suffisantes à neuf milliards d’humains.

Ce droit fondamental à l’alimentation, comme l’éducation et la santé, reste à conquérir. Pour le milliard d’affamés, de paysans sans revenu, de bateaux réduit à la casse c’est le « capitalisme qui déborde ».

Lors de son 34ème Congrès, le PCF a fait le choix d’un nouveau type de développement. La ressource alimentaire, le vivant ne peuvent être kidnappés par le marché au détriment des estomacs, la rémunération des travailleurs de la terre et de la mer n’est pas à remettre à plus tard.

Pour les communistes, placer comme majeur le développement de l’agriculture pour nourrir la planète, c’est offrir des perspectives à la paysannerie, l’objectif d’un nouvel ordre alimentaire mondial basé sur la souveraineté alimentaire et la réforme agraire, l’exigence d’une politique agricole qui en Europe rémunère le travail et développe l’emploi en France.

Une loi qui garantisse le droit au revenu des agriculteurs, des régions qui relèvent le défi agricole et alimentaire par la promotion d’une agriculture paysanne et une pêche artisanale, sont les propositions mises en débat par le PCF. Elles sont à disposition de toute la gauche.

Notre engagement est total sur le front alimentaire. Nous portons avec courage l’ambition de politiques publiques agricoles et de la pêche, alternative au capitalisme, ce que nous avons affirmé dans la dernière période : « Pas de fric avec la faim, produire localement, rémunérer dignement pour nourrir la planète ».

C’est avec plaisir que je vous présente le premier numéro de TerreMer, nouveau-né des publications de notre parti, qui sera la boîte à idées, le messager, l’écho de l’activité du PCF sur l’agriculture, la pêche, la forêt. À utiliser sans modération, par les fédérations, les militants, les adhérents communistes, à disposition de celles et de ceux qui, dans le syndicalisme, l’associatif, luttent contre les politiques libérales et de droite conduites par Sarkozy.

Au nom de la commission Agriculture Pêche Forêt du PCF, de l’équipe rédactionnelle qui se met en place avec l’aide du secteur Communication, à toutes et tous, que TerreMer soit porteur de tous nos vœux d’espoir et de conquête pour 2010.




 

Être clair dans ses choix !


Les conditions météorologiques de la semaine passée, ont conduit à l'annulation de la conférence régionale, et à partir de là, à une manipulation à laquelle l'on ne peut souscrire (un simulacre de vote par téléphone, sans débat et sans possibilité d'explication envers l'ensemble des adhérents).

Il faut tout d'abord rappeler que seule la Bretagne en tant que région n'a pas encore fait officiellement de choix stratégique concernant les élections régionales, celui-ci devait se faire samedi dernier à Ploufragan :

- ce choix devait se faire entre une liste PC-PS ou

- une orientation conforme à l'offre nationale du PCF, c'est à dire une liste du Front de Gauche (PCF,PG,GU) élargi aux Alternatifs, la FASE, le MPE'P, le POCF, République et Socialisme et de nombreux acteurs du mouvement social, alter-mondialistes et antilibéraux.

C'est cette seconde option qui est combattue avec acharnement, par les directions départementales et élus sortants, préférant s'associer dès le premier tour au représentant du social libéralisme et défenseur du traité de Lisbonne, qu'est J.Y. Le Drian, ceci afin de « sanctuariser » leur postes d'élus. Les cris de victoire proférés dans la presse à travers des votes truqués, ne changeront pas la réalité de la situation.

Dès l'été dernier notre section a pris position très clairement pour la constitution au premier tour d'une liste Front de Gauche, et du rassemblement de toutes les forces de gauche au second afin de battre la droite et infliger ainsi une cuisante défaite aux représentants du pouvoir et de son président. Nous avons œuvré pour que ce choix exprimé démocratiquement, à travers assemblées générales et votes, se concrétise, aujourd'hui malgré l'opposition de certains nous pouvons dire qu'un accord concret, solide, existe sur une orientation résolument à gauche, sur un programme de rupture, afin de battre la droite sur cet axe.

C'est cet accord politique qui est à mon avis, porteur de l'espoir des forces vives de Bretagne c'est sur ces orientations que nous allons nous battre.


R.D.




Aller voir « AVATAR »

avatar.jpg


C'est mes petits enfants qui m'y ont conduit, et croyez bien je ne le regrette pas!

Certains y voient une fable écolo pessimiste, moi j'ai découvert un conte philosophique magnifique, des effets spéciaux époustouflants, des décors des prises de vues magnifiques et un scénario sacrément bien construit! La sobriété des dialogues remplacés par un langage visuel, ou le spectateur est happé par l'action... et la fiction très proche de cette réalité que chaque jour notre monde vit. James Cameron, pessimiste ? À mon avis sa vision de notre monde, de l'empire américain, du capitalisme, je la trouve très réaliste …


Aller voir son film …il y a matière à réfléchir !


R.D

 

 

VOUS AVEZ DIT CRISE ?

(Lu sur le site du nouvelobs.com)

Les personnels des cabinets ministériels ont vu leur rémunération augmenter de 56,8% et leurs effectifs de 11% entre 2008 et 2009, a relevé, jeudi 26 novembre, le député socialiste René Dosière. C'est ce qui ressort du document du projet de loi de finances pour 2010 que l'élu de l'Aisne, grand spécialiste des dépenses de l'Élysée, a décortiqué.

Ce qui lui fait dire que "le gouvernement ne connaît pas la crise". Il met en parallèle "la politique drastique de réduction du nombre des fonctionnaires dans les administrations" et "ces augmentations démesurées", "incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français".
"Quelle confiance peut-on accorder" à un gouvernement qui "ne cesse d'augmenter son train de vie" et "dont la devise est 'faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais' ?", interroge le député.


Des effectifs passés de 2 949 à 3 277


Les effectifs globaux (membres du cabinet plus personnels chargés des fonctions de support) sont passés
de 2 949 à 3 277. Ce qui fait une augmentation de 11,1%.
Les rémunérations ont, dans le même temps, connu "une progression vertigineuse de 56,8%". Elles sont passées
de 24,6 millions d'euros à 38,6 millions.
S'y ajoute la progression des indemnités de sujétions particulières (ISP), en hausse de 20,6%. Comme le nombre de bénéficiaires a augmenté, le montant moyen des primes par personne a gagné 11,7%.

