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Publié par glazik-plomeur

Le Chômage parlons en ...(dernier volet de notre série d'articles)

Agir dès maintenant pour imposer cette nouvelle logique

Lutter contre les licenciements et les suppressions d'emploi

Défendre l’emploi menacé par les délocalisations et les restructurations passe d’abord par un soutien aux luttes des salariés concernés, mais aussi par des propositions politiques a plus long terme.

Des mesures immédiates pour soutenir les luttes des salariés

Exiger des préfets des moratoires suspensifs des suppressions d’emplois pour examiner, avec des cellules de crise, incluant les salariés, leurs syndicats et les élus, des possibilités alternatives pour répondre à la pression concurrentielle par la baisse d’autres coûts que les coûts salariaux, avec de nouveaux financements via la saisine d’un Fonds régional pour l’emploi et la formation. Ces Fonds prendraient en charge une partie des intérêts versés aux banques par les entreprises pour leur crédit à l’investissement.

Saisir les organismes en charge du développement économique : conseils régionaux, Banque publique d’investissement, Banque de France… pour élaborer ces contre-projets et monter ces nouveaux financements.

Exiger de faire rembourser par l’employeur toutes les aides publiques dont il a pu bénéficier y compris pour passer aux 35 heures ou en matière de taxe professionnelle, s’il refuse de négocier.

Des propositions pour inscrire dans la loi les mesures de préservation de l’emploi

L’interdiction des licenciements boursiers.

La création de nouveaux droits des salariés et de leurs institutions représentatives pour obtenir des moratoires et faire prendre en compte par les pouvoirs publics et par les banques des propositions alternatives en cas de plan de suppressions d’emplois.

La création d’un pôle financier public et de Fonds régionaux pour l’emploi et la formation afin d’encourager les entreprises concernées à sécuriser les emplois et les formations en se modernisant, au lieu de délocaliser.

Les délocalisations en vue de réimportations de productions délocalisées en France doivent être sévèrement sanctionnées. On peut proposer qu’un prélèvement significatif soit effectué sur les productions réimportées dont le produit serait reversé à un fonds national pour le co-développement.

Des propositions pour lutter contre les causes des délocalisations

Que soient mises en place des taxations communes dissuasives, en fonction des différentiels sociaux, sur les importations de production délocalisées dans les pays à faible coût salarial. Elles alimenteraient un Fonds européen de développement chargé de contribuer à l’essor d’une politique de co-développement avec ces pays.

Que soient décidées de nouvelles aides publiques européennes qui conditionneraient des crédits favorisant l’essor des productions nationales, des emplois et des formations dans les pays ainsi aidés. Ceux-ci achèteraient les équipements nécessaires aux pays européens dans le cadre de protocoles très nouveaux de coopération impliquant une profonde réorientation de la BCE et une tout autre utilisation de l’euro.

Refuser le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) et toutes les pressions tendant à placer encore davantage le commerce international et les flux financiers sous le contrôle des multinationales. L’Union européenne doit agir aux côtés des pays émergents pour imposer d’autres règles commerciales et monétaires internationales, avec une monnaie commune mondiale pour répondre à la crise de l’hégémonie du dollar.

Comment maîtriser les nouvelles relations d'emploi avec la révolution numérique

La révolution informationnelle au cœur de la crise

La révolution informationnelle, dont le numérique est une composante, amplifie énormément les potentiels de gains de productivité (économie de travail). Les gestionnaires capitalistes s’en saisissent pour accroître la rentabilité financière en détruisant massivement des emplois ce qui fait reculer la demande salariale.

Et ils vont chercher sur les marchés financiers tout l’argent nécessaire à la conquête d’entreprises rivales, au lieu de partager avec elles les coûts de recherche-développement, de qualifications et d’investissements nouveaux. D’où la guerre économique entre multinationales pour s’accaparer des débouchés qui se rétrécissent et l’inflation des prélèvements capitalistes sur les richesses produites avec la dictature croissante

des marchés financiers.

