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Publié par glazik-plomeur

LA SANTÉ ET LA PROTECTION SOCIALE SOLIDAIRE AU CŒUR DES ÉLECTIONS RÉGIONALES

L es questions de santé et de protection sociale sont de la compétence de l’état et nous y tenons, bien entendu, notamment dans le souci de l’unicité des réponses sur le territoire national. Pour autant, les préoccupations de santé, le niveau de couverture sociale, l’ampleur du renoncement aux soins pour raisons financière, l’état réel de santé de la population sont de premier plan et ne peuvent rester en dehors de l’enjeu des élections régionales. Le parole d’élue de ce mois met la lumière sur une expérience intéressante de la présidence par une élue communiste d’une conférence régionale de la santé et de l’autonomie(*). Cela donne des résultats très éloignés du « politiquement correct et de l’entre soi bien policé ». C’est la preuve que la dimension démocratique, la démocratie sanitaire telle que nous la portons peut se mettre en œuvre immédiatement. C’est un des engagements que prennent les candidates et les candidats communistes, créer les conditions d’un réel contrôle démocratique de la réponse aux besoins de santé de la population. Oui, nous partons des besoins, nous sommes tournés résolument vers la réponse aux besoins et non une répartition de l’offre de santé comme le porte le gouvernement comme celui qui l’avait précédé. Les élections des 6 et 13 décembre prochains sont l’occasion de pousser l’avantage sur l’exigence populaire de compter, d’être entendus, d’être respectés… C’est l’occasion de dire non aux coupes financières, aux budgets en recul, aux fermetures d’activité et de service. C’est l’occasion de porter avec fierté le concept d’une protection sociale solidaire du XXIe siècle universelle et démocratique.

Parti communiste français commission Santé sante@pcf.fr tél : 01 40 40 12 78 octobre 2015

Jean-Luc Gibelin animateur de la commission Santé/protection sociale

LA SANTÉ ET LA PROTECTION SOCIALE SOLIDAIRE AU CŒUR DES ÉLECTIONS RÉGIONALES

L'exemple de la Corse ou la présidente de la Conférence Régionale de Santé est Communiste...


(*)vivre en bonne santé en Corse

C’est le titre d’un débat public initié par la Conférence régionale de la Santé et de l’Autonomie que je préside.

La culture du débat public n’est pas encore dans nos habitudes, par contre en Corse nous avons cette passion du débat contrairement à ce que l’on peut penser. Notre débat en 2014, Santé et insularité, a été une première, tant sur le sujet qu’au niveau de la CRSA. Cela demande des mois de préparation, d’échanges, de travail.

Un débat public en santé n’est pas un colloque, ni une conférence de « sachants » dans le domaine, c’est vraiment la parole au public dans sa diversité, nous ne maîtrisons absolument pas les questions et c’est cela qui est primordial. L’objectif est soit de pouvoir répondre au cours du débat, soit d’apporter dans le temps des réponses au public ; tout est enregistré, un verbatim complet des échanges et une synthèse sont faits et d’ailleurs mis en ligne sur le site de la CRSA/Corse.

C’est aussi le moyen de faire « remonter », si je puis m’exprimer ainsi, par la Conférence nationale de Santé, nos particularités dues à l’insularité, nos atouts et nos faiblesses.

L’objectif est d’élever notre niveau de conscience, nous devons prendre soin de nous-mêmes et des autres… La Corse est la seule région de France qui n’a pas de CHU, nous avons raté un plan exceptionnel d’investissement (PEI) pour la santé en Corse, il était pour moi primordial, surtout dans une période où les comptes de l’assurance maladie étaient en équilibre.

Personne durant cette période n’a porté ce dossier, mon jugement est sévère, il y avait des sujets plus « préoccupants » pour la Corse, et la Santé ou le médico-social n’étaient peut-être pas porteurs électoralement… Chacun s’occupait d’un bout de dossier… nous payons très fort aujourd’hui, au nom de la réduction des dépenses publiques, les conséquences.

Il n’est pas trop tard, la médecine évolue très rapidement… l’urgence est d’établir ainsi une véritable continuité territoriale en santé et une égalité territoriale dans l’offre en Corse. Nous devons passer du curatif au préventif, c’est aussi un changement de culture qui nécessite un investissement collectif.

Les moyens financiers accordés à la prévention sont autant de gagné sur justement le vivre mieux en bonne santé. Les professionnels, les experts invités en parleront mieux que moi, c’est leur métier. Je précise que je suis de celles qui pensent que le travail collectif, que de revenir continuellement sur des dossiers est nécessaire, qu’il ne faut jamais lâcher même s’il peut être démotivant de parfois « radoter »… mais la santé est notre bien le plus précieux, l’accès aux soins est un droit, et nous avons donc des droits et des devoirs, celui de prendre soin de notre santé par la prévention.

Josette Risterrucci conseillère régionale présidente de la CRSA Corse


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