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Publié par glazik-plomeur

Une belle fête,manquait juste l’apothéose...

NICOLAS GUILLERMIN pour L'HUMANITÉ

Les Bleus ont échoué hier face au Portugal (0-1) au terme d’un match au suspens étouffant. Les offensives des tricolores ne sont pas parvenues à faire sauter le verrou de la Seleçao qui décroche ainsi son premier trophée. Reste à la France le bonheur d’avoir retrouvé une équipe dans laquelle elle se reconnait.

Eder a surgi. Épaules de déménageur, d’une frappe imparable aux 25 mètres pendant les prolongations, le joueur de la Seleçao a glacé les rêves de victoire d’une France qui rêvait de se payer une tranche de sourire avec une victoire à son Euro. Mais le jour de gloire n’est pas arrivé. Après les victoires à domicile de l’Euro 1984 et du Mondial 1998, il n’y aura donc pas celle de 2016. Les chaudes larmes versées par les supporters du Stade de France mêlées à celles des joueurs resteront comme une image bouleversante de ce tournoi.

Les Bleus se sont fait surprendre (0-1) en finale de leur Euro par le Portugal qui avait connu pareil désillusion en 2004 à Lisbonne face à la Grèce (0-1). Cette fois, les Lusitaniens ont soulevé le trophée, le premier de l’histoire de la Seleçao, au terme d’un match étouffant. Ils ont surtout vaincu le signe indien face à une équipe de France qui les avaient éliminés à trois reprises en compétition officielle lors des demi-finales de l’Euro 1984 et 2000 et du Mondial 2006. Et si les supporters français avaient les yeux humides, la joie communicative des dizaines de milliers de fans de la communauté portugaise, qui garnissaient les tribunes, a rendu cette défaite un peu moins amère.

Pour l’emporter, il aurait fallu trouver les clefs pour faire sauter le verrou portugais mais les hommes de Didier Deschamps n’ont pas su le faire. Au fil du tournoi, le technicien avait su pourtant bâtir une formation compétitive. Au coup d’envoi, l’équipe alignée hier par le sélectionneur, la même que celle qui avait éliminée l’Allemagne en demi-finale à Marseille en 4-2-3-1, semblait habitée par une sérénité qui contrastait avec le match inaugural contre la Roumanie un mois plus tôt.

Dès le début, les Bleus prennent le jeu à leur compte. La première action dangereuse est à mettre au crédit de Griezmann (10e). Servi par un centre de Payet venu de la gauche, le Mâconnais reprend le cuir de la tête mais Rui Patricio le détourne d’une jolie claquette. Les Bleus ont la possession de balle et les Portugais s’en accommodent en les attendant. Le milieu français domine, Pogba et Matuidi récupèrent de nombreux ballons.

Rui Patricio est infranchissable

A la 25e minute, un coup du sort semble confirmer la réputation de veinard qui colle aux basques de Didier Deschamps. Après un quart de finale inattendu contre la sympathique mais limitée Islande, une demie face à des Allemands amputés de plusieurs joueurs clés, c’est le Portugal qui se voit obligé de se séparer de sa star planétaire Cristiano Ronaldo, la pelouse à peine piétinée. Revenu quelques minutes plus tôt sur le terrain après s’être fait soigné, le triple ballon d’or ne s’est pas remis de son choc avec Payet à la 8e minute. Ronaldo est remplacé par Quaresma. La sortie du joueur du Real sur civière réduit le potentiel offensif de la Seleçao. Mais ne désarçonne sûrement pas son bloc défensif, serré comme à l’heure de pointe dans le métro.

Les Portugais se procurent quelques rares occasions mais jamais dangereuses à l’image de la tête de Mario bien capté par Lloris (27e). Mais ce sont toujours les Bleus les plus en vue. A plusieurs reprises, Sissoko, très à l’aise, réalise de longues chevauchées à travers la défense portugaise dont une se termine par une frappe que Rui Patricio détourne (34e).

Au retour des vestiaires, le match repart sur le même faux rythme. Deschamps remplace Payet par Coman (58e) pour amener de la vitesse et de la percussion. Les Bleus font le siège des buts portugais et à un quart du terme Giroud est sur le point de marquer d’un tir croisé dans la surface mais le gardien lusitanien sort une belle parade. Didier Deschamps choisi ce moment pour le remplacer par Gignac. Le chrono file et LLoris sauve les Bleus à deux reprises sur une des rares incursions portugaises. Il détourne d’une claquette un centre-tir de Nani puis bloque une reprise de Quaresma. Un frisson parcourt le Stade de France. Dans le temps additionel Gignac, bien servi par Coman, est à deux doigts de libérer ses coéquipiers mais sa frappe heurte le poteau. Les prolongations poursuivront ce bras de fer. Les deux gardiens brillent, jusqu’à ce que le puissant Eder achève le rêve d’une puissante frappe.

Dans quatre ans, il n’y aura pas un mais treize pays hôtes

Cela promet de belles polémiques. Dans quatre ans, il n’y aura pas un pays hôte mais… treize pour l’Euro 2020. Ce format inédit a été choisi pour marquer les soixante ans du championnat d’Europe des nations. La finale et les demi-finales auront lieu dans le mythique Stade de Wembley à Londres. La localisation des autres matchs donne le tournis : Munich (Allemagne), Bakou (Azerbaïdjan), Saint-Pétersbourg (Russie), Rome (Italie), Copenhague (Danemark), Bucarest (Roumanie), Amsterdam (Pays-Bas), Dublin (Irlande), Bilbao (Espagne), Budapest (Hongrie), Bruxelles (Belgique), Glasgow (Écosse). Aucun pays hôte ne sera donc automatiquement qualifié.

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