La révolution informationnelle modifie la relation d’emploi

D’après l’Université d’Oxford et le MIT, près de 47 % des métiers devraient être automatisables aux États-Unis. D’après une étude de l’OCDE, ce serait 56 % en Europe. En France, les estimations du cabinet Roland Berger évoquent la suppression de près de 3 millions de postes de travail d’ici à 2025. L’avènement de l’économie « à la demande », « collaborative », type Airbnb ou Uber, remet en cause les cadres sociaux quant aux salaires, aux droits et à la protection sociale des travailleurs, mais aussi des employeurs et des

consommateurs. Les emplois atypiques se multiplient. Ils s’accompagnent d’une couverture sociale incomplète et de possibilités de formation et de progression professionnelle moindres par rapport aux emplois traditionnels à durée indéterminée. Les travailleurs de l’économie collaborative cumulent souvent plusieurs emplois et sources de revenus, ce qui remet en cause la durée légale du travail, le salaire minimum, l’assurance-chômage et d’autres piliers de nos institutions et politiques traditionnelles du marché du travail.

Ne pas se tromper de combat

L’introduction de la révolution informationnelle et du numérique donnent le sentiment d’une autonomie plus grande du salarié dans la relation d’emploi. Certains veulent y voir, avec la montée du chômage de masse, la fin du salariat et l’entrée dans une ère nouvelle d’activité. Ils vont jusqu’à proposer un revenu universel d’existence pour suppléer aux périodes de non emploi (cf. expérimentation en Finlande). En réalité, cette opinion ne tient pas compte de la réalité de la subordination exploiteuse du salarié et du travailleur aux logiques du capital, qui, avec le numérique, peut être plus grande et élargie au-delà des murs de l’entreprise elle-même. Ensuite, elle ne tient pas compte du fait que c’est le travail salarié qui crée la valeur, et que le financement du revenu universel implique une création de valeur préalable à sa distribution, et donc la pérennité du salariat. En pratique le « revenu universel » serait misérable. Il permettrait aux patrons de se déresponsabiliser totalement en matière d’emploi, de formation et de salaire pour mieux se consacrer aux exigences des actionnaires.

La sécurité et la promotion de chacun-e comme critère de la relation d’emploi

Dans ces conditions, la sécurisation de l’emploi, de la formation et des revenus devient un enjeu fondamental.

À la fois pour lutter contre le chômage, développer l’emploi et ouvrir des perspectives nouvelles de dépassement du rapport de subordination qui caractérise le salariat. Le but est de rendre possible une rotation emploi-formation-meilleur emploi, sans perte de revenus des salariés, avec l’appui d’un service public de sécurisation de l’emploi et de la formation favorisant une mobilité choisie ascensionnelle.

Cela libérerait les travailleurs du risque de tomber dans le chômage tout en stimulant la progression du niveau culturel et technique de toutes les populations et la dynamique d’innovation des entreprises. On pourrait fermer les entreprises devenues inefficaces, supprimer les emplois devenus obsolètes, en créant de nombreux emplois nouveaux à durée du travail moindre et au contenu enrichi sans rupture d’une trajectoire ascensionnelle choisie par chacun-e. Chacun-e, tout le long de sa vie active, serait alors soit en emploi avec un bon salaire payé par son employeur, soit en formation avec un revenu mutualisé financé, via des cotisations sociales, par toutes les entreprises.

Cela exige que les salariés disposent de pouvoirs d’intervention dans les choix de gestion des entreprises pour les changer. Au travail, en formation, comme producteur de richesses, comme prestataire de service (formation, recherche…), comme gestionnaire, il faut une alternance des rôles, rompant avec la monarchie patronale et instaurant une démocratie sociale. La disparition progressive du chômage et de la précarité rendrait possible un progrès des qualifications et des revenus salariaux, élargirait massivement le nombre

de personnes passant par la formation rémunérée et cotisante, et permettrait de dégager de considérables ressources nouvelles et pérennes pour la protection sociale.

