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Publié par glazik-plomeur

Infos Finistériennes....

CARHAIX SYNUTRA SODIAAL

Qualité environnementale, trace carbone, sécurité collective, lutte contre les gaz à effet de serre. L’épreuve des faits.


L’usine de traitement de lait installée à Carhaix par la société SYNUTRA et la coopérative SODIAAL entrera en production dans les tous prochains mois.

Elle transformera à terme, selon les prévisions, 300 millions de litres de lait frais et produira environ 100 000 tonnes le lait en poudre.

En attendant les premiers résultats de cette entreprise, que l’on annonce d’emblée mirobolants malgré les inquiétudes et les mises en garde, la question de la logistique mérite d’être posée.

Il est bien tout à fait légitime de s’intéresser aux conditions d’acheminement de la matière première, des producteurs au transformateur et des produits traités au marché chinois.

300 millions de litres de lait, venant de Bretagne et de Normandie, convergeant vers Carhaix
ne se transportent pas avec des bidons de 50 litres !

Parallèlement, les informations accessibles indiquent que l’exportation des produits transformés mobilisera 8000 conteneurs à destination, espérons le, du port de Brest, site d’embarquement le plus évident.

Nul ne pourrait comprendre après la tenue à Paris de Conférence Internationale pour le Climat, les déclarations répétées du gouvernement, de la Région Bretagne et du Département sur leurs engagements environnementaux respectifs que le mode transport choisi soit par nature polluant et dangereux.

Il existe à Carhaix une plate-forme ferroviaire que l’entreprise SYNUTRA-SODIAAL serait bien inspirée d’utiliser.

Les pouvoirs publics locaux, départementaux et régionaux qui ne lésinent pas sur les aides mises à disposition, au nom de la création d’emplois, du projet SYNUTRA SODIAAL sont parfaitement fondées à exiger de l’entreprise et de la SNCF qu’elles examinent avec le plus grand sérieux le choix du ferroviaire.

Infos Finistériennes....

Lannilis CARGILL prend la poudre d’escampette... Quel avenir pour la phyco-culture ?

Contrariée d’avoir été épinglée en septembre 2015 par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament pour des productions non autorisées et la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes pour des conditions d’exploitation douteuses, la société CARGILL boude.

Et bouder pour CARGIL -143 000 salariés dans 67 pays, 134 872 milliards de dollars de chiffre d’affaire et 1870 milliards de dollars de résultat net en 2014- c’est casser un de ses jouets.

Le jouet en question est son usine de production d’alginate de Lannilis dont la fermeture est programmée pour la fin de cette année. La vie des 65 salariés du site, l’avenir des goémoniers de l’Aber Ildut, CARGILL s’ »en moque comme de son premier dollar de profit..

La décision brutale d’un des trusts mondiaux de l’agro alimentaire et de quelques activités connexes ou pas (santé et pharmacie, élevage, transports fluviaux et maritimes, gestion des risques financiers et industriels, électricité et gaz) ne peut qu’interroger l’Etat, la Région et le Département qui ont fait de la filière aquacole un des axes majeurs de développement de la Bretagne en général et du Finistère en particulier.

Elle démontre d’ailleurs que, cachée sous le vocable sportivo-économique de « compétition internationale » la mondialisation capitaliste adossée à la perte d’autonomie des états, au déclin de l’indépendance nationale, est un frein au développement raisonné des territoires.

La décision de CARGILL heurte frontalement les stratégies publiques.

On peut donc légitiment attendre, et c’est singulièrement vrai pour les salariés de l’usine en danger, les artisans récoltants, pour celles et ceux dont l’activité dépend de près ou de loin de ce site industriel, que l’Etat et la Région et le Département, se saisissent sans attendre du dossier de manière exemplaire et novatrice.

On ne peut plus se contenter, comme dans bien des cas, si ce n’est tous les cas, de mesures d’accompagnement à la liquidation, de plan de reconversion dont on ne connaît que trop bien les résultats et autres artifices.

Les pouvoirs publics doivent se fixer pour objectif l’aide à la construction d’une filière locale de phyco-culture, de la récolte ou de la production à la transformation, dans ce secteur géographique qui concentre l’essentiel du potentiel de récolte et de valorisation.

Toutes les pistes doivent être explorées sans tabou,notamment celles qui associeraient sous forme coopérative soutenue par les acteurs publics les différents intervenants de la filière, et en premier lieux les salariés.

Brest le 10 juin

Toutes les infos de la fédération du PCF 29 se trouvent sur le site http://pcf29.org/index.php/actualites-departementales/


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