Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Torreben

Un premier mai combatif...
Le traditionnel rassemblement du 1er mai s’est tenu devant les locaux de la CGT square de la Madeleine à Pont-l’Abbé, à l’appel de l’Union Locale des syndicats CGT du pays bigouden. Jean-Marc Trébern pour la CGT et Guy Barré pour la FSU ont pris la parole.

Texte de l’allocution de Jean-Marc Trébern

Bonjour à toutes et tous.

Le 1er mai est la journée internationale des travailleurs. Depuis 1890, les travailleurs et travailleuses du monde entier manifestent pour exiger de nouvelles conquêtes sociales, pour une société plus juste et solidaire.

La loi travail, contre laquelle se mobilise aujourd'hui le monde du travail est à l'exact contraire de ces exigences : elle conduit à plus de flexibilité, plus de précarité, plus d'insécurité sociale !

Avant la France, les réformes engagées en Allemagne, en Grande Bretagne et ailleurs n'ont fait que précariser l'emploi. Cette façon de privilégier la rentabilité financière au détriment du travail exacerbe la crise.

Dans cette loi tout est fait pour remettre à plat les acquis et le droit des salariés conquis depuis plus de 80 ans.

Comme si le droit des salariés était un frein à l'emploi... qui imaginerait « flexibiliser » le code de la route pour éviter les accidents mortels !

-- remise en cause de la hiérarchie des normes qui permettrait à l'accord d'entreprise de supplanter les accords de branche ou nationaux

--remise en cause du temps de travail global et des heures payées (astreintes...)

-- licenciements facilités suivant l'état de l'entreprise

-- CDI « flexible »

-- indemnités de prud'homme plafonnées...

Qui peut se croire protégé quand les fondements du droit du travail sont décapités au profit d'un patronat qui n'en n'a jamais assez !

Après avoir absorbé les milliards de déduction de la part de cotisations sociales versées au titre de l'employeur, le MEDEF veut la « peau » du droit du travail.

Donner des milliards au patronat, à part l'enrichir, cela ne créera pas d'emploi !

Le droit des salariés n'est pas l'ennemi de l'emploi, c'est par la relance économique et la réduction du temps de travail que les emplois vont se créer.

Passer de 35h à 32h c'est 4,5 millions d'emplois supplémentaires. Augmenter les salaires et pensions, c'est donner du pouvoir d'achat aux salariés et retraités. Cela est bon pour relancer l'économie, bon pour l'emploi mais aussi pour les caisses de sécurité sociale et les caisses de retraites !

Nous, et les générations futures, méritons mieux qu'un monde où les hommes et les femmes seraient à nouveau à la merci d'un patronat toujours plus avide de profit.

Depuis de trop nombreuses années, les politiques d'austérité déstructurent nos sociétés, accroissent les inégalités, mettent à mal le monde du travail. Elles sont responsables de la montée des extrémismes car depuis toujours, l'intolérance et le rejet de l'autre poussent sur le terreau de la misère.

Ce qui est en jeu, c'est la conception même de ce que doit être le travail. Les travailleurs et travailleuses veulent que leur place soit reconnue, leurs conditions de travail améliorées, leur temps de travail diminué, leurs salaires augmentés, l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes réalisées.

En résumé, ils exigent des droits nouveaux pour mieux vivre et mieux travailler, car le progrès social, la justice sociale sont les conditions incontournables pour un monde de paix et de solidarité.

Pour la CGT, la lutte contre le chômage et pour l'emploi passe par une politique ambitieuse de reconquête industrielle et de développement des services publics, l'augmentation des salaires, pensions et minima sociaux, une protection sociale digne de ce nom.

Pour la CGT, la lutte contre la précarité et l'exclusion passe par des droits nouveaux, par un Code du travail du XXI siècle.

Commenter cet article