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Publié par glazik-plomeur

Un dernier au revoir à Claude Foliot

De nombreux camarades ont tenu à être présents lors de l'hommage rendu à Claude Foliot vendredi dernier, ci dessous celui celui prononcé au nom du Parti Communiste par André Le Roux.

Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,

Ainsi donc, Claude s’en est allé, après le long parcours de sa vie, vaincu par la maladie.

C’est au nom de l’ensemble de ses camarades de la section bigoudène du Parti Communiste Français, dont il était membre depuis 1949, que je voudrais lui rendre hommage,– en essayant, trop brièvement sans doute – de retracer son parcours, son parcours d’homme et de militant, en soulignant cet engagement qu’il aura eu tout au long de sa vie et qui lui confère pour nous tous cette valeur d’exemple.

Claude avait adhéré au Parti Communiste en 1949, et son engagement politique se complétait et se renforçait par son engagement de syndicaliste au sein de la CGT.

Claude était cet homme debout, un militant engagé et lucide qui aura lutté jusqu’à son dernier souffle pour faire valoir nos idéaux de justice sociale, de progrès, de liberté et de paix.

Ce sont certainement ces combats obstinés et permanents qui définissent le mieux l’homme qu’il était.

Claude est né à Paris en 1931.

Il effectue son apprentissage au sein de l’Usine aéronautique Voisin à Issy-les-Moulineaux, où il connaîtra Georges Marchais. Il adhère alors au syndicat de la Métallurgie CGT.

Il deviendra par la suite héliograveur, métier qui s’inscrit dans ce qu’on appelle l’imprimerie de labeur qui traite les travaux d’impression de textes et d’images.

Il rejoint naturellement le Syndicat Général du Livre en 1959.

En 1965, il devient le secrétaire permanent du groupe héliogravure-photogravure. En 1970, il rejoindra le Comité exécutif fédéral de la Fédération des Travailleurs du Livre, puis, en 1979, au départ en retraite du secrétaire général Roger Bureau, la direction du syndicat élira un secrétariat général bicéphale : Claude pour le Labeur et Roger Lancry pour la Presse.

Claude restera dirigeant du syndicat jusqu’à son départ en préretraite en 1986.

En 1983, il épouse Elise. Tout est dans tout : les luttes, le combat pour les mêmes idéaux rassemblent. Elise est la fille d’Alain Signor, militant ouvrier qui aura laissé une marque profonde sur le mouvement populaire, social et politique de Bretagne. et qui sera un des hommes-clefs de la Résistance en zone sud.

C’est donc tout naturellement là aussi, que Claude et Elise, à leur installation en pays bigouden, prendront toute leur place de militants au sein du Parti dans la cellule Marcel Cariou de Pont-l’Abbé.

Claude ne manquait jamais de marquer sa participation active lors des nombreuses assemblées et initiatives militantes, par la lucidité de ses analyses, le pertinence politique de sa réflexion et le mordant de ses propos.

Il participera à la création de la SCI « Les Amis de la Section de Pont-l’Abbé du PCF », il participe au comité de rédaction du Travailleur Bigouden où, avec Elise, il signera de nombreux articles, ainsi qu’à l’élaboration de nombreux documents électoraux.

Lors de la rédaction d’un dernier PV d’Assemblée Générale de la SCI, j’étais allé le voir à Menez Lanveur. Je lui demandais bien sûr « s’il allait bien » et il me répondait en souriant que « si la machine est un peu fatiguée... la tête, elle, marche très bien ». « Je suis en état de marche » assurait-il et d’une écriture vive traduisant son caractère trempé, il écrivait rapidement ce qu’il entendait voir figurer au PV.

Il nous faut une fois de plus rappeler qu’au delà de la peine que nous ressentons tous pour le camarade que nous ne reverrons plus et son indéfectible attachement militant, qu’il nous reste un impérieux devoir : reprendre le flambeau que nous laisse Claude, continuer son combat à l’exemple de ce qu’il aura été toute sa vie, car il n’y a pas d’autre alternative que le combat pour défendre nos idéaux de justice sociale, de liberté et de paix, pour les luttes sociales et la défense des opprimés.

Adieu Claude, nous ne t’oublierons pas camarade...

Nous présentons à Elise, à ses enfants, et à toute la famille nos condoléances attristées, et nous les assurons de notre chaleureux soutien.

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