Vingt conseillers par ministre, avait dit Fillon


Pourtant, François Fillon avait fixé, quand il est arrivé à Matignon, un plafond de
vingt conseillers par ministre et de quatre conseillers par secrétaire d'Etat. Deux ans et demi plus tard, seul le ministère de la Justice de Michèle Alliot-Marie satisfait aux critères, avec 16 membres dans son cabinet. Le cabinet du Premier ministre a bien essayé de faire un effort, en passant de 64 personnes en juillet 2008 à 60 en 2009. Mais, à l'inverse, le ministère de l'Écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer est passé de 27 à 39 membres. Résultat de l'addition, les effectifs des cabinets sont passés de 537 à 626 membres.
Les secrétaires d'Etat ne font pas exception. Fadela Amara, en charge de la Ville a augmenté son équipe : elle avait 8 collaborateurs en 2008, ils sont désormais 17. Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, a grossi son équipe de 10 à 16 personnes.

Palmarès


Hors Matignon, le lauréat du plus gros cabinet est
Jean-Louis Borloo (39 membres). Viennent ensuite Roselyne Bachelot à la Santé (34 membres), Christine Lagarde à l'Économie (30 membres), Luc Chatel à l'Eduction (29), Brice Hortefeux à l'intérieur (24). Et c'est sans compter les "personnels supports", qui font ainsi passer les services de François Fillon à 406 membres. Suit Brice Hortefeux (232 salariés), puis Jean-Louis Borloo (223) et Bernard Kouchner (191).
Dans le détail, Jean-Louis Borloo utilise 48 chauffeurs, Bernard Kouchner 40 personnes dans l'intendance.

 

NOUVELOBS.COM | 28.11.2009 |

 


Et si humour et politique faisaient bon ménage ?

Dans cette période, où ce blog s’enrichie surtout politiquement, reste-t-il une place pour l’humour ? En se rappelant, par exemple, quelques propos authentiques, agrémentés de nos commentaires :
-       d’André Santini, amateur de vrais cigares (reconnaissons-lui cette qualité) mais aussi secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique, "Je me demande si l’on n’en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand, je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour Giscard."  Moi non plus.
-      de François Goulard, député UMP du Morbihan, bien aimé des médias : "Cette semaine, le gouvernement fait un sans faute ; il est vrai que nous ne sommes que mardi." Et si le mercredi il fait relâche, comme à l’école, c’est encore bon.
-      de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé : "La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans la région parisienne est d’importation anglaise et allemande." Ajoutons l’importation chinoise (importante !) et on retrouve la composition de la charcuterie corse… Mais pas du kig ha farz, a gast non !
-      de Giscard d’Estaing (toujours vivant, n’en déplaise à Santini) : "A mon âge, l’immortalité est devenue une valeur-refuge."
-       de Ségolène Royal : "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit." Se méfier tout de même des décibels… C’est comme la m…ation, cela rend sourd.
-       de Jean-Pierre Raffarin (comment oublier dans cette liste l’auteur des raffarinades ?) : "Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints." Ajoutons-y une devinette : un homme de plus de 60 ans a-t-il le droit, selon la loi française, de se remarier avec la sœur cadette de sa veuve ?
 Hervé Glazik
 

Alain Badiou. L’amour comme quête d’un monde partagé

Alain Badiou interroge l’expérience subjective à travers laquelle deux êtres séparés élaborent une « vie-en-commun » qu’il appelle aussi « communisme minimum ».

Éloge de l’amour. d’Alain Badiou 
(avec Nicolas Truong). Éditions Café Voltaire/Flammarion, 2009, 94 pages, 12 euros.

Disons-le sans ambages : c’est un petit livre merveilleux que nous offre ici Alain Badiou. Auteur d’ouvrages parfois difficiles, il nous propose cette fois un texte d’une limpidité rare sur un sujet qu’on pourrait être surpris de le voir aborder, l’amour. En réalité, il y poursuit logiquement une réflexion originale, à contretemps de l’idéologie dominante. Il y défend en effet une conception de l’amour qui surprendra ceux que l’époque a anesthésiés : celui-ci n’est ni un contrat, incarné dans le mariage et voué à la sécurité, ni une relation hédoniste où seul le plaisir égoïste compterait. Il s’agit bien plutôt d’une aventure, impliquant l’invention de ce qu’il appelle un Sujet à Deux, opposé à l’isolement du Un et rompant avec l’individualisme exacerbé qui nous menace tous. Pourtant, il n’est pas une fusion dans laquelle l’identité, paradoxalement, se retrouverait : il s’agit bien d’aimer l’autre dans sa différence et de faire l’expérience spécifique de l’altérité, mais dans l’unité. Celle-ci ne s’effectue pas à vide, dans un jeu de miroirs qui resterait narcissique : elle est l’occasion d’un nouveau rapport au monde dans lequel l’autre nous fait entrer, bouleversant ainsi les significations que nous lui donnions avant de le rencontrer.

Car il s’agit bien de rencontre. Badiou montre admirablement comment le hasard de celle-ci la transforme subjectivement en nécessité ou en destin, et pourquoi il faut l’assumer. La durée est au cœur de l’amour : non au sens où tout amour, de fait, durerait, mais à celui où il est habité par un désir d’éternité qu’il s’agit de cristalliser dans le temps, pour éviter le désastre de la séparation et le retour à l’identité solitaire. Le corps n’est bien entendu pas absent de cette approche : Badiou n’est pas ce platonicien qu’on pourrait croire, parfois. Le sexe a son poids irrécusable, qui est celui, immanent, de la matérialité, et il est porteur d’un bonheur incomparable dont il serait faux de penser qu’il doit disparaître avec l’âge. Mais le corps n’est pas séparable de son envers (ou de son endroit) psychique : l’amour demeure « une pensée » dit-il, reprenant le poète portugais Pessoa. À savoir : une expérience subjective, sinon spirituelle, de cette réunion qui fait que deux êtres séparés vont élaborer une « vie-en-commun », à la fois intéressante et désintéressée. On peut même y voir, selon lui, comme un « communisme minimum », cela même que le libéralisme ambiant, consumériste et concurrentiel, ne saurait supporter et qu’il faut préserver. Bravo Badiou !

Yvon Quiniou, philosophe

http://www.humanite.fr/2009-11-16_Cultures_Alain-Badiou-L-amour-comme-quete-d-un-monde-partage

 

 

ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITÉ
GROUPE DU PAYS DE CORNOUAILLE

Communiqué


Les Palestiniens ne sont pas à la fête !

