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Publié par glazik-plomeur

Droit à l'eau : surmonter l'infranchissable mur des profits des multinationales de l'eau !

Le gouvernement vient une nouvelle fois d'empêcher l’exercice concret dans notre pays d'un véritable droit à l'eau, notamment pour les plus démunis, afin de préserver les profits des multinationales.

C'est d'autant plus inacceptable que ce droit est pourtant institué par l 'ONU depuis 2010. Ce combat est loin d'être récent pour les communistes. Nos parlementaires et en particulier Marie George Buffet, avaient déposé en 2009 une proposition de loi très novatrice élaborée avec les associations, citoyens et militants politiques du droit à l'eau visant à créer une allocation solidaire limitant le montant des factures en deçà des 3 % des revenus des familles comme le préconise l'OCDE. Le financement envisageait la contribution de l’État, des Collectivités locales et des multinationales de l'eau… mais déjà à l'époque le mur des profits du secteur privé s'était révélé infranchissable.

C'est la même ritournelle que nous sert le gouvernement Hollande-Valls. Pas touche aux grisbi ! L'article 5 de la présente loi présentée en première lecture par des députés issus de différents groupes dont celui du Front de Gauche proposait de solliciter les multinationales à hauteur de 0,5 centimes par bouteille s'est vu recevoir un nouveau refus. Une somme dérisoire au regard des profits accumulés dans le secteur.

C'est d'autant plus révoltant que l'eau prélevée par les entreprises en milieu naturel est gratuite.

L'eau est un bien commun de l'humanité. Face aux augmentations régulières et aux inégalités constatées du prix de l'eau d'une région à l'autre dans notre pays, les communistes ne cesseront pas de revendiquer un autre financement de l'eau qui repose essentiellement aujourd'hui sur les usagers et les consommateurs. La solidarité financière de l’État et de l'Europe doit se concrétiser et les profits des multinationales doivent être sollicités au nom de la justice sociale.

Le temps du commun pour le droit humain à l'eau est plus que jamais à l'ordre du jour.

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