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Publié par glazik-plomeur

LIBERTE – ÉGALITÉ - FRATERNITÉ « le droit par la démocratie et la paix » Jean Jaurès

Paris et Saint-Denis ont subi des attentats d'une violence extrême. La France

est sous le choc. Les citoyens (nes) n’en peuvent plus de cette menace et veulent comprendre et agir pour vivre en paix.

La sûreté de toutes et de tous doit être une priorité. Mais elle doit être assurée indissociablement de la protection des libertés et des droits fondamentaux qui fondent notre République. De même que nos libertés et nos droits, toute la population sans aucune discrimination d'origine, de culture, d'opinion ou de religion doit être protégée.

Depuis 15 ans, les interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye et maintenant en Syrie, loin de supprimer le terrorisme, l'ont alimenté. S'attaquer à Daesh, c'est simultanément couper ses financements ainsi que le trafic d'armes et mettre en place une coalition internationale sous mandat de l'ONU. C'est aussi, en tout domaine, remettre l'Humain au cœur pour faire reculer le désespoir comme la violence.

Paris et Saint-Denis ont subi des attentats les plus

violents dans notre pays depuis la seconde guerre

mondiale. Des dizaines de vies, souvent jeunes, ont

été brutalement interrompues. Des milliers de

citoyens, de femmes, d’hommes, d’enfants, témoins,

familles ou proches, sont directement confrontés au

malheur. C’est notre peuple tout entier qui a été

agressé de manière aveugle, barbare dans son

quotidien, dans sa vie. Nous pensons à tous ceux qui

souffrent aujourd’hui dans leur cœur et dans leur

corps. Nous saluons l’action remarquable des forces

de sécurité, des secouristes, des services de santé ...

Encore une fois, ces grands services publics ont fait

face.

Les citoyen-nes n’en peuvent plus de cette

menace, de cette angoisse d’un éternel

recommencement. Ils veulent comprendre et agir

pour vivre en paix.

Sûreté et Liberté

Face à la violence d’attaques multiples, l’état

d’urgence était justifié. Les forces de police, la

justice doivent disposer des moyens nécessaires

pour réagir avec fermeté et célérité. La sûreté de

toutes et de tous doit être une priorité. Mais elle

doit être assurée indissociablement de la

protection des libertés et des droits

fondamentaux qui fondent notre République.

Sacrifier une part de liberté serait de fait une

victoire pour les terroristes de Daesh.

C’est à l’aune des principes de protection de la

population, de la République et des libertés

fondamentales que le PCF se prononcera sur sa

prolongation qui devra de toutes les façons être

soumise au contrôle parlementaire régulier. Mais

protéger notre peuple n’est pas qu’une affaire de

lois sécuritaires renforcés. Combien en une

décennie ? Pour quelle efficacité ? Par contre, il faut

des moyens pour les services publics et là il y a un

vrai débat qui montre que l’austérité n’est pas

compatible avec la guérison de maux terribles qui

minent notre société, dont cette grave menace

terroriste.

Non à la stigmatisation !

Le piège tendu par Daesh : déstabiliser et diviser la

société par la terreur et l'effroi. C'est pourquoi nous

récusons la notion « d'ennemi de l'intérieur »

utilisée par Valls et qui renvoie, de l'affaire Dreyfus

aux guerres coloniales en passant par Vichy, aux

pires heures de notre histoire. De même que nos

libertés et nos droits, toute la population sans

aucune discrimination d'origine, de culture,

d'opinion ou de religion doit être protégée. Pas de

boucs émissaires ! Encore moins les réfugiés auquel

la France doit hospitalité et asile, plus encore quand

ils ont vécu la terreur de Daesh au quotidien.

Résister à la logique de guerre

Daesh ne cherche pas la paix sur les territoires

qu'elle occupe, mais la guerre partout. Il faut

détruire Daesh, jeter aux oubliettes de l’histoire ce

terrorisme aveugle et sanguinaire. Mais il faut aussi

constater lucidement que ces attaques sans

précédent sur Paris signent l’échec de 15 ans de

guerre. La « guerre de civilisation » de Bush en

Afghanistan, la destruction de l’Irak, l’opération

libyenne, la guerre oubliée du Yemen alimentent

cette folie meurtrière. Il faut mettre en place une

large coalition internationale sur mandat de

l’ONU qui au-delà du combat contre Daesh, Al

Quaida et autres organisations, doit viser la

reconstruction de ces régions, le retour au pays des

milliers de réfugiés et une coalition sûre d’établir

une paix durable dans la région. Il faut assécher les

moyens financiers et les vente d'armes dont

bénéficie les terroristes.

La violence terroriste révèle les maux de

nos sociétés.

Comment des jeunes français ont pu commettre de

tels actes, comment ont-ils pu sacrifier leur vie pour

tuer, massacrer ? Bien sûr, il y a le fanatisme, les

dérives sectaires, la manipulation, l’absence de

culture. Mais il faut ouvrir les yeux, une société

comme la nôtre, où l’argent est érigé en valeur

absolue au détriment du travail et où les inégalités

croissent année après année, ne peut que générer de

l’exclusion, de la violence. Le vivre ensemble qui

nous est cher, qui est au cœur de la République a

un prix. Il faut réorienter les immenses richesses

vers l’épanouissement humain : l’école, l'éducation,

la culture, le travail. Elles sont les seules réponses

au désespoir, à la perte de sens.

Les élections régionales

Dans ce contexte exceptionnel comment vont se

tenir les élections régionales de décembre ? Ce

scrutin sera le premier rendez-vous national après le

13 novembre, une participation maximum sera

un acte de résistance politique et démocratique à

la terreur.

Il est indispensable que des mesures exceptionnelles

soient prises pour le pluralisme, l'égalité des listes.

Les médias peuvent et doivent y jouer un grand rôle.

Il s'agira d'exprimer des choix politiques priorisant

la justice, la démocratie réelle, le développement

des services publics, s'unir contre la loi de l'argent et

l'austérité, la misère sociale et culturelle.

Autant de préoccupations que portent les candidats

communistes et du Front de gauche. Tout ce qui fera

société et remettra l'Humain au cœur fera reculer le

désespoir comme la violence.

Parti communiste français – 2 place du Colonel Fabien 75019 Paris – www.pcf.fr

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