   L'on célèbre actuellement la chute du Mur de Berlin, il y a vingt ans, le 9 novembre 1989. Mais dans le même temps, la construction du Mur de Palestine se poursuit. Il est en fait un mur d'annexion qui permet aux Israéliens d'annexer 10 % de la Cisjordanie et d'importantes ressources en eau et qui rend la vie des Palestiniens encore plus difficile.


    Il y a vingt ans était adoptée par l'Onu la Convention relative aux droits de l'enfant, le 20 novembre 1989. Aujourd'hui la situation des enfants palestiniens se dégrade. Ils sont touchés par la sous-alimentation, notamment dans la bande de Gaza. Les check-points et le Mur les empêchent d'aller à l'école ou de se faire soigner. Plusieurs centaines d'entre eux sont emprisonnés dans des conditions très difficiles. Plusieurs enfants ont récemment été tués dans la bande de Gaza par des tirs israéliens.


    Devant cette situation, le groupe de l'Association France-Palestine Solidarité du Pays de Cornouaille appelle à exprimer notre solidarité avec les Palestiniens, en participant au piquet de la solidarité avec le peuple palestinien, le jeudi 12 novembre, à 18h, Rue Kereon à Quimper.

 

AFPS du Pays de Cornouaille,


 

UNE NOUVELLE TV EST NEE!

 

Initiée par le Parti Communiste, elle est votre télé, elle est sur le net: http://www.alternatv.fr/

 


 

 

Pour une gauche de combat face au capitalisme

non à une gauche d'accompagnement. 

 
          
Les élections Régionales approchent à grands pas le Parti Communiste est en train d'organiser dans le pays des "ateliers" sur différents thèmes importants pour construire, au delà des Régionales, ce qui pourrait être le socle d'une politique de gauche du 21ème siècle. Toutes la gauche est invitée à ces "ateliers". Le NPA n'y viens pas et s'enferme dans une vision sans avenir de la lutte contre le capitalisme.


         Les contenus sont primordiaux pour les élections Régionales. Pour des contenus exigeants à gauche et face au capitalisme, il faut une gauche de combat qui s'empare véritablement des problèmes sociaux avec la volonté d'y répondre de manière durable.


      Cette gauche s'est constituée lors des élections Européennes avec le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire. Elle doit s'élargir aux forces de gauche sociale, écologique, issues du mouvement politique, syndical et associatif. Elle doit œuvrer pour des orientations qui tournent le dos à une gestion d'accompagnement de la crise et constituant un véritable rempart face à la politique de plus en plus réactionnaire du Gouvernement Sarkozy. Elle permettra surtout de créer toutes les conditions du meilleur rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour de l'élection.
 
        Jean Yves LEVEN, membre du comité départemental du PCF
        Loctudy
, le 17 octobre 2009.

 


ET SI L'ON CHANGEAIT

 

Nous avons eu, les franchises médicales, les déremboursements de médicaments, bientôt l'augmentation du forfait hospitalier, la suppression de la taxe professionnelle, la création de la taxe carbone, la menace de suppression des annuités pour enfants concernant les femmes, et aujourd'hui l'imposition des indemnités pour accident du travail... Tout cela au nom de l'équité et du trou du budget de l'état, qu'il faut combler! Certes mais à qui donc est allé cet argent que l'on nous demande aujourd'hui.

N'est-ce pas ces 15 milliards d'avantages fiscaux(bouclier fiscal et ISF) accordés au plus fortunés ?

N'est-ce pas ces milliards distribués, sans contrepartie, ni contrôle, aux banques et grandes entreprises ? (Prime a la casse comprise)

N'est-ce pas ces exonérations permanentes de « charges et cotisations sociales » accordées aux entreprises et qui réalisent des profits monstrueux ?

Pourtant le taux de chômage avoisine les 10% de la population active de notre pays, près d'un million d'emploi ont été détruit en une année, le chômage partiel imposé à des millions de travailleurs.

L'agriculture , producteurs de lait, de fruits et légumes, éleveurs de porcs... dans une détresse sans fin, c'est toute une profession au bord de la faillite...

Et comme si de rien n'était ces gouvernants, ministre et président, cyniques veulent continuer leur casse et leur racket des populations les plus démunies.

Il est temps de changer, de construire un autre monde, ou chacun doit pouvoir vivre de son travail, ou la solidarité n'est pas un vain mot, ou chacun peut vraiment s'exprimer et être entendu.

Construire un projet dans la clarté et un rassemblement le plus large jusqu’à constituer une majorité populaire et politique, nous conduit à vouloir poursuivre et élargir la démarche du Front de gauche que nous avons initié avec de premiers succès lors de l’élection européenne, c'est tout le combat du Parti communiste d'œuvrer à ce large rassemblement majoritaire sur un contenu avancé, remettant en cause le pouvoir des banques et des grandes entreprises et répondant aux besoins des populations.

Roger

 


BREVES.....

        Grippe A /H1N4: information ou désinformation?

Il est plus facile de disserter sur la meilleure façon de se moucher que de parler des sujets de préoccupation des français, pertes d'emploi, précarisation du travail, baisse du pouvoir d'achat,recul de la protection sociale, casse des services publics  e c t...

Taxe carbone:

Un nouvel impôt peint en vert pour mieux faire avaler la pilule.

Cette taxe va carboniser le pouvoir d'achat en frappant les plus modestes, au bénéfice des grands groupes. Le défi climatique exige d'autres réponses que la taxe carbone et implique notamment la remise en cause de la rentabilité financière.

Taxe sur la maladie

     Un nouvel impôt peint en blanc est-il en train de naitre, le Président et ses ministres ont institué les franchises médicales pour réduire le déficit de la sécurité sociale et ce sans que le résultat soit là! Aujourd'hui « ILS » nous parlent d'une augmentation de 25% du forfait hospitalier en portant celui-ci à 20 euros « ILS » instaurent une nouvelle taxe ! Cette fois sur la maladie !

D'autres solutions existent en particulier celle de taxer les revenus financiers... Ou encore l'arrêt des exonérations de charges pour les entreprises...


Le Saviez vous ?

