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Publié par Torreben

Le Malamok : un désastre social et culturel

« L’affaire du Malamok » est avant tout un drame social et culturel qui se traduit par le licenciement de 21 personnes auquel s’ajoute celui de 12 CDD et la disparition d’une structure indispensable à l’équilibre de la population de trois communes du sud bigouden et au delà.

Le vieil adage « qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage » reste terriblement d’actualité. Deux leviers ont été utilisés avec cynisme pour cette mise à mort : assécher les finances de la structure en diminuant de manière drastique les subventions, et discréditer le conseil d’administration. MM. Tanneau et Crédou demandaient « où était passé l’argent des communes », allant jusqu’à suggérer des « falsifications des comptes », instillant le doute sur la gestion comptable.

L’argent n’a servi qu’au paiement des salaires, au fonctionnement et à l’activité.

Le fonctionnement de la structure sociale a été vérifié, par la CAF, la fédération des centres sociaux, par le cabinet d’audit TMO et par la mairie de Tréffiagat. Même si cette gestion n’a pas été parfaite, si de graves anomalies ou des fautes avaient été commises gageons que des plaintes auraient été déposées. Le reste n’est destiné qu’à se défausser de ses propres responsabilités et masquer la réalité, l’objectif final poursuivi : faire disparaître le centre social.

TLF avec des militants.

Les communistes de la 7ème circonscription législative du Finistère (pays bigouden, Douarnenez et Cap Sizun), réunis en assemblée générale ont manifesté le 9 mai leur totale solidarité et leur soutien aux 33 travailleurs licenciés.

Nous leur donnons la parole, comme nous l’avons donnée en son temps au directeur du LAC de Loctudy.

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Le Malamok est mort, doucement étranglé par M. Tanneau, maire du Guilvinec, suivi en cela par les élus de Plomeur.

En deux ans, le Malamok a perdu 80 000 euros de subventions publiques (22 000€ du Guilvinec, 7 500 € du Conseil départemental en 2015, 20 000 € d'aides à l’emploi et 30 000€ à nouveau du Guilvinec en 2016). La suppression des 30 000 euros de la Mairie du Guilvinec a été annoncée en novembre 2016. Difficile de maintenir un budget à l’équilibre alors qu’en mars/avril le trésorier adjoint (très incriminé par les communes) et le directeur alertent sur le mur qui s’offre au Malamok et demandent à ce qu’on réduise la voilure (TAP notamment mais aussi culture).

Le Directeur, le Trésorier et l’élue de Treffiagat, siégeant au bureau recommandent un Dispositif Local d’Accompagnement pour remettre à plat le fonctionnement global de l’association. Certains membres du bureau s’y opposeront. Dès 2015, le Directeur demande l’adhésion à la Fédération des Centres Sociaux constatant certains dysfonctionnements en interne notamment le manque de logiciels de comptabilité précis. Le Centre social adhère en 2016.

Il est à noter, qu’au départ de Robert Séguin, l’ancien Directeur, le CA décide de recruter un directeur culturel alors que Le Malamok est un…Centre Social (document 1 ci-après). C’est dire combien le CA dont certains membres qui y siègent depuis des décennies ne comprennent pas que les activités de Malamok sont avant tout sociales et créent un véritable amortisseur social à l’ensemble de la population du territoire.

Un plan de redressement élaboré par le Malamok et la Fédération des Centres sociaux a été validé par le commissaire aux comptes de la structure, par le cabinet TMO, par la Fédération des Centres Sociaux de Bretagne, par la CAF et par la mairie de Tréffiagat

Ce plan était valide dans la mesure où le cabinet TMO qui a souligné des dérives dans l’enfance prenait acte des maladresses du secteur de l’enfance et de l’association. En effet, ce plan prévoyait le départ de trois personnes du secteur de l'enfance, plus le régisseur qui arrivait en fin de contrat, cela faisait 78 051 d'économies et on retrouvait l'équilibre en 2018 soit 8000 euros par mois d’économie. Le Malamok ne nie pas les dysfonctionnements en interne comme le font croire certains élus de Plomeur et du Guilvinec.

Pour sauver le Centre Social, chaque commune aurait dû, selon le plan proposé, combler le déficit du Malamok en abondant pour chacune à hauteur de 27 000 euros (cela aurait pu être des prêts sur plusieurs années). Cependant, la CAF, lors de la réunion du 25 avril entendait accepter un prêt à taux 0% si les 3 communes continuaient leurs engagements auprès du Malamok. Elle prévoyait un certain nombre de propositions difficiles à refuser que pourtant, les communes du Guilvinec et de Plomeur ont écarté en utilisant de fielleux arguments.

Voici les principaux points :

-- La participation au comité de surveillance (préconisé dans le plan de redressement). Comité de surveillance constitué de la CAF (moyen humain), de la Fédération des Centres Sociaux et des élus des 3 communes.

-- Le versement rapide des prestations sociales aux communes et au Malamok

-- L’octroi de subvention pour l’achat de logiciels de comptabilité adaptés aux activités du Malamok

-- L’octroi de subvention pour un accompagnement du Centre par la Fédération des Centres Sociaux dans la gestion du Malamok

-- Un accompagnement des élus pour mener les deux centres sociaux du territoire vers une prise de compétence communautaire.

Le département prévoyait également de revoir ses financements au niveau du territoire.

Difficile de refuser de telles propositions ! Pourtant le Maire du Guilvinec avance « Le doute sur la fiabilité des comptes... » suite au courriel du trésorier (officiellement depuis fin 2016) ; courriel adressé aux DGS des 3 mairies demandant que les montants sur les fiches destinées à la CAF soient en adéquation avec les chiffres du Commissaire aux Comptes.

M. Tanneau le met donc directement en cause pour « incitation à des faux et usage de faux » mais aussi les comptes de l’expert-comptable certifiés par le Commissaire aux Comptes. Propos diffamatoires et moralement destructeurs pour un bénévole qui donne de son temps pour la collectivité. Surtout que la CAF tient à souligner qu’elle pratique une politique de contrôle et que dans ce cadre elle n’a pas relevé d’irrégularités dans les documents transmis par le Malamok en justificatif des prestations versées, ni même dans le mail adressé aux 3 DGS

Mettre cela en avant pour arrêter le financement du Malamok est bien la preuve qu’il ne souhaite pas assumer sa décision politique de fermer une structure sociale ! Le Mail adressé au DGS de GV.

La CAF qui a pris connaissance de ce mail (document 2 - ci-après) a appelé le DGS le mercredi 26 avril pour lui demander de bien indiquer sur le formulaire « Centre Social » les Estivales (les autres écritures comptables relevant de « produits sur excercice antérieur »). Il a accepté mais bizarrement cela devient désormais un argument de « faux et usage de faux » !

Mettre en cause l’opacité des comptes relève du fantasme et de la recherche d’un bouc émissaire pour dédouaner la position politique de fermer la structure. En pratiquant la chaise vide au Conseil d’Administration depuis plus d’un an, il n’est jamais venu consulter les comptes qui sont à disposition de chaque adhérent et de surcroît aux administrateurs. Mais il oublie volontairement qu’il est destinataire de tous les bilans certifiés par le Commissaire aux Comptes. Les comptes sont également présentés à chaque Assemblée Générale ouverte à tous les adhérents et principaux financeurs. De par son attitude, il est d’autant responsable – voire plus – de la situation du Malamok, situation qu’il laisse pourrir petit à petit en rejetant sournoisement et avec mauvaise foi leur propre responsabilité sur les autres.

Il est vrai que depuis 1 ou 2 ans si ce n’est plus, Guilvinec avait dans ses cartons la « municipalisation » de la structure et pour atteindre cet objectif, il fallait se désengager insidieusement, pour faire mourir le Malamok.

Concernant le volet culturel, il n’est pas occulté dans le dernier plan de redressement mais tout simplement supprimé afin de retrouver au plus vite un équilibre financier. (La culture étant un poste toujours déficitaire vu la taille de la salle). Il dénonce aujourd’hui l’absence de la culture alors qu’il a toujours avancé que la culture du Malamok était élististe...

 

De la convention d’avance de subvention en janvier 2017, il a demandé au Président M Duchesne (qui a démissionné») d’enlever les termes « éducation populaire », termes certainement jugés trop « gauchistes »…

 

Concernant les propos de Mme Berrou de Plomeur d’avoir été mise au pied du mur (24H) pour les petites vacances de Pâques : c’est totalement faux. La décision a été prise le 31 mars pour normalement une ouverture du centre le 10 avril.

Contrairement à ses dires, le versement de l’acompte pour celles-ci n’a pas été versé en janvier, propos fallacieux...  pour se donner meilleure conscience certainement:

Le 26 janvier 2017 est créditée sur le compte du CMB la somme de  34.000€ pour la Maison des Jeunes (« MDJ ») (voir document 3 ci-après).

Le 23 février, au conseil municipal de Plomeur, délibération sur la convention ACM Petites Vacances, approuvée à l’unanimité.

Le 29 mars, le Trésorier adresse un courriel à la comptable de Plomeur, lire le courriel (voir document 4 ci-après).

Le 31 mars, lors d’une réunion de bureau (en l’absence de représentants de Plomeur et Guilvinec, non excusés) et devant la situation de trésorerie ( environ 2 000 € en banque et 16 000 € d’impayés), il a été décidé de ne pas assurer l’ACM de printemps par manque de liquidités pour rémunérer les intervenants…

Les communes ont été immédiatement averties par courriel le jour même par la Secrétaire de l’Association.

Le 2 avril dans la presse, le Trésorier annonce qu’aucune des 3 communes n’a versé d’argent pour les ACM Petites Vacances.

Le 4 avril dans la presse, Plomeur affirme que c’est faux et qu’ils ont réglé l’ACM Petites Vacances.

Le 5 avril dans la presse, il est dit qu’aucun versement pour l’ACM Petites Vacances a été effectué par Plomeur mais qu’un versement a été fait pour le fonctionnement de la Maison des Jeunes.

Et ce même jour, le Trésorier reçoit le courriel de la comptable de Plomeur (voir document 5 ci-après)

Et de surcroît, lors d’une réunion le 30 mars en mairie de Tréffiagat avec l’expert-comptable, le commissaire aux comptes, le cabinet TMO, la CAF, les maires (ou représentant(e)s), tout le monde a été informé que l’association n’avait pas de liquidités pour embaucher des prestataires pour ouvrir le centre pendant les vacances de printemps en toute sécurité  (accueil et sanitaire).

Ce même jeudi 30 mars alors que les maires des trois communes étaient réunis à Tréffiagat pour prendre connaissance du premier plan de redressement, une animatrice du Malamok a été reçue en entretien de recrutement en mairie de Plomeur…

S'agirait-il encore de mauvaise foi ?

Non il s’agit de la pure et simple destruction d’un Centre Social. Il s’agit d’une décision politique, dans la ligne de celles qui ont abouti à la destruction du LAC à Loctudy, du Quartier à Quimper, du Triskell à Pont-l’Abbé, et de bien d’autres structures dans les villes dirigées par la droite.

Il existe encore des solutions qui seront présentées par le Directeur, le bureau et le collectif de soutien du Malamok. Cette AG extraordinaire aura lieu le jeudi 11 mai 2017 à 18h30 au Malamok.

Venez nombreux !

Pour comprendre l’affaire du Malamok :

Guilvinec : Le Malamok et l’assaut de la municipalité de droite

Le Guilvinec : questions sur le devenir du centre socio-culturel « Le Malamok »

Le point sur la situation du Malamok au Guilvinec

 

Le Malamok : un désastre social et culturel
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