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Publié par glazik-plomeur

La réponse turque à la résolution de l'ONU...  A Diyarbakir, la police turque tire sur les manifestants

Dans le quartier de Sur, à Diyarbakir, la grande ville kurde du sud-est de la Turquie, les opérations militaires sont sanglantes comme on peut le voir sur cette vidéo que les manifestants ont envoyé à l’Humanité.


Les jeunes affrontent l’armée et la gendarmerie pour les empêcher d’entrer. Des barricades ont été érigées. Les morts sont nombreux, à Diyarbakir (où le bâtonnier, l'avocat Tahir Elçi, été abattu en pleine rue, le 28 novembre), mais également dans les villes de Cizre, Silopi, Nusaybin et Dargeçit.

Soumis au couvre-feu, les populations civiles sont obligées de fuir. Plus de 110 militants du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été tués. Dans le même temps, l’aviation bombarde les bases du PKK dans les montagnes irakiennes.


Environ 10 000 militaires et policiers et de nombreux chars ont été déployés pour une « opération » qui n’est pas sans rappeler les heures sombres des années 80. Ankara a choisi d’enterrer le processus de paix et maintient Abdullah Öcalan en prison, alors que son intervention pourrait être un facteur de désescalade de la tension.


Les journalistes internationaux sont empêchés de travailler et souvent arrêtés. C’est le cas également de nos confrères turcs. Deux responsables du journal Çumhuryet, le directeur de la publication, Can Dundar, et son chef du bureau d’Ankara, Erdem Gul, accusés «d’espionnage», sont en prison pour avoir montré des images montrant la collusion entre le pouvoir turc et l’organisation dite de l’Etat islamique (daesh).

Reste le témoignage de ceux qui subissent la répression dans le silence le plus total des capitales occidentales.

Pierre Barbancey


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