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Publié par glazik-plomeur

La Grèce n'est plus un état indépendant

Au delà des questions techniques relatives au prétendu « accord » qui est intervenu entre les institutions européennes et la Grèce ce qu’il faut distinguer de manière générale, c’est avant tout le fait que les « recettes » qui vont être imposées à la Grèce sont les mêmes que celles qui étaient appliquées par la « Troïka » et qui ont échoué à « redresser » le pays et plongé celui-ci dans un appauvrissement sans précédent. Les même causes produisant les mêmes effets rien ne va donc changer, si ce n’est la perspective effarante de l’austérité renforcée ad vitam aeternam.

L’idée de base des « européens » n’était pas d’imposer un accord quel qu’il soit mais de détruire politiquement Alexis Tsipras à qui, disait-on, à l’exemple des allemands, des néerlandais et autres slovaques ou finlandais « on ne pouvait faire confiance ». Pensez donc, un type qui demande son avis au peuple et qui s’engage à suivre cet avis quel qu’il soit ! Délégitimer Tsipras, détruire le mandat que lui avait donné le peuple grec pour négocier était devenu l’essentiel. Les propositions du plan grec pourtant jugé « sérieux et crédible » par Hollande pouvait être déchiré et la prise de pouvoir à Athènes des institutions européennes intervenir – sans que la France ne trouve rien à y redire.

L’« accord », on devrait dire le « diktat » fait froid dans le dos. «Cette liste de demandes est de la folie», indique un commentateur, «Elle n'est que punition, destruction complète de la souveraineté nationale, sans espoir aucun de redressement». C’est donc un véritable coup d’état : le gouvernement grec reste en place, certes, mais dépossédé de tout pouvoir.

Ceux qui naïvement croyaient encore à une Europe démocratique, sociale et solidaire perdront leurs dernières illusions : dans la zone euro il n’y a aucune réelle liberté politique et dans cet ensemble monétaire ne peut exister aucune politique économique alternative : «Etre membre de la zone euro, cela signifie que vos créditeurs peuvent détruire votre économie si vous sortez du cadre».

Les conