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Publié par Torreben

L’évasion fiscale, qui représente pour notre pays plus de 70 milliards d’euros, est un gigantesque hold-up au détriment de l’école, de l’hôpital, de la protection sociale  et de la solidarité nationale.

C’est pourquoi, les communistes du Pays Bigouden organisent avec la fédération du PCF du Finistère une rencontre débat avec les deux parlementaires communistes, rapporteurs de commission d’enquête sur le sujet, et qui ont co-écrit un livre événement : « Sans domicile fisc » préfacé par Jean Ziegler, ancien rapporteur de l’ONU sur la faim dans le monde. Alain et Eric BOCQUET signeront leur livre à cette occasion. (Entrée libre)

RENCONTRE DEBAT avec les frères Bocquet, Alain, député, et Eric, sénateur

mercredi 5 AVRIL 2017 à 15H - HALLES SAINT FRANCOIS A QUIMPER

 

Paradis bien réels

Il y a vraiment des climats favorables aux affaires. Les 20 plus grandes banques européennes, par exemple. Selon une étude de l'ONG Oxfam, elles réalisent le quart de leurs bénéfices – soit 25 milliards – dans des pays où elles n'emploient que 7 % de leurs effectifs. Et parfois encore moins : les quatre françaises (BNP, BPCE, Crédit agricole et Société générale) engrangent 174 millions de bénefs aux îles Caïmans, où elles ne comptent pas un seul salarié !

Des salariés qui réalisent dans les 58 paradis fiscaux recensés par Oxfam, en moyenne, dix fois plus de bénéfices que leurs collègues du reste du monde. Avec une reconnaissance émue aux employés stakhanovistes de Barclays au Luxembourg, qui génèrent 348 fois plus de profits que leurs homologues de la même banque répartis ailleurs dans le monde.

Un bonheur n'arrivant jamais seul, cette manne échappe pratiquement à toute fiscalité. Avec quelques miracles à la clé : en Irlande, cinq banques réalisent même un profit supérieur à leur chiffre d'affaires.

Et pas besoin d'aller très loin pour toucher le pactole : selon Oxfam, les paradis fiscaux « préférés des banques européennes ne sont pas les plus exotiques. Le Luxembourg, l'Irlande et Hongkong représentent à eux trois 72 % des bénéfices générés par ces banques » dans les paradis fiscaux.

C'est ce qu'on appelle la banque de proximité ?

(Le Canard Enchaîné 29 mars 2017)

« Le rapport d'Oxfam enfonce le clou. Même le très libéral Financial Times s'en est récemment ému, désignant le Luxembourg comme « ressemblant parfois à une entreprise criminelle encapsulée dans un pays ». Autre signe manifeste de cette « entreprise criminelle » : l'incroyable quantité de monnaie, notamment sous forme de billets de 500 €, que le pays a imprimée. Selon des données de la Banque centrale européenne, depuis la création de l'euro, le duché a émis à lui seul près de 8 % des billets en circulation, soit autant que la Belgique, l'Espagne, l'Irlande et les Pays-Bas réunis ! [...] la bonne vieille mallette de cash pour ne pas laisser de traces

« Aux côtés de l'énorme hémorragie fiscale identifiée par Oxfam, il y en a donc de plus petites, celles de tous les jours. De petites fuites qui finissent par faire des grands fleuves. Avec, dans tous les cas, les mêmes victimes : les citoyens des pays privés de ces importantes ressources fiscales. »

(Journal Marianne n°1042)

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