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Publié par glazik-plomeur

Nous sommes tous "PARIS"

Compte tenu de l'actualité,et suite aux attaques meurtrières à Paris, nos pensées vont aux victimes et à leurs proches,nous aurons à revenir ces douloureux événements, leurs conséquences sur la vie des citoyens et leurs libertés, mais aussi sur l'analyse des actions et déclarations qui ont pu conduire à une telle violence.

Nous reprenons quelques informations parues dans la presse...

R.D.

Attentats à Paris : la France sous le choc (http://www.humanite.fr/attentats-paris-la-france-sous-le-choc-589678 )

Au moins 127 personnes ont été tuées, 180 blessées dont 80 en "urgence absolue" lors de six attaques quasi simultanées vendredi soir à Paris et près du Stade de France, avec pour la première fois en France des actions kamikazes. François Hollande a déclaré l'état d'urgence et la fermeture des frontières.

En tout, six attaques quasi simultanées ont été menées dans autant de sites, principalement dans les Xe et XIe arrondissements, avec de lourds bilans toujours provisoires. Des fusillades sont survenues dans plusieurs terrasses de bar et de restaurants, en particulier rue de Charonne (19 morts) et rue Alibert(au moins 12 morts). Dans un restaurant, Le Petit Cambodge, à l'intersection des rues Bichat/Alibert "c'était surréaliste, tout le monde était à terre, personne ne bougeait", a raconté une femme. La terrasse de la pizzeria La Casa Nostra rue de la Fontaine au Roi a été également balayée par des rafales de balles. Aux alentours du Stade de France, au moins trois explosions ont retenti vendredi vers 21h20 pendant que 80 000 personnes, dont François Hollande, assistaient au match amical de football France-Allemagne. Le public a été d'abord confiné puis évacué à la fin du match.

"C'était l'enfer"

Au Bataclan, théâtre de l'attaque la plus sanglante avec un bilan provisoire de 82 morts, "on entendait hurler, tout le monde essayait de fuir, les gens se piétinaient... C'était l'enfer", ont relaté des témoins. L'ampleur de cette tragédie a semé l'effroi dans la capitale, à peine plus de deux semaines avant la conférence sur le climat (COP21) au Bourget, au nord de Paris, où sont attendus des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement. Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser. Ces attaques n'ont pas été revendiquées. Quatre des assaillants sont morts au Bataclan, dont trois en actionnant une ceinture d'explosifs, le dernier étant tué lors de l'assaut des forces de l'ordre. Trois kamikazes sont morts au Stade de France, et un autre boulevard Voltaire. Au Bataclan, l'assaut des forces de l'ordre a été décidé "très vite parce qu'ils tuaient tout le monde", a confié une source proche de l'enquête. Les auteurs de cette attaque ont invoqué l'intervention française en Syrie pour justifier leur action, a relaté un témoin. Samedi un peu avant l'aube, des équipes de la police scientifique continuaient de s'affairer devant l'établissement culturel, près de corps recouverts de draps blancs.

État d'urgence et la fermeture des frontières

François Hollande, dans son intervention a exprimé ses pensées pour les victimes. Il a annoncé notamment l'état d'urgence et la fermeture des frontières. Un conseil des ministres exceptionnel s'est tenu à l'Elysée vendredi en soirée et le président de la République réunit ce samedi matin un conseil de défense.

«Des attaques terroristes d'une ampleur sans précédent sont en cours. Il y a eu plusieurs dizaines de tués, il y a beaucoup de blessés, c'est une horreur. Nous avons, sur ma décision, mobilisé toutes les forces possibles pour qu'il puisse y avoir la neutralisation des terroristes et la mise en sécurité de tous les quartiers concernés.

«J'ai également demandé des renforts militaires. J'ai également convoqué le Conseil des ministres. Deux décisions seront prises: l'état d'urgence sera décrété, ce qui veut dire que plusieurs lieux seront fermés, la circulation sera interdite dans certains endroits. L'état d'urgence sera décidé sur l'ensemble du territoire.

«La deuxième décision que j'ai prise, c'est la fermeture des frontières afin que les personnes qui ont commis ces crimes puissent être appréhendées. Nous savons d'où vient cette attaque. Nous devons faire preuve de compassion et de solidarité, mais nous devons également faire preuve d'unité.

«Face à la terreur, la France doit être forte, elle doit être grande. Nous devons aussi appeler chacun à la responsabilité. Ce que les terroristes veulent c'est nous faire peur, nous saisir d'effroi. Mais il y a face à l'effroi une nation qui sait se défendre. Nous n'avons pas terminé les opérations. C'est en ce moment que les forces de sécurité font assaut notamment dans un lieu à Paris.»

Suite aux attentats terroristes à Paris, le Président de la République a décrété l'état d'urgence. En droit de quoi s'agit-il ?

L'état d'urgence est une décision rare, la dernière remonte à il y a dix ans lors des émeutes urbaines. Il a été instauré par la loi du 3 avril 1955 consolidée par la loi sur le resneignement de mars 2015 suite aux attentats contre Charlie Hebdo et l'hypermarché casher de Vincennes. Elle stipule que "l'état d'urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire franaçais soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'évènements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique".

C'est le premier cas qui s'applique suite aux attentats et il concerne l'ensemble du territoire et non seulement Paris.

Qu'est-ce que ça signifie pour la population ?

La déclaration d'état d'urgence à pour effet de :

- interdire la circulation des personnes et/ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixées par les préfets,

- instituer des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé,

- interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver de quelque manière que se soit, l'action des pouvoirs publics,

- ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature (écoles, universités, salles de sport municipales, stades etc.),

- annuler toutes manifestations publiques,

- perquisitionner à domicile de jour et de nuit.

Une autre mesure qui n'a pas été prise par le gouvernement est la possibilité de prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des médias, des représentations cinématographiques et théâtrales.

L'état d'urgence a une durée de 1 à 12 jours et peut être prolongé par décret.

En savoir plus sur le lien suivant : http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/communique-a-l-issue-du-conseil-des-ministres/

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