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Publié par glazik-plomeur

Lesconil à l'heure du choix

Ce vendredi doit se réunir le conseil municipal de Plobannalec-Lesconil avec à l'ordre du jour le transfert de l'école publique « Fleming », nous avons à travers divers articles relaté la lutte que mène la population de la localité pour le maintien de cette école sur son emplacement actuel.

Nous aurons dans les heures à venir à revenir sur le sujet à travers une analyse des causes et conséquences de cette politique définie par les orientations du Maire, traduction logique de l'application de la politique nationale de diminution de la dotation financière, mais aussi de la mise en place de la loi NOTRe...

Les élections régionales de décembre 2015 vont se dérouler dans un environnement législatif marqué par l’entrée en vigueur pleine et entière de cette loi NOTRe. Au-delà de la dimension législative et organisationnelle des territoires est fondamentalement posé l’enjeu budgétaire et financier. Dans les faits, tout le tripatouillage des compétences des collectivités territoriales porte en son cœur une seule exigence : s’adapter à la logique des multinationales et des marchés et pour cela, il faut réduire la dépense publique.

Sans entrer dans le détail, nous pouvons constater à travers la tendance de regroupement des communes ou de création d'intercommunalité de grande taille, qu'au nom de la « mutualisation » des moyens, c'est avant tout une remise en cause des services publics de proximité qui est posé.

Tout comme avec la fermeture de services hospitaliers, de bureaux de poste,de service bancaire,de commissariats ou de service de gendarmerie, l'école est elle aussi touchée, comme le seront demain les services administratifs des mairies regroupés au sein de pôles éloignés des administrés.

Lesconil bourg d'une commune bicéphale n'échappe pas à la règle,mieux il confirme qu'à travers des choix d'une politique libérale les services publics ont tendance à disparaître entraînant dans leur sillage, commerce et autres services de proximité. L'argumentaire mis en ligne par le collectif Fleming ( https://docs.google.com/document/d/19kIFA9WuloS7rB54HL6QxHov8_zEfbPGAuqAzfVMa00/edit?pli=1 )montre, avec beaucoup de justesse les conséquences possibles et pose des questions pertinentes sans pour autant aborder le pourquoi d'une telle politique, nous nous proposons donc d'apporter quelques éléments de réflexion à travers quelques articles à venir.

Pour recadrer le sujet et compte tenu de la proximité des élections régionales nous abordons l'articulation territoriale, telle que définie par la nouvelle loi.

Les régions se voient confier l’économie et les grandes orientations stratégiques alors que les départements exerceront la compétence solidarité, et que le bloc communal, seul niveau à conserver la compétence générale, aura en charge les services de proximité ,mais en voyant sa dotation budgétaire réduite.

R.D.

Concrètement l’articulation entre les niveaux d’organisation territoriale se présente ainsi :

  • La clause de compétence générale, qui permet à une collectivité territoriale de se saisir de tout sujet ne relevant pas de l’État, est supprimée pour les départements et régions. Elle avait déjà été abrogée pour ces collectivités sous le mandat de N. Sarkozy mais rétablie au début de celui de F. Hollande. Seul le bloc communal en sera doté.
  • Les treize grandes régions créées en métropoles par loi votée en décembre 2014 auront compétence sur le développement économique, l’aménagement du territoire, la formation professionnelle, la gestion des lycées et les transports, y compris les transports scolaires. Elles pourront jouer un rôle de coordination en matière d’emploi, mais sans toucher cependant aux prérogatives du Pôle emploi. Elles seront un moteur en matière d’environnement.
  • Les départements, dont le projet de loi initial prévoyait la suppression, sont maintenus et gardent la gestion des collèges, des routes et de l’action sociale.
  • La culture, les sports, le tourisme, l’éducation populaire et les langues régionales relèveront à la fois des régions et des départements. Les ports pourront relever, selon les cas, d’un type ou d’un autre de collectivité territoriale.
  • Les deux départements et la région de Corse fusionneront à compter du 1er janvier 2018 dans une collectivité unique.

Demain (La question budgétaire et financière au centre d’une politique régionale de gauche)

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