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Publié par glazik-plomeur

Brésil: ne tombons pas dans le panneau (Le billet de José Fort)

Plus d’un million de Brésiliens sont descendus dans les rues de plusieurs villes pour demander la démission de la présidente Dilma Roussef élue, il y a quelques mois, lors d’élections libres et démocratiques. Une pratique devenue courante dans plusieurs pays d’Amérique latine comme au Venezuela et en Equateur. La contre révolution est en marche. Aux manettes, les Etats-Unis d’Amérique.

La présidente brésilienne fait le ménage, la corruption affectant jusqu’à son entourage gouvernemental. L’ancienne combattante contre la dictature n’est pas impliquée dans les « sales affaires » liées au géant du pétrole Petrobras. Tel n’est pas le cas de plusieurs membres du Parti des Travailleurs (PT) et d’autres responsables qui ont mis les deux mains dans la caisse. L’opération « propreté » devrait tomber comme un couperet pour beaucoup de profiteurs. Pourtant, là n’est pas l’essentiel.

Les manifestations de dimanche ont rassemblé un peu plus d’un million de manifestants particulièrement dans les villes de Sao Paulo et Rio de Janeiro. Pas dans les régions les moins favorisées qui ont bénéficié de la politique sociale du gouvernement. Depuis l’arrivée au pouvoir de Lula et de la gauche, 40 millions de Brésiliens sont sortis de la pauvreté. Ce sont surtout les riches et les couches moyennes qui ont manifesté dimanche. Et qu’a-t-on vu dans les cortèges ? Des banderoles demandant l’intervention de l’armée comme au bon vieux temps de la dictature et invitant les « boys US » à venir prêter main forte.

Depuis lundi matin, des « contacts » FB publient des photos sans commentaire comme soulignant l’ampleur de la contestation, certains exigeant de Mme Roussef « qu’elle dégage » où interpellant les « forces de gauche ». Quel courage, alors que les forces progressistes brésiliennes mènent un combat, dans le silence total des médias européens et de la presse oligarchique brésilienne, pas seulement contre la corruption mais aussi contre l’opération impérialiste US en cours. Comme d’hab, il faut savoir choisir son camp.

José Fort


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