Le Chômage parlons en ...(dernier volet de notre série d'articles)

Contre la réforme réactionnaire du code du travail défendre et promouvoir le statut des salariés

La réforme du code du travail est un recul pour les salariés

Le code du travail est l’ensemble des droits et règles qui permettent de rééquilibrer le rapport des forces entre l’employeur et le salarié dans la relation d’emploi. Cette relation est par nature déséquilibrée puisque pour vivre le salarié est obligé de louer sa force de travail, ce que n’est pas obligé de faire son employeur.

Vouloir casser le code du travail en le réduisant à quelques principes du droit de la personne au travail relevant du droit civil, au lieu d’un droit des travailleurs codifié comme tel, comme le propose le rapport Badinter/Lyon-Caen, et chercher à remplacer la loi qui y est traduite par l’accord d’entreprise ou même de branche, c’est-à-dire remplacer la loi et le droit par le contrat de gré à gré ou collectif, cela revient à redonner du pouvoir au patronat dans la relation salariale.

Cette réforme répond à une vieille revendication du patronat...

Lorsque la loi de 1946 crée les comités d’entreprise à l’initiative du ministre communiste Ambroise Croizat, le patronat vocifère. La Chambre de commerce de Paris tonne contre l’obligation de consulter le CE, elle s’insurge contre les 20 heures de délégation accordées aux élus. Tout comme aujourd’hui, le patronat protestait contre le seuil de 50 salariés fixé pour la création de comités d’entreprise en lieu et place des 100 prévus à l’origine par le général de Gaulle.

Lors de son assemblée générale de juillet 1951, le CNPF (ancêtre du Medef) déclarait vouloir « rétablir le contact entre patrons et ouvriers, refaire du contrat, de la convention collective le fondement des rapports au sein du monde du travail ». C’était déjà le contrat plutôt que la loi !… mais toujours inefficace

Pour le Medef et la CGPME, les employeurs auraient peur de ne pouvoir licencier en cas de conjoncture défavorable. D’où la demande du Medef et de la CGPME de réformer le code du travail. Moins de droits et protections pour les salariés, ce serait plus d’emplois créés et moins de chômage, disent-ils.

Ils veulent baisser le coût du travail pour satisfaire la soif de rentabilité des actionnaires, des banques et des marchés financiers. Mais c’est le coût du capital qui écrase les entreprises ! Ces politiques ne font donc qu’aggraver la situation.

Depuis 2012, la loi mal-nommée de sécurisation de l’emploi , les lois Macron et Rebsamen ont toutes renforcé la flexibilisation de l’emploi, sécurisé les licenciements et affaibli la protection des travailleurs.

Résultat, fin décembre 2015, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A atteignait 3,6 millions. À la même date, 240 000 offres d’emplois étaient collectées par Pôle emploi. Le nombre de chômeurs à la recherche d’un emploi a augmenté de 745 000 personnes en 3 ans et demi et les déclarations d’embauche recensées par les URSSAF sont désormais à 87% des CDD, dont 60% des CDD de moins d’un mois ! Au total, moins de protections et de droits pour les travailleurs, c’est très logiquement plus de précarité !

Réformer le code du travail face aux évolutions ?

Pourquoi pas, mais pas pour fragiliser les travailleurs, pour les sécuriser mieux

Sans doute, la production de nos jours s’effectue-t-elle dans des conditions très différentes de celles de l’après-guerre. Avec le numérique, la révolution informationnelle, les qualifications nouvelles des salariés, l’activité des entreprises nécessite plus de souplesse, de réactivité, de connaissances. Et dans ce contexte, le code du travail doit évoluer.

Mais pour remplir efficacement ces conditions, il ne faut pas moins de droits pour les salariés, tout au contraire, ils doivent gagner des pouvoirs au sein de l’entreprise tout en ayant la possibilité d’y œuvrer dans la sécurité. C’est dans cet esprit que nous formulons des propositions pour sécuriser l’emploi et la formation, avec de nouveaux pouvoirs d’intervention des salariés et un nouveau crédit bancaire.

