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Publié par Torreben

Le patronat a volé une année de retraite aux salariés.

Le mauvais coup a un auteur, le Medef. Celui-ci a des complices, la CFDT, la CGC et la CFTC, oublieuses des mots de La Bruyère : « S'il est périlleux de tremper dans une affaire suspecte, il l'est davantage de s'y trouver complice d'un grand : il s'en tire, et vous laisse payer doublement, pour lui et pour vous. » Et les victimes se comptent par dizaines de millions de salariés qui se sont vus privés d'une année de retraite et d'une part substantielle de leurs pensions. Il est ainsi devenu possible de retarder l'âge légal du départ en évitant une loi qui, débattue au grand jour, aurait pu susciter des mobilisations massives. Voilà pourquoi après s'en être lavé les mains, François Hollande se les frotte : ainsi, l'âge réel de cessation d'activité n'a plus rien à voir avec l'âge légal, au mépris de la représentation nationale. Pierre Gattaz a donc toutes les raisons d'exulter. Il est parvenu à ne faire payer qu'aux salariés le rétablissement des comptes des retraites Agirc et Arrco, grevés par le chômage et la précarité, puisque le gouvernement lui avait accordé une compensation par l'allégement des cotisations pour les accidents du travail.

Le patronat a volé une année de retraite aux salariés.

Le dispositif n'est pas seulement un concentré d'injustices à l'égard de ceux qui créent les richesses du pays, il est aussi un sale coup porté à l'emploi, à celui des jeunes notamment qui devront encore piétiner à la porte des entreprises. Il est aussi une illustration de la façon dont les milieux dirigeants veulent transformer « le dialogue social » en une arme retournée contre les salariés. Enfin, ce texte sur les retraites complémentaires témoigne de la vision de l'avenir qu'ont ses promoteurs : en arrière toute, c'est leur vision de la modernité et de la réforme !

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