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Publié par glazik-plomeur

2015 : une peur record de la pauvreté

Alors que le chômage n’en finit pas de s’accroître malgré les déclarations lénifiantes du gouvernement et le maquillage des données réelles, alors qu’on s’attaque aux droits des travailleurs, c’est à dire à ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre pour vivre (ou pour survivre), il est des constats glaçants dans ce qu’il est convenu d’appeler la « cinquième puissance économique du monde », un pays supposé « riche » : les inégalités s’accroissent, alors que les riches sont de plus en plus riches, les pauvres sont de plus en plus pauvres... et de plus en plus nombreux.

La crainte d'être pauvre augmente en France, et cette peur grandissante touche aussi bien les adultes que les enfants. La précarité s’est installée durablement. C’est le constat auquel aboutit le « Baromètre 2015 Ipsos-SPF » : le même constat qu’il s’agisse des adultes ou des plus jeunes, dont un nombre important est confronté à des problèmes liés à l’alimentation.

La pauvreté en France suit une tendance préoccupante dans un contexte marqué par une aggravation des inégalités, l’enracinement de la précarité de la population éloignée de l’emploi, et des situations d’exclusion durable.

La crainte de basculer un jour dans la précarité et de voir ses enfants connaître le même sort touche une part de plus en plus large de la population. Ainsi, 87 % des sondés estiment le risque est beaucoup plus important pour leurs enfants de connaître un jour la pauvreté, qu’ils ne l’étaient pour leur génération.

La proportion de Français affirmant avoir vécu une situation de pauvreté ou être en passe de la vivre s’est accrue. En 2015, 57 % des personnes répondent qu’elles ont été sur le point de connaître une situation de pauvreté à un moment de leur vie et 35 % déclarent l’avoir déjà effectivement vécue (moins d’un sondé sur deux (45%) exprimait, alors, cette angoisse.

Deux tiers des personnes interrogées, quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle, ont un proche qui vit la pauvreté (56 % en 2007). Pour 31 % d’entre elles, celle-ci touche des membres de leur famille.

La crise s’est étendue à l’ensemble de l’économie : son impact est durable sur le quotidien des Français. Cette situation n’épargne aucune catégorie sociale, la crainte de basculer dans la pauvreté est plus présente chez les non diplômés (45 %), les foyers comptant un enfant de moins de 18 ans (43 %), les femmes (38 %)...

Les difficultés financières ont des conséquences concrètes : les restrictions dans le domaine de la santé en constituent l’exemple insupportable. 40% des sondés disent rencontrer des problèmes pour payer des soins médicaux mal remboursés par la Sécu. 34 % éprouvent des difficultés à régler leurs dépenses d’énergie; 33 % à acquitter leur loyer ou un emprunt immobilier; 29 % à s’alimenter correctement trois fois par jour; 29 % à faire face aux frais de transport. La moitié des familles a du mal à envoyer les enfants en vacances au moins une fois par an. Les frais de cantines scolaires sont un problème pour 27% d’entre elles.

Selon l'observatoire national de la pauvreté, 8,5 millions personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2012 (987 € par mois pour une personne seule) en France. Dont 440 000 enfants pauvres supplémentaires entre 2008 et 2012.

« Des dizaines de milliers de personnes vivent dans des conditions peu éloignées de celles des pays en développement », notait, en 2014, l’Observatoire des inégalités !

À quel niveau de revenu débute la pauvreté ? Elle commence à moins de 1 054 € mensuels, non loin du Smic (1 135 €) et au-dessus du seuil officiel reconnu (987 €) en 2012.

Le Secours populaire a distribué 181 millions de repas l'an passé. « Savez-vous quels sont les souvenirs de vacances des gens que nous emmenons au bord de mer. La plage ? Non, le fait qu'ils avaient trois repas par jour... » a indiqué Julien Lauprêtre président du SPF...

sources : Ipsos-Spf-OuestFrance

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