Défendre le droit à indemnisation des chômeurs et leur retour à l'emploi choisi avec la formation

Selon F. Hollande, les déficits et la dette de l’assurance-chômage ne seraient pas dus à son échec sur l’inversion de la courbe du chômage, mais au fait que les chômeurs soient trop généreusement indemnisés.

Pourtant la vérité est toute autre

56,7% des chômeurs sont exclus du système d’indemnisation.

S’ils touchent en moyenne 1 100 euros par mois, nombreux sont en dessous seuil de pauvreté.

Par contre, l’abus du recours à la précarité et aux ruptures conventionnelles par les employeurs coûte respectivement 9,2 milliards d’euros et 5 milliards d’euros à l’assurance-chômage.

Cela n’empêche pas le gouvernement de préconiser des efforts supportés par les seuls demandeurs d’emploi avec une baisse des jours indemnisés et une réduction du taux d’indemnisation minimale de 57% à 40%.

Tandis que la ministre du Travail ressort la vieille recette éculée de la dégressivité des indemnités, stoppée en 2001 faute d’efficacité sur la reprise d’emploi et poussant à l’occupation par des salariés surqualifiés de postes ne le justifiant pas au détriment de salariés moins qualifiés. Avec le recul du salaire et des motivations pour les premiers et l’éjection dans le chômage et la pauvreté pour les seconds.

Un système d’assurance chômage fondé sur la sanction et la culpabilisation a montré toute son inefficacité, celui-ci doit reposer sur de tout autre principes

L’amélioration de l’indemnisation des chômeurs garantissant un revenu décent de ressources sur la base de 80% du salaire brut d’activité, avec le SMIC relevé comme garantie minimale.

L’aide au retour à l’emploi :

garantissant le libre choix de l’emploi ou (et) de la formation et le droit au refus de propositions d’emploi pour motif légitime

avec des aides personnalisées pour le retour à l’emploi (primes, transport gratuit, logement, VAE, formation valorisante).

Une réforme de son financement, avec :

des taux de cotisations patronales modulés pour que les entreprises qui licencient et recourent à la précarité payent plus ; les entreprises qui, sous contrôle des salariés, maintiennent et développent l’emploi et sa qualification soient assujetties à des taux abaissés de cotisation ; cela conduirait, au total, à accroître considérablement les ressources du système de protection sociale

l’institution d’une cotisation sur les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que la cotisation salariale.

Un nouveau service public de sécurisation de l’emploi et de la formation visant la promotion d’un nouveau type de paritarisme beaucoup plus favorable à l’intervention et aux intérêts des travailleurs avec des partenariats pôle emploi/organismes de formation/élus/responsables des collectivités territoriales/employeurs/

syndicats de salariés et associations. Ce nouveau service public permettrait d’établir en pratique le droit à l’emploi et à la formation choisis de chacun-e tout le long de sa vie active.

Le Chômage parlons en ...(dernier volet de notre série d'articles)

Agir et rassembler pour le service public de l'emploi et de la formation

Avec l’annonce du plan 500 000 formations pour les demandeurs d’emploi, on assiste à une nouvelle instrumentation de la formation professionnelle à des fins de communication. Tous les travaux d’évaluation le montrent, en moyenne la formation des demandeurs d’emploi ne leur permet pas plus d’accéder à un emploi que s’ils avaient continué à rechercher un emploi. En moyenne, parce que si les plus diplômés s’en sortent mieux, ceux en plus grande difficulté voient leurs perspectives professionnelles se détériorer : faute d’avoir

choisi ces formations, faute d’une pédagogie adoptée (encore très scolaire et descendante), faute de financements publics suffisants pour faire autre chose que des stages parkings, faute finalement d’avoir permis d’utiliser cette période de formation comme levier pour retrouver une capacité d’autonomie.

Le grand «plan» qui se prépare va encore accentuer cette tendance avec le développement de stages low cost aux seules fins de dégonfler le nombre d’inscrits à Pôle emploi.

La formation professionnelle des adultes peut pourtant être un formidable levier d’émancipation, à condition qu’elle soit le choix de l’individu, qu’elle s’inscrive dans un projet professionnel riche des expériences passées et à venir, qu’elle ouvre les possibles plutôt que d’enfermer la personne, qu’elle bénéficie de conditions décentes de rémunération, qu’elle permette d’être reconnu individuellement et collectivement.