Rocard,

 des subprimes

à la taxe carbone

Michel Rocard, artisan très actif du projet de taxe carbone, a de la suite dans les idées. On n’a, en règle générale, pas oublié qu’il est le père de la CSG. À la grande satisfaction d’un patronat toujours en quête de moins de « charges » sociales pour augmenter la rentabilité financière. Mais qui se souvient que l’on doit au gouvernement Rocard, en 1988, l’introduction en France de la « titrisation des créances », cette technique de spéculation née dans les pays anglo-saxons, et qui, sous le nom des subprimes, a déclenché aux États-unis la crise financière actuelle ? Présenté par son ministre des Finances de l’époque, Pierre Bérégovoy, ce projet a été adopté à l’Assemblée, le 13 décembre 1988, par la majorité socialiste, avec la seule opposition du groupe communiste. (Y. H. pour l'Humanité du 3 septembre 2009)



Événement (à lire dans l'Humanité)


Pierre Laurent « Un "recentrage" affaiblirait davantage la gauche »

Pierre Laurent, coordinateur national du Parti communiste français, estime que les spéculations sur une « grande coalition » évacuent tout débat sur l’alternative à opposer à un système en crise.

Pourquoi le PCF est-il hostile à l’idée d’une « grande coalition » incluant le Modem ?

Pierre Laurent. La question essentielle, pour construire une coalition efficace contre la politique de Nicolas Sarkozy, n’est pas d’abord, à nos yeux, celle des alliances. Quelle réponse la gauche est-elle capable d’apporter aux préoccupations populaires et aux défis posés par la crise ? Voilà la question première. Malheureusement, ce nécessaire débat sur un projet politique alternatif est totalement absent du spectacle politique offert le week-end dernier.

Dans un contexte de crise, le constat d’échec du système libéral n’offre-t-il pas un terrain d’entente ?

Pierre Laurent. Le constat de l’échec de l’actuel système peut être largement partagé. Nicolas Sarkozy lui-même n’hésite plus à fustiger « le capitalisme financier ». Mais cela ne répond pas à la question de l’alternative, qui devrait faire l’objet d’un vaste débat si l’on espère nouer des alliances solides. Évacuer les désaccords sur ce terrain ne rime à rien. Sur les réponses à la crise, sur l’emploi, sur les services publics, sur le système démocratique à bâtir, des différences et des désaccords s’expriment au sein de la gauche. Ces sujets font donc, a fortiori, l’objet de confrontations avec une force politique venue de la droite telle que le Modem.

La volonté de faire barrage à l’UMP dans certaines régions peut-elle, en 2010, conduire à la conclusion d’accords de second tour allant jusqu’au Modem ?

Pierre Laurent. Les communistes feront tout pour empêcher le basculement de régions à droite. Mais nous ne séparons pas cet objectif de la nécessité d’une gestion ancrée à gauche, dans l’intérêt des populations. Pour gagner les régionales, la gauche doit avancer des projets clairs en termes d’objectifs sociaux, écologiques, démocratiques. Les forces qui se reconnaîtront dans ces projets pourront effectivement se rassembler, au premier tour si c’est possible, puis au second tour pour battre la droite. Il n’y a pas de raccourci avec ces exigences. Les formules sans contenu et sans fondements politiques solides sont promises à l’explosion à la première difficulté.

L’affaiblissement du PCF ces dernières décennies et la marginalisation des forces à la gauche du PS n’expliquent-ils pas la volonté de « recentrage » exprimée par certains socialistes ?

Pierre Laurent. La construction de majorités de gauche solides passe, c’est certain, par le renforcement des formations réellement ancrées à gauche. Un rééquilibrage de la gauche, de ce point de vue, est indispensable pour se prémunir de certaines dérives. Sous prétexte de battre la droite, un tel « recentrage » affaiblira davantage la gauche et conduira à coup sûr à de nouveaux échecs.

Comment jugez-vous la participation de l’ancien secrétaire national du PCF, Robert Hue, à la réunion organisée par Vincent Peillon, samedi, à Marseille, aux côtés d’autres leaders de gauche, mais aussi du numéro deux du Modem, Marielle de Sarnez ?

Pierre Laurent. C’est un choix personnel. Pas celui des communistes. Nous excluons l’idée d’une alliance avec le Modem, qui ne sert qu’à faire prévaloir au sein de la gauche des choix libéraux.

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

(http://www.humanite.fr/2009-08-25_Politique-_-Social-Economie_Pierre-Laurent-Un-recentrage-affaiblirait)

Monsieur Taxe

"Monsieur Taxe", tel pourrait être le surnom de Michel Rocard qui, non content d'avoir inventé la CSG en 1991, préconise aujourd'hui, à l'oreille de son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, une taxe carbone. L'Humanité a expliqué ce qu'il fallait penser de cette nouvelle ponction qui fera payer aux ménages une partie de la taxe professionnelle que ne paieront plus les entreprises.

Mais si Michel Rocard devait se présenter devant le jury du concours Lépine pour l'invention de la plus belle taxe, c'est assurément pour celle de la CSG qu'il pourrait remporter le prix. En effet, on se souvient comme sous le règne de Tonton, il affirmait mordicus que jamais au grand jamais cette taxe ne dépasserait les 1 % des revenus.

Sur ma modeste retraite, elle est aujourd'hui de 6,6 % (je crois qu'elle est de 7,5 sur les salaires ?). La partie de la CSG imposable à quoi s'ajoute sa petite sœur CRDS atteint pour moi 3 %. Des montants qu'on me ponctionne 2 fois, car là-dessus il me faut payer des impôts. Cette année, par curiosité au moment de remplir ma déclaration pour le fisc, j'ai eu la curiosité de calculer le montant total que cela représentait. J'en suis resté sur le flanc, ou sur le flan, comme on voudra (ici, en Bigoudénie, on dirait sur le far !).

L'ancien patron du PSU de mai 68 (plus à gauche que moi, tu meurs) mérite un zéro pointé, comme d'autres acteurs de l'époque installés aujourd'hui dans les médias bien pensants ou dans l'écologie, ce marais politique du XXIe siècle. Il est mûr pour rejoindre au dépotoir des diplodocus politiques qu'est devenue l'Académie française son autre sosie de Ramsès, VGE.

Hervé Glazik 



 

Marie-George Buffet répond à la lettre de Martine Aubry

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 16 juillet

Réponse de Marie-George Buffet suite à la lettre de Martine Aubry :

"Chère Martine,

La situation du pays est grave. C’est par ces mots, que nous ne pouvons que partager, que débute la lettre que tu viens de nous adresser. Mais à ce constat, qui impose effectivement à toutes les forces de gauche des responsabilités particulières, j’en ajoute d’emblée un second : si la situation du pays est grave, celle de la gauche l’est aussi. Et il y a des raisons à l’une et l’autre de ces situations.

