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Publié par Torreben

La Taverne de Maître Tanter (suite et fin ?)

« La Taverne de Maître Tanter » nous vaut une kyrielle d’épithètes plus ou moins acerbes : « connerie », bêtise », « fantasmes », nous serions des « ayatollahs », « rétrogrades » et passons sur quelques insultes bien senties.

Une des remarques aigres-douces – celle d’un certain « Jérémie » – retient cependant notre attention, paraissant refléter « la voix de son maître ». Selon lui nous ferions le jeu des « gros patrons » de boites de nuit au nom d’un « principe d’opposition » qui nous amènerait à « cracher sur nos propres convictions ». Et de nous renvoyer chez le préfet pour l’aspect réglementaire...

Rappelons que dans cette affaire, ce n’est pas la question des débits de boissons ou celle de la vente d’alcool qui nous a amenés à réagir, mais l’attitude de certains élus, agissant par surprise, sans concertation, avec une précipitation pour le moins suspecte, utilisant un argumentaire plutôt spécieux, pour imposer un projet boiteux au plan réglementaire.

L’ordonnance du 17 décembre 2015, simplifiant la réglementation des débits de boissons à partir du 1er janvier 2016 rappelle que le principe du transfert d'une licence de débit de boissons consiste à autoriser non pas l'ouverture d'un nouveau débit de boissons, mais à transférer la licence d'un débit existant en un lieu donné à autre débit en un autre lieu. Ci-après, on trouvera l’extrait d’une déclaration effectuée le 28 juillet 2016 au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).

On constate qu’il s’agit de deux établissements actifs, distants d’une centaine de kilomètres, utilisant une seule et unique licence, ce qui est illégal. Il n’y a donc pas eu de transfert de licence.

L’objectif de la loi Macron sur l’activité était – paraît-il – de relancer l’économie sans argent public en pariant sur la mise en concurrence de certaines professions et en faisant sauter de multiples petits verrous qui s’insinuent dans la loi.

Il semblerait qu’en matière de « verrou » il en est un qui vient de sauter en contournant le Code de la Santé Publique qui pose comme principe absolu l’impossibilité de créer de nouvelles licences IV.

La Taverne de Maître Tanter (suite et fin ?)

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lucas 04/08/2016 16:45

Cher père Torreben, Cher père La Morale,
Vous voilà fort inspiré par un non évennement. Vous me faites penser à ces curés donneurs de leçons de bonnes morales et de bonnes conduites...Une petite frustration peut être ? Allez y dans cette boîte de nuit et vous verrez que ce n'est pas un lieu de perdition. Le lieu est plutôt bien organisé et on y trouve des jeunes, des moins jeunes, des locaux, des touristes...la vie quoi ! Maintenant quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la gale. Alors avec vos textes de lois et tutti quanti vous nous mettez en principe ce vieil adage. Avec les drames que subit notre pays un peu de légèreté s'impose et pas votre sinistrose d'arrière garde. Et je souhaite vous dire que je ne suis pas à la botte de tel ou tel élu. Corine

R.D. 04/08/2016 19:36

Chère Corine,
Si je réponds à ce message, c'est d'abord en tant qu'administrateur du blog, je n'ai pas écrit l'article concerné, ni la suite... Sans esprit de polémique, vous auriez du relire ce qui était posé, c'est d'abord : L'absence de décision collective de la part du président de la CCPBS, qui je vous le rappelle n'a pas dans ses attributions, la culture et les loisirs des jeunes et moins jeunes... Par contre ce qui est posé et qui relève du juridique c'est le détournement de la légalité à des fins dont nous aimerions connaître tous les aboutissements !
Croyez bien, chére Madame qu'il n'y a aucune frustation de notre part, les loisirs, la culture c'est au quotidien que nous les vivons,ils sont partie intégrante de la politique que nous défendons, à titre d'exemple au cours du seul mois de juillet, nous avons organisé deux soirées champêtres : souper marin et concert de Rock, l'une au Guilvinec, l'autre à Lesconil, rassemblant chacune entre 800 et mille personnes, jeunes, moins jeunes, aucun incident et des participants, de bonne humeur et heureux de faire la fête et ce malgré une actualité plutôt maussade...
Nos principes sont les libertés, l'égalité, la fraternité, nous souhaitons qu'ils s'appliquent à tous, sans passe droit, ni petits arrangements.
Si vous fréquentez, régulièrement ce blog,ce dont je vous remercie, vous pouvez vous rendre compte que ces principes sont mis en application dans le contenu des différents article publiés, tout comme la libre discussion des commentaires laissés (ne sont retirés que les propos insultants ou injurieux).
Je ne vous ai probablement pas convaincu, mais une petite mise au point me semblait nécessaire.
R.D.