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Publié par glazik-plomeur

LA SOUPE DE BARROSO  TOUT CHANGER EN EUROPE

L'ex-président de la Commission européenne nommé n°1 européen de la banque américaine Goldman Sachs, une affaire symbolique de la collusion entre les marchés financiers, les gouvernements libéraux et les plus hautes institutions européennes.

Les peuples européens n'en peuvent plus de l'austérité. On ne peut servir à la fois la finance et les peuples. Au moment où l'Eurogroup veut sanctionner l'Espagne et le Portugal, le PCF fait deux propositions immédiates

José-Manuel Barroso, ex-président de la Commission européenne a été nommé à la direction européenne de la banque Goldman Sachs.. Avec plus de 22 millions de chômeurs en Europe, saluons ce soixantenaire qui n'a pas eu trop de difficultés à convaincre son nouvel employeur.

Qui est Barroso ?

Ancien Premier ministre portugais, il a été Président de la Commission européenne de 2004 à 2014, soutenu par la droite et le Parti socialiste européen. C'est lui, en 2005, qui, au niveau européen, a méprisé le NON au TCE des Français-e-s et des Néerlandais-e-s. C'est lui qui a accompagné la crise financière de 2008 et le renflouement des banques.C'est lui qui a piloté l'étouffement européen de la Grèce, encouragé les coupes budgétaires dans les services publics des pays de l'Europe. C'est lui qui parlait de « mondialisation heureuse », des « marchés qui s'autorégulaient » et de « l'austérité qui était bonne pour la ligne ».Il a mis en musique les politiques libérales qui renforcent partout les souffrances populaires,s'affranchissant toujours davantage des aspirations et votes des citoyens.

Qui est Goldman Sachs ?

C'est le numéro 1 mondial des banques d'affaire. Sa rentabilité moyenne annuelle depuis 200 est de 29 %. Citons deux épisodes de son aventure. D'abord 2008, en fabriquant des produits financiers douteux, sur le dos de petits propriétaires américains, GS, avec d'autres banques, a provoqué la ruine de millions de foyers modestes, la crise financière de 2008 des subprimes qui a mis les États à genoux. Depuis 200, c'est cette banque qui truquait les comptes de l’État grec pour répondre aux desiderata de la Commission européenne. Goldman Sachs a été poursuivie en justice pour ces deux affaires. Warren Buffet est un de ses actionnaires. Il déclarait : « La lutte des classes existe et c'est nous, les capitalistes, qui l'avons gagné. »

Silence assourdissant

L'ex n°1 d'Europe chez la banque d'affaire n°1, au moment du Brexit, en plein doute sur l'avenir de l'Europe, on attendait les réactions. Eh bien non ! Pas un mot d'un chef d’État européen, d'un Premier ministre ou de l'actuel président de la Commission Jean-Claude Junker.

L'Europe des peuples ou des marchés ?

Plus qu'un renvoi d’ascenseur, la nomination de Manuel-José Barroso est symbolique de la collusion entre les grandes banques et les marchés financiers avec les gouvernements libéraux et les plus hautes institutions européennes. Ce n'est ni une première en Europe pour de nombreux responsables de la Commission, ni en France où un banquier d'affaire, Emmanuel Macron est aujourd'hui Ministre de l’Économie et des Finances.

Assez d'austérité !

L'Eurogroup se réunit aujourd'hui, pour décider de sanctions financières contre le Portugal et l'Espagne, après que la Commission ait engagé la semaine dernière une procédure de « déficit excessif ». Logique absurde de la règle d'or : pour réduire le déficit de ces pays, il faut assècher leurs budgets !Aucune leçon n'est tirée de la crise sociale, de l’inefficacité économique et du profond rejet populaire causés par l'austérité. S'obstiner dans cette voie c'est menacer le projet européen.

Changer en Europe tout de suite

Puisque le gouvernement français annonce vouloir un « sursaut » de l'Europe, c'est le moment. Voici deux point forts que Michel Sapin peut mettre sur la table :

Le gouvernement français doit s'opposer aux sanctions qui engendreraient une situation financière encore plus dégradée pour l'Espagne et le Portugal, et mettre en cause le traité budgétaire et l'ensemble des règles qui tuent le développement en Europe.

Les 80 milliards d'Euros déversés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers, sans aucun impact sur l'emploi, doivent être versés dans un fonds de développement social et solidaire pour financer un plan d'investissement européen dans les services publics.

LA SOUPE DE BARROSO  TOUT CHANGER EN EUROPE
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