La crise que connaissent notre pays, l’Europe, le monde n’est pas une crise de plus. Elle est, à nos yeux, une crise globale du système capitaliste mondialisé. Après avoir construit, ces dernières décennies, la domination renforcée des multinationales et des marchés financiers, et la croissance exponentielle des profits sur l’écrasement des revenus salariaux, sur la mise en concurrence systématique des salariés, des peuples et des territoires, sur le recul des protections sociales et des politiques publiques au profit de la marchandisation accrue de toutes les activités humaines et des ressources naturelles, les partisans de ce système cherchent aujourd’hui une sortie de crise dont les salariés paieraient l’addition. C’est inhumain, profondément injuste et totalement inefficace. On ne sortira plus de telles crises sans s’attaquer à la domination de ces logiques. La crise écologique et climatique est d’ailleurs le résultat des ces politiques de profit court-termistes, poussant à un productivisme aveugle, ignorant la nécessité d’apporter des réponses durables aux besoins humains, dans le respect des populations et des éco-systèmes. L’hégémonie capitaliste sur le monde a de surcroît conduit à l’amplification d’une très grave crise démocratique qui met à mal à tous les niveaux la légitimité de cho

Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 10:28

 



> Jean,
>
> Torrenton.jpgJ'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie.
> J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les
> jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y
> a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos
> c'est sacré !
>
> Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où
> tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent
> pas le débat d'idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu
> n'as que les titres d'une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir
> pour te tenir au parfum, mais l'heure est grave!
>
> Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien
> chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur
> et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs
> des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au
> travail, qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les
> méthodes de management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau,
> celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de
> faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre
> ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque
> comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait
> circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou
> prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour
> eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de
> ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles
> de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l'on
> demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a
> mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de
> bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand
> le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête
> l'essentiel...
>
> Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'Ormesson
> de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon,
> entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que
> toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter
> maintenant ? Pas le rock français qui s'est vendu à la Première dame de
> France. Écris nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire
> devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et
> tout ceux qui le soutiennent !
>
> Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a
> remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info juste,
> on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il
> faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs...
> Tu l'aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes
> fantoches qui se font mandater par l’Élysée pour avoir l'honneur de poser
> des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes
> sévères et grivoises avec vendu...
>
> Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du
> sang de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au
> courage de quelques uns, et l'on ose donner des leçons de civilisation au
> monde...
>
> Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur
> est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles
> noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite
> "décomplexée".
>
> Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue,
> l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux
> hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les
> écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la
> politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon
> de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.
>
> Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques.
> Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de
> l'industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de
> tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui
> dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à
> droite... Finies les jacqueries!
>
> Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe.
> Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le peuple
> instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il
> perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il
> tombe malade... Ici on massacre l'Ecole laïque, on lui préfère le curé, on
> cherche l'excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque
> la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la
> culture partagés...
>
> Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et
> comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue,
> j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante,
> exigeante, je l'aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se
> rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la
> sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand
> elle donne d'elle même pour le plus pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en
> 54 par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de l'été. Je l'aime quand elle
> devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les
> autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle même et puise sa morale
> et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...
>
> Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...
>
> Je t'embrasse.
>
> Philippe Torreton


Par glazik-plomeur - Publié dans : Point de vue
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 09:53

 

 

dimanche 22 avril, place Stalingrad à Paris

Nous tenons les clefs du futur

Lille intérieur-copie-1 Que vous êtes nombreux ! Mes amis, pour autant qu'elles soient fiables, les premières estimations qui nous sont données nous permettent de tirer quelques enseignements.

Le premier enseignement qui s'imposeest que notre peuple semble bien déterminé à tourner la page des «années Sarkozy». Le total des voix des droites, dans toutes leurs composantes, recule par rapport à 2007. Mais l'extrême-droite est à un haut niveau : nous avons donc eu raison de concentrer notre campagne sur l'analyse et la critique radicale des propositions de l'extrême-droite. Nous avons eu raison de le faire, et si nous ne l'avions pas fait, peut-être le résultat, ce soir, serait-il encore plus alarmant. Il l'est ! Alors c'est le moment pour moi de dire combien nous nous sommes sentis seuls, à certains moments, dans cette bataille : l'un imitait, l'autre ignorait. Nous avons porté sur notre dos l'essentiel du combat. Honte à ceux qui ont préféré nous tirer dessus plutôt que de nous aider ! Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anticommunistes de l'extrême-droite contre nous.

A cette heure, c'est le score du Front de Gauche qui tient la clédu résultat final dans ses mains.

C'est donc vous tous – et non pas moi, bien sûr– qui avez cette décision car, à la vérité, nous aurons été la force politique nouvelle, la seule qui ait percé et qui soit née dans cette élection. C'est nous, dès lors, qui avons les clés du résultat.

Je vous appelle en conscience à assumer pleinement cette responsabilitésans vous occuper des commentaires, des impressions, des petits jeux de pronostics auxquels j'invite à ce que personne ne s'abandonne. Et je le redis très clairement : à cette heure, en conscience, il n'y a rien à négocier ! Notre engagement n'a besoin d'aucune autorisation ni d'aucune cajolerie pour se déployer dans toute sa force.

Je vous appelle à vous mobiliser aux rendez-vous qui vous sont donnés. Le premier mai derrière nos syndicats, avec la classe ouvrière dans la lutte, notre camp, notre famille politique : le monde du travail et de ses revendications ! Je vous appelle à vous retrouver le six mai – sans rien demander en échange ! – le six mai, pour battre Sarkozy !

Je vous demande de ne pas traîner les pieds, je vous demande de vous mobiliser comme s'il s'agissait de me faire gagner moi-même l'élection présidentielle.

Ne demandez rien en échange, seulement l'acte de votre conscience ! Pourquoi ?

La bataille que nous menons n'est pas une bataille personnelle, ni même une bataille dans un seul pays : il s'agit de retourner la table, de renverser la tendance qui en Europe maintient tous les peuples sous le joug de l'axe Sarkozy-Merkel. Il faut le briser en France !

