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Publié par glazik-plomeur

Mois de l’Économie sociale et solidaire... Les communistes s’engagent


Le « mois de l’Économie sociale et solidaire »(ESS) a eu lieu cette année à quelques jours de la COP 21. Et l’ESS en est bien partie prenante. En son sein s’organisent des circuits courts alimentaires, du recyclage, des productions écologiques.

En matière économique, face aux crises qui affectent durement les territoires de notre pays, elle organise des îlots de résistance. Des mutuelles offrent des solutions innovantes, des coopératives construisent des entreprises pérennes, sans actionnaires prédateurs où chacun compte pour un, des associations organisent la solidarité avec les plus fragiles, créent du lien social, participent à l’insertion.

Les sociétés coopératives participatives, les Scop, les SCIC (Sociétés coopératives d’intérêt collectif) et les CAE (Coopératives d’activité et d’emploi, alternatives à l’auto entrepreneuriat) créent, elles, de nouveaux emplois.


Depuis quelques années, les communistes sont plus attentifs au développement de l’ESS et souhaitent contribuer à ce qu’elle renforce son rôle dans la diffusion d’expériences alternatives. Une personne égale une voix, c’est dans cet esprit démocratique que nous souhaitons co-construire des propositions qui fassent front à la crise globale, aux graves dérives du capitalisme financier et qui donnent leur place aux aspirations des citoyennes et des citoyens. Nous pouvons le faire en nous appuyant sur les nombreuses expériences d’actions citoyennes solidaires, innovantes, participant à la relocalisation des activités économiques dans un esprit éthique, préservant l’environnement.

Ainsi, des expériences associent déjà salariés, usagers, élus dans la gestion de biens communs, eau, énergie, transports, avec l’objectif d’une transformation solidaire et écologique des territoires.

Les services publics ont fait la démonstration de leur efficacité, mais sont aujourd’hui largement privatisés, soumis à la loi du marché.

Ne faut-il pas inventer un autre mode de gestion s’appuyant sur leur expérience comme sur celles de l’ESS ?


Du local au global, du territoire communal et régional, à la France et à l’Europe, il y a des réponses concrètes à apporter aux difficultés toujours plus grandes que connaissent les populations, comme au besoin de démocratisation de la gestion des entreprises privées et publiques.

L’ESS peut y contribuer, dans le cadre d’une volonté politique. C’est pourquoi CoopéraCtif, une nouvelle publication du groupe de travail de l’ESS, paraît de façon bimensuelle pour booster la réflexion sur les potentialités de l’ESS et ses apports à l’action politique, et se veut un outil pour les élus et les militants. Il est disponible sur le site du PCF*.


Les communistes et leurs élus veulent et peuvent répondre à ces exigences émancipatrices nouvelles. Nous l’avons montré dans le débat parlementaire autour du droit de préemption des salariés.

Débat tout à la fois économique et idéologique face à un patronat arc-bouté sur son système actionnarial et financier, refusant de laisser une once de pouvoir aux salariés !

Face à la crise de la politique, au ras-le-bol des Français devant le chômage et les difficultés sociales croissantes, les élus régionaux du Front de gauche ont des propositions très concrètes de soutien à l’ESS. Le travail sur le projet communiste, avec le texte étape « La France en commun », donne toute sa place à l’ESS. Nous allons poursuivre ce travail avec des acteurs de l’ESS, des chercheurs et des élus.


Sylvie Mayer Animatrice du Collectif ESS *Site des publications du pcf :http://www.pcf.fr/7056

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