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Publié par Torreben

Il existait dans notre pays un consensus qui considérait que rendre possible l’accès à la culture apparaissait comme une exigence et un fondement démocratique, et ce principe a toujours été à peu près respecté par la droite.

L’élection des premiers élus d’extrême-droite, a modifié cet état de fait : le symbole politique de leur accession au pouvoir municipal passait désormais par une remise en cause des politiques culturelles, démontrant a contrario que les « libertés » de création et de programmation étaient des ferments démocratiques.

Puis, partant d’une supposée demande, Sarkozy et son ministre Frédéric Mitterrand avaient bien tenté de redéfinir une « culture pour chacun ». Cette politique a échoué même si on retrouve dans l’argumentaire de M. Tanneau, le maire du Guilvinec, la même requête : « Nous réclamons des spectacles adaptés aux Guilvinistes »(il faudra nous dire ce dont il s’agit !).

Désormais, la droite aux manettes municipales définit sa politique culturelle en radicale rupture avec les principes démocratiques sur lesquels notre pays se fondait jusqu’alors. Il ne s’agit plus aujourd’hui d’actes isolés, mais d’une tendance politique de fond. Au moment de financer des promesses électorales, de faire des économies sous les effets de la crise des finances publiques, ces élus affichent une volonté de destruction des politiques culturelles sans aucune hésitation. Des affirmations populistes accompagnent ces choix, car il est bien connu que « la culture coûte cher », disent-ils...

Forte de ces principes, la droite ne menace plus mais agit : on déconventionne, on met au pas les équipes et la programmation, on exige la validation politique de tel ou tel spectacle, on supprime les subventions municipales...

La crise du Malamok s’inscrit dans ce contexte. On trouve les mêmes principes destructeurs à Quimper (Centre d’art contemporain Le Quartier liquidé), à Pont-l’Abbé avec le Triskell où l’association a été mise à mort (« Nous ne pouvions plus donner de nouvelles subventions pour repartir. » dixit Mavic), à Loctudy où Zamuner a offert un enterrement de première classe au centre culturel Loctudy Art et Culture(LAC), « pour assainir les comptes » (4000 € de déficit).

C’est la mise au pas, et aux ordres qui attend donc le Malamok dont les missions concernent le social, la culture, les loisirs, mais aussi le centre aéré, et les Temps d’Activité périscolaires (TAP). Et on peut malheureusement craindre le pire, notamment pour les emplois.

L’argumentaire de la municipalité du Guilvinec est totalement fallacieux, un méli-mélo de chiffres, un rideau de fumée, destinés à masquer l’objectif final : mettre au pas voire liquider une association trop indépendante à son goût et prendre la main.

La manœuvre a commencé brutalement par un procédé pour le moins malhonnête : une subvention de 170 000 euros votée à l’unanimité en mars, 140 000 € versés d’abord puis 30 000 euros en décembre, non versés, mettant en difficulté la structure, facteur déclenchant de la crise actuelle.

M. Tanneau dit en substance : « Je paye trop ». On peut l’admettre à la rigueur, mais alors pourquoi ne pas attendre l’exercice 2017 pour une mise à plat, engager des discussions, une concertation, avec M. Crédou le maire de Plomeur, l’ineffable Mme Bourhis de Tréffiagat et l’association ? Le silence de ces deux maires de droite est éloquent.

M. Tanneau se pose en « garant de la bonne gestion des deniers publics », mais que valent ces bonnes paroles lorsqu’on engage l’argent public dans un projet pharaonique de port de plaisance ou qu’on veut réinstaller « à l’identique » un platelage en or massif à 650 000 euros ?

Aujourd’hui, il est plus que jamais indispensable que la municipalité revoie sa copie, que des concertations sérieuses s’engagent avec toutes les parties prenantes pour faire en sorte que la structure socioculturelle soit pérennisée et les emplois préservés. Il faut sortir des ukases et des postures autoritaires dignes de l’extrême-droite.

JB et TLF

 

Un RASSEMBLEMENT aura lieu mardi 20 décembre à 18h00 devant la mairie du Guilvinec pour affirmer le soutien aux salariés, pour affirmer la volonté que la structure socioculturelle soit pérenne.

 

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théo 22/12/2016 14:19

ce fut un mardi soir que la mascarade

théo 22/12/2016 13:42

pendant des années camarade, pendant des années tu sais avec ton seul nom comme aubade mes lèvres s'épanouissaient camarade, camarade
c'est un nom terrible camarade, c'est un nom terrible à dire