Voilà ce que nous allons faire !Et parce que nous allons le faire, alors, il sera clair, net et sans bavure que c'est nous qui faisons les décisions dorénavant, à gauche, et dans le pays !

Élevons-nous à la hauteur du pouvoir qui nous a été donné par notre rassemblement.Continuons tranquillement de marcher notre chemin, car je vous le dis : inéluctablement, l'Histoire vient à notre rencontre et nous allons à la sienne. Inéluctablement, les solutions que nous avons défendues, et principalement celles du partage des richesses et du changement de régime, seront mises à l'ordre du jour par les chocs qui s'annoncent.

Quel que soit le président de la République qui sera élu, la finance,d'ores et déjà, est déterminée à agresser le peuple français. Et alors, quel que soit le responsable, il n'aura d'autre choix que de se soumettre ou de résister : et pour ce qui est de résister, il n'y a qu'une force, la nôtre !

sommet socialAyez au cœur le sentiment du travail bien fait.N'oubliez jamais les images de la force de votre rassemblement. Ne vous laissez plus jamais éparpiller, disperser.

En une seule fois,nous sommes parvenus dans le peloton de tête : la prochaine sera celle de la conquête définitive du pouvoir, par les urnes et la démocratie.

Vive la République, vive la classe ouvrière, vive la France !

Par glazik-plomeur - Publié dans : élections
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 10:53

 

Ainsi donc le verdict du premier tour est tombé, Nicolas Sarkozy arrive en seconde position et Le Pen en troisième, notre candidat qui malgré une campagne exemplaire recueille plus de 11% et conforte l'ancrage du Front de Gauche dans le pays comme force émergente et incontournable.

On lira les analyses et la déclaration de Pierre Laurent par ailleurs aussi je ne m'étendrais pas sur ce sujet, par contre je m’arrêterais sur notre région et plus particulièrement sur le Pays Bigouden, ou les résultats sont particulièrement intéressant : Avec plus de 3400 voix obtenues lors de ce scrutin et 13% des voix il devient la seconde force de gauche derrière le PS et s'inscrit comme la clé de toute réussite à gauche. Avec une progression très importante en voix le Front de gauche passe de 1364 voix en 2011 à 3419 en 2012, il devient incontournable et contient en partie la montée de l'extrême droite LE PEN.

Dans l'ensemble des villes de deux cantons bigoudens la progression du Front de Gauche est remarquable :

Ville

Voix obtenues par le FdG

%

Combrit

252

9,34

St. Jean Trolimon

98

15,68

Plomeur

333

12,64

Pont L'Abbé

669

12,76

L’Île Tudy

74

12,48

Tréméoc

115

14,16

Tréguennec

42

17,15

Le Guilvinec

265

13,14

Tréffiagat

212

12,95

Plobanallec

388

15,28

Loctudy

393

12,86

Penmarc'h'

478

12,51

Total

3419

Proche de 13%

 

Nicolas Sarkozy sanctionné par les électeurs et en échec pour son discours ultra-sécuritaire et anti-immigré qui a fait monter le FN. La gauche dans son ensemble votera François Hollande au second tour pour battre le président sortant.

Nous aurons l'occasion de revenir sur cette élection mais déjà la mobilisation continue pour battre Sarkozy, mais aussi pour que nos candidats aux législatives obtiennent un score encore plus élévé.

R.D.

Par glazik-plomeur - Publié dans : vie locale
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 09:53

 

Pierre Laurent : et maintenant, Sarkozy dehors !

marseille_061.jpgDéclaration de Pierre Laurent,
secrétaire national du Parti communiste français,
président du Conseil national de campagne du Front de gauche

Paris, le 22 avril 2012

 

 

Et maintenant, Sarkozy dehors !

 

 

 

Pour toutes celles et tous ceux qui aiment notre pays, qui, depuis cinq ans, ont durement souffert de la politique de Nicolas Sarkozy, souffert de la voir affaiblir, appauvrir, abîmer la France, les résultats (connus à cette heure) du premier tour de l'élection présidentielle résonnent comme un appel à tout mettre en œuvre pour battre le président sortant.

 

Comme on le redoutait, le score du Front national peut servir de réservoir au candidat Sarkozy. Le président sortant, en recul par rapport à 2007, peut être battu le 6 mai prochain.

 

Le second tour mettra aux prises, pour la droite, Nicolas Sarkozy, pour la gauche, François Hollande, le candidat socialiste que le suffrage universel a placé en tête. La droite doit maintenant subir une large défaite. C'est la nouvelle et prochaine étape indispensable de la révolution citoyenne que nous avons entamée.

 

À gauche, les près de 12 % et quelque 4 millions de voix crédités au candidat commun du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon représentent un score inédit et un événement de cette élection, comme l'a été notre campagne, une campagne dont se sont emparé des centaines de milliers de femmes et d'hommes, et de jeunes dans tout le pays. Le peuple combattant, la gauche du courage et de l'engagement sont de retour, et dans leur sillage, l'espoir de changer la vie, d'ouvrir un autre avenir à notre pays, la France, et du même coup à l'Europe.

 

Je veux saluer toutes les électrices et tous les électeurs qui ont porté leur choix sur le bulletin de Jean-Luc Mélenchon, et le programme du Front de gauche qu'il représentait.

 

Je veux remercier du fond du cœur toutes les militantes et tous les militants communistes et du Front de gauche, toutes celles et tous ceux, quelle que soit la forme de leur engagement, qui ont su donner corps à cette espérance et rendu possible ce résultat.

 

Au nom du Parti communiste français, j'appelle au plus large et au plus fort rassemblement possible de toute la gauche, de tout notre peuple, pour battre Nicolas Sarkozy, en votant pour le candidat socialiste François Hollande. La défaite du président sortant devra être ample, claire et nette, et nous y mettrons toutes nos forces.

 

Tout doit être fait pour empêcher la réélection du candidat de l'UMP et du Medef, qui n'a pas hésité sur bien des points à reprendre à son compte le programme du Front national. La droite et l'extrême droite ne passeront pas. La France ne mérite pas cinq années supplémentaires de ce cauchemar.

 

Combattre et mettre en échec les idées xénophobes et racistes de Marine Le Pen demeurent d'une brûlante actualité. Le Front de gauche est fier du travail qu'il a entamé, bien seul dans cette campagne, pour faire reculer les idées du FN. Nous allons l'amplifier dans les élections législatives à venir. Aucun député de ce parti ne doit être élu à l'Assemblée nationale.

