Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Torreben

Michel Prot nous a quittés....
Michel Prot nous a quittés. Nous publions ci-après l’hommage que lui a rendu Etienne Le Bellec, co-secrétaire de la section bigoudène du Parti communiste français, au nom de tous de tous les camarades.

Mesdames, messieurs, chers amis.

Michel nous a quittés et nous sommes réunis, cet après midi, pour rendre l’hommage dû à un homme attaché à la libre pensée.

Libre penseur, voila, peut-être, ce qui le caractérisait le plus.

Dans toutes les vicissitudes du siècle dernier et de celui qui commence à peine, il avait pris sa part des combats de notre peuple et cette manière, si particulière à lui de nous les vendre, en faisait un fleuve qui n’avait rien de trop tranquille !

Comment au moment où se consume une flamme et qu’elle a fini par s’éteindre, comment résumer une vie en quelques tristes mots ?

Libre penseur : le militant, le syndicaliste, le dirigeant de l’école de foot, l’adjoint au Maire, en fait, un Homme debout dont la voix portait loin et ne s’émouvait point de certaines chansons.

Je me souviens, encore, de ce jeune homme venu de Limoges quand, Michèle, notre sœur, nous le présenta.

Ils s’étaient rencontrés sur leur lieu de travail, le laboratoire central de l’armement à Arcueil où déjà Michel déployait une activité syndicale importante et leurs premières vacances ensemble, ils les passèrent à Pont-l’Abbé.

Je pense qu’ils décidèrent dès cet instant de s’établir un jour définitivement au pays Bigouden.

Accordéoniste talentueux, il fit chanter toute cette jeunesse de Pont-l’Abbé quant Rigobert Quiniou, le communiste, et Pierre Le Borgne le socialiste, pour la FCPE, eurent cette idée admirable en 1964 de créer le centre aéré et dès l’année suivante de le transporter dans le magnifique site de Rosquerno.

Voila quelques bribes de vie de Michel….

Michel était aussi ce communiste, notre Camarade, qui un jour nous quitta, mais jamais ne se détourna de ses camarades ni de l’idéal de sa vie.

Et on retrouve, là aussi, le libre penseur.

Il avait parfois le verbe corrosif, mais toujours amical et cette façon étrange de le dispenser, avec cet humour si particulier qui ne manquait jamais d’interroger ceux qui en faisaient les frais.

Il est resté jusqu'à la fin, membre de la société des amis de la section de Pont-l’Abbé du Parti Communiste, société chargée de veiller sur les biens du Parti.

Michel nous quitte dans cette période troublée où les requins s’entendent, pour un gazoduc, un puits de pétrole, un fleuve détourné, un port volé… et cela pendant que des millions de gens sont jetés, par le désarroi, sur les routes et les mers du désespoir et qu’ici même, en France, d’autres, pauvres choses, après avoir servi la soupe à la banque Rothschild ,nous servent les raclures de leurs derniers repas !

Adieu Michel, des temps meilleurs viendront.

« Un jour, un jour viendra couleur d’orange ,un jour de palme, un jour de feuillage au front, un jour d’épaule nue où les hommes s’aimeront » disait Aragon.

Michel, c’est inévitable n’est ce pas ?

Chers Gaëlle, Yves, Lionel, Caroline, Antoine, Quentin, Nicolas, à toi Jeannine qui l’accompagna dans les jours heureux, comme dans ceux de la souffrance, à toute la famille, permettez moi au nom de tous nos camarades du pays Bigouden, de m’incliner devant Michel, ce libre penseur et de vous assurer de notre solidarité et de notre peine.

Commenter cet article