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Publié par Torreben

Gérard Filoche, le Code du Travail, le rapport Badinter... et le PS

Les « socialistes » sont impayables... Les militants de la 7ème circonscription, réunis à Pouldreuzic pour les vœux, en présence la députée Annick Le Loc’h, ont entendu leur délégué Michel Dath déplorer « Nous avons perdu pas mal d'adhérents, il faut faire des réformes » et inviter les adhérents à lutter contre l'entre-soi socialiste au sein des sections et des territoires. Le délégué de la circonscription a exhorté « Il faut réveiller la conscience politique des citoyens, les associer à nos réflexions, leur ouvrir nos portes et nos fenêtres. »

Ces bonnes résolutions n’ont pas tardé à souffrir d’un sérieux dérapage, tant les socialistes peinent aujourd’hui à justifier leur politique ultra libérale. C’est à la suite des propos tenus par Gérard Filoche à Concarneau, concernant le rapport Badinter relatif à la réforme du Code du Travail que la Fédération du Finistère du parti socialiste a réclamé désormais son exclusion, « ... la question de l’adhésion de Gérard Filoche au Parti socialiste est posée. Il revient au bureau national d'y répondre clairement. », s’arrêtant derrière l’écume des mots (« pignouf ») pour esquiver le problème de fond.

Qu’on en juge.

ALRX

Gérard Filoche tacle le rapport Badinter

Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste, s'est exprimé sur le rapport Badinter visant à refondre le Code du travail.

Recueilli par Pierre LEMERLE (journal Ouest-France du 16 février 2016)

Que pensez-vous du rapport Badinter ?

Les gens ne savent pas lire ce rapport. C'est un acte de décès du Code du travail tel qu'il a été écrit depuis un siècle. Il y a cent ans, la mesure prise a été de séparer le ministère du Travail du ministère de l'Économie pour que le droit du travail échappe au ministre de l'Économie. Alors, quand François Hollande dit « nous allons adapter le Code du travail au besoin des entreprises », c'est une contre-révolution, puisqu'on a fait le contraire durant un siècle en adaptant les entreprises au besoin du monde du travail. Le rapport Badinter c'est une contre-révolution.

Et sur son auteur ?

J'ai beaucoup de respect pour le Robert Badinter luttant contre la peine de mort, mais en droit du travail c'est un « pignouf ». Il n'y connaît rien. On utilise un bon nom pour couvrir un sale boulot. Je dis ça avec le respect que j'ai pour lui : il s'est lancé dans une histoire qui n'est pas son problème. Je ne sais pas qui le lui a demandé, et je ne sais pas pourquoi il a accepté.

Un avis sur le nouveau gouvernement ?

Je suis loyal, j'ai travaillé pour que la gauche gagne. Et puis, depuis des années, je me suis battu pour infléchir la politique du gouvernement. Mais là, ces derniers temps, les bras m'en tombent. La gauche a toujours apporté quelque chose dans l'histoire. Sauf maintenant. Je ne sais pas comment on peut dire, pendant la dernière année du quinquennat : je vais casser le Code du travail, je vais mettre en place la déchéance de nationalité, je réduis encore les déficits... Au début, l'Elysée m'avait dit : on fabrique les bonbons, on les redistribuera plus tard. J'avais répondu : vous ne fabriquez rien, et vous ne redistribuerez rien. C'est ce qui est arrivé.

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