Le PCF, le Front de gauche, vont continuer à rassembler autour des choix qu'ils ont portés dans cette campagne. Nos propositions pour mener une audacieuse politique de gauche sont disponibles ; elles sont de nature à sortir le pays de la crise en tournant le dos à l'austérité et en reprenant le pouvoir aux forces de l'argent.

 

C'est le cas de l'augmentation du SMIC et des salaires, du retour immédiat de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, de l'interdiction des licenciements boursiers. C'est le cas d'une réforme de la fiscalité, de la création d'un pôle public bancaire et financier. C'est le cas de l'exigence de soumettre à ratification du peuple français tout nouveau traité européen, renégocié ou non.

 

Le PCF, Le Front de gauche mobiliseront le pays dans les semaines à venir pour donner plus de poids encore à ces propositions, pour faire élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale, avec le maximum de députés du Front de gauche.

 

La France aura besoin de députés courageux pour abroger sans tergiverser les lois Sarkozy, pour en élaborer et en voter de nouvelles qui constituent de réelles conquêtes politiques, sociales et économiques en faveur des travailleurs. Les députés du Front de gauche seront porteurs à l'Assemblée du mouvement de mobilisation citoyenne qui a surgi au cours de cette campagne électorale.

 

Le 6 mai prochain, la victoire de la gauche est à portée de main. Elle sera complète à l'issue des élections législatives avec la confirmation de la place du Front de gauche dans la nouvelle vie politique française.

 

La campagne électorale et le résultat du Front de gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, prouvent que le peuple de France et que les peuples européens ne sont pas condamnés à subir la loi des marchés capitalistes.

 

Un autre chemin est désormais ouvert.

 

J'appelle les millions de citoyens qui ont commencé à l'emprunter avec nous à poursuivre la route, à investir le Front de gauche, les assemblées citoyennes, les fronts de luttes, de propositions et d'action que nous avons créés. Faites-en votre affaire, pour réussir le changement auquel notre peuple aspire.

Par glazik-plomeur - Publié dans : vie du pcf
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 10:26

 

 

La campagne au tamis du "storytelling"

samedi 21 avril 2012 09h11 (Une dépêche de l'agence Reuters) http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE83K00320120421?sp=true

par Marc Joanny

Storytelling2.jpg PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a été identifié par l'opinion comme un "bonimenteur" quand François Hollande a assumé "jusqu'à la fadeur extrême" les traits d'un anti-Sarkozy, estime Christian Salmon, qui a passé la campagne au crible du "storytelling".

"Ce que n'a pas compris Nicolas Sarkozy, qui tente sans arrêt une nouvelle histoire -tour à tour protecteur puis agressif, qui va à droite puis qui va à gauche- c'est que sa parole même est décrédibilisée", a dit à Reuters ce chercheur au CNRS, importateur en France de ce concept.

"De la même façon que l'inflation monétaire ruine la confiance dans la monnaie, l'inflation d'histoires a ruiné la crédibilité du narrateur", poursuit l'auteur de "Storytelling: la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits".

Cet essai, publié en 2007, visait à dévoiler l'impact des nouveaux usages du récit dans la communication.

Le storytelling n'est pas pour autant une manipulation unilatérale utilisée aux dépens d'une foule crédule.

"Un narrateur n'est jamais seul, il y a tous ceux qui l'écoutent mais il y a aussi les médias et les internautes qui, en postant des commentaires, des tweets, en rédigeant des blogs, interagissent avec les autres et parviennent parfois à voler la vedette au narrateur principal et réussissent à imposer un autre récit", explique Christian Salmon.

"Dans des sociétés hypermédiatisées, la capacité à construire une identité politique, non pas avec des arguments rationnels mais en racontant des histoires, est devenue la clé de la conquête du pouvoir", poursuit-il.

De ce point de vue, "Nicolas Sarkozy a offert une sorte de cas d'école du storytelling, de manière tâtonnante, zigzagante comme quelqu'un qui ferait l'apprentissage du pouvoir en essayant de maîtriser l'agenda médiatique, de fédérer les attentions jusqu'à développer une véritable atmosphère de série télévisée", poursuit-il.

Christian-Salmon.jpg Dans son nouvel ouvrage publié le mois dernier et intitulé "De Sarkozy à Obama, ces histoires qui nous gouvernent", Christian Salmon propose d'ailleurs non sans une certaine ironie un découpage du quinquennat en sept "saisons" du sarkozysme.

LE PEN, "PLUS BOBO QUE IAGO"

"La campagne aussi est une série télévisée et gare au candidat qui n'offre aucune possibilité de rebondissements, qui n'a aucune réserve de suspense, comme François Bayrou ou Eva Joly."

Le candidat du MoDem "est revenu en 2012 avec le même récit qu'en 2007, avec l'espoir que les événements sinon les électeurs lui donneraient raison", rélève-t-il.

"En 2007, il avait deux atouts: la dénonciation des médias -assumée cette fois-ci par Jean-Luc Mélenchon- et la division du camp socialiste, ce qui n'est plus le cas en 2012 en raison de la possibilité crédible d'alternance".

Quant à la candidate écologiste, "elle a été déstabilisée d'entrée de jeu par son parti qui a négocié dans son dos en renonçant à des éléments de son programme et en l'obligeant à avaler la couleuvre d'un ralliement annoncé à Hollande au second tour. Elle a perdu toute la crédibilité que son parcours professionnel et son courage lui avait value".

Gare aussi au candidat qui ne joue pas son rôle comme la candidate du Front national, prévient Christian Salmon.

"Plus bobo que Iago, Marine Le Pen, investie du rôle du méchant (...) a déçu parce qu'elle a refusé d'incarner l'image du mal en politique", dit- il. "Elle voulait être princesse, or seul le mal est intrigant, désirable comme le savait si bien son père, qui n'a jamais craint, lui, d'être diabolisé."

La candidate du FN "a fait tant d'efforts pour se dédiaboliser qu'elle est allée jusqu'à en oublier les fondamentaux anti-immigrés et sécuritaires de son électorat. Elle a semblé perdre sa substance, se consumer tout au long de la campagne, telle une Jeanne d'Arc sur le grill médiatique".

Le surgissement de Jean-Luc Mélenchon reste la grande surprise de cette campagne, note Christian Salmon.