Les expériences de pédagogies alternatives existent, des mécanismes permettant d’hybrider périodes d’emploi, collectif de travail et formation se déploient, des montages innovants en terme de conseil et de financement sont mis en place ici ou là : autant d’initiatives sur lesquels s’appuyer pour donner un contenu à une formation professionnelle émancipatrice, maillon d’une sécurité sociale professionnelle à conquérir.

1. Le CDI doit redevenir la norme obligatoire du contrat de travail.

2. La lutte contre la précarité sera prioritaire.

3. Le droit de formation sera porté à 10% du temps de travail avec amélioration des droits de demande et de conservation et avec prise en compte dans la carrière professionnelle.

4. Le service public de l’emploi doit être réformé, démocratisé et considérablement renforcé.

5. Pour cela, il faut créer un véritable processus de sécurisation des trajectoires professionnelles avec affiliation obligatoire à un Service public et social de sécurisation de l’emploi de chaque résident ayant terminé son parcours de formation initiale.

6. Ce nouveau service public et social visera une réforme de Pôle emploi qui ouvrira des coopérations nouvelles efficientes avec tous les organismes publics de formation.

7. . Il sera le pivot d’un système unifié d’indemnisation du chômage rompant avec la coupure emploi/assistance-assurance.

8. Il assurera l’insertion des jeunes dans l’activité professionnelle et l’emploi (allocation d’autonomie pour les jeunes, consolidation et amélioration du statut stagiaire et de la rémunération de ce dernier).

9. Il organisera un processus de formation continue et de retour à un emploi de qualité pour les précaires ainsi que pour les seniors permettant ainsi une mobilité choisie et de promotion de carrière.

  1. La gouvernance de ce service public associera les pouvoirs publics, les organisations syndicales, les associations de chômeurs et le patronat sans position dominante.

Du local au global, rassembler et faire décider les salariés, les citoyens, les élus : conférences régionales et nationales

Une sécurisation de l’emploi et de la formation nécessite des droits nouveaux et de nouveaux pouvoirs dans les entreprises. Mais les salariés, les chômeurs, les précaires ont aussi besoin de points d’appui à l’extérieur des entreprises.

Pour responsabiliser les entreprises et pour rendre effective cette sécurisation de l’emploi et de la formation, des conférences régionales et nationales seraient organisées chaque année.

En appui aux luttes des salariés et des populations, celles-ci :

fixeraient des objectifs de création d’emplois et de mises en formation à partir d’un recensement d’emploi et de formation nécessaire dans les entreprises, les bassins d’emploi, les régions et le pays

contrôleraient les avancées annuelles, mettraient en mouvement tous les acteurs concernés (salariés, élus, syndicats, associations de chômeurs, responsables d’entreprise, service public de l’emploi, institutions financières, organisme de formation)

viseraient la résorption graduelle de la précarité du chômage en liaison avec la modernisation des entreprises et la promotion des salariés et des populations articulant emploi qualifié-production-recherche-emplois industriels et dans les services

à partir des propositions depuis les entreprises et les bassins d’emploi, organiseraient un débat, arbitreraient entre les propositions alternatives sur des objectifs d’emploi et de formation, sur les procédures et les moyens financiers, sur l’efficacité des aides publiques attribuées aux entreprises.

Il s’agit d’articuler ces conférences avec les projets des entreprises pour favoriser des coopérations entre elles, promouvoir les contre propositions des salariés.

Ces conférences auront également à concilier l’autonomie de gestion des entreprises avec une responsabilisation sociale, culturelle, environnementale des entreprises.

Il faudrait aussi articuler les objectifs des conférences régionales aux programmes des conseils régionaux et généraux. Elles traiteraient aussi des questions des relations entre nouvelles technologies et emploi qualifié.

Les conférences nationales procéderaient à un bilan annuel et une réévaluation des objectifs et des moyens nécessaires à cette réalisation.

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