"Il a imposé une manière de faire de la politique à l'ancienne. Il a su capter et structurer une révolte qui s'est exprimée de manière spontanée par les militants de Puerta del Sol à Madrid et d'Occupy Wall Street à New York.

"Tout en se livrant dans ses meetings à de longs développements pédagogiques sur la crise financière un peu comme un instituteur républicain, Mélenchon a mobilisé les figures de l'émancipation française de la Commune de Paris au Front populaire et jusqu'à Mai-68 dans un grand récit épique.

"Mélenchon a fédéré des courants de la gauche institutionnelle et de la gauche extraparlementaire, une situation inédite dans la vie politique française."

UN VOTE D'IMPEACHMENT

Pour Christian Salmon, "François Hollande, porté par les vagues de sondages comme la seule alternative crédible à Nicolas Sarkozy, a assumé jusqu'à la fadeur extrême, les traits d'un anti-Sarkozy: normal, constant, cohérent, rassembleur".

"Il a un peu essayé avec le 'Rêve français' de nous vendre un petit récit de campagne, mais il a vite compris que le ressort de l'élection était ailleurs", note-t-il évoquant le titre du livre publié en août dernier par François Hollande.

"En 2012, les Français ne votent pas pour élire un président mais pour le congédier. C'est un vote d'impeachment que les Français vont faire", estime Christian Salmon en référence à la procédure américaine qui permet de démettre un président.

La France est un drôle de pays qui peut voter à contre-cycle, rappelle-t-il. "En 1981, les Français choisissaient Mitterrand en plein triomphe de la révolution néolibérale. En 2007, alors que les Américains, après deux mandats de Bush, élisaient Obama, les Français optaient pour Nicolas Sarkozy."

"Au-delà des traits caricaturaux de la personne, de ses maladresses, de son immaturité, c'est la raison profonde de l'extinction rapide du sarkozysme. C'est un président néolibéral à contre-cycle. Il n'a pas su réinventer une présidence des temps de crise."

LA TÉLÉRÉALITE DE LA TERREUR

L'épisode de la tuerie de Toulouse, le mois dernier, est de ce point de vue symptomatique, pour Christian Salmon.

Pour lui, Nicolas Sarkozy n'a pas ménagé ses efforts pour se repositionner au centre de l'attention publique mais les électeurs ne lui en ont pas su gré.

"Soit que la ficelle soit apparue trop grosse et que le nouveau rôle présidentiel, paternel et protecteur, ait été perçu comme une posture, une mise en scène par l'opinion, soit que l'hyper-mobilisation des audiences provoquée par cet événement n'ait ensuite entraîné une phase de décompression", dit-il.

"C'est la première fois qu'en France les chaînes de télévision d'information continue font à ce point irruption dans la campagne", note Christian Salmon.

"Avec Toulouse, l'attention a été mobilisée et de manière incroyablement efficace par ces chaînes qui ont battu des records d'audience et inventé au pied levé une sorte de téléréalité de la terreur." Storytelling.jpg

Mais cette mobilisation des audiences provoque en retour des phases de décompression dont les politiques font les frais.

"A trop vouloir stimuler les audiences, l'homme politique s'expose à une sorte d'effet feedback sous forme de déception, voire de désenchantement", analyse Christian Salmon.

De ce point de vue, il souligne qu'il ne faut pas confondre la mobilisation électorale par les réseaux sociaux et une repolitisation de la société.

"La forte participation à l'élection présidentielle de 2007 n'exprimait qu'un phénomène d'audimat liée à la personnalisation et non à la politisation des enjeux de l'élection.

"Nicolas Sarkozy a été un formidable excitant politique sur fond de dépolitisation de la société, on a même pu dire qu'il hystérisait la vie politique.

"Le contrôle de l'agenda médiatique apparaît ainsi comme une tentative désespérée de mobiliser des audiences qui se détournent inexorablement de la politique, tentative vouée à l'échec comme le montre, aux élections intermédiaires, la persistance d'une forte abstention."

D'autant que, rappelle Christian Salmon, la crise économique et financière a mis à nu l'impuissance des gouvernants.

"C'est un phénomène qui a touché tous les responsables en Europe qui ont été congédiés par les électeurs ou contraints à la démission par les autorités financières.

"Le discours de la plupart des candidats, discours de raison ou de rigueur, a ratifié cette impression d'impuissance politique face aux marchés souverains", dit-il.

Edité par Yves Clarisse

Par glazik-plomeur - Publié dans : Point de vue
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Sur votre agenda

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PRINCIPALES REUNIONS ET ASSEMBLEES PROGRAMMEES


Mardi 29 mai, à Combrit,

réunion publique à 18h au bar Le Sirocco,

concernant les communes de Combrit, Ile Tudy, Tréméoc.

Mercredi 30 mai 2012 à 18h30, à Lesconil,

salle de l'Amicale Laïque, réunion publique du Front de Gauche

concernant les communes de Plobalannec, Loctudy, Tréffiagat.

Mardi 5 juin à Plomeur,

à 18h, salle polyvalente, réunion publique

concernant les communes de Plomeur, Penmarc'h, Guilvinec, Tréffiagat.

Vendredi 1er juin 2012 à Pont L'Abbé,

à partir de 18h,

« Les bonnets rouges sont de retour »

Soirée festive et politique, restauration citoyenne

devant la MPT

 Venez discuter des propositions du Front de Gauche

et de vos idées... C'est l'Assemblée citoyenne


LES CANDIDATS du FRONT de GAUCHE 


 

Francoise-et-Jean-Yves-120501maiQper06_587_879_90.jpg

 

 Françoise PENCALET-KERIVEL

  et Jean Yves LEVEN

  pour les Législatives (7ème circonscription)


seront heureux de vous rencontrer

et de discuter avec vous

 

À ce jour, le Front de gauche rassemble le Parti communiste français, le Parti de Gauche, la Gauche unitaire ainsi que de nombreux acteurs du mouvement syndical, social, altermondialiste, écologique et associatif ;

des scientifiques,

des économistes,

des philosophes, 

des hommes des milieux littéraires et du monde du spectacle ; et des citoyens de gauche.

Il est ouvert à toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’engager pour une transformation sociale, économique, écologique et démocratique de la société ; qui souhaitent que cette transformation s’inscrive dans un programme répondant aux besoins immédiats de la population.

Différentes associations et mouvements politiques, s'associent à la campagne du Front de Gauche, c'est le cas de la Fédération (FASE)...




 

   


 

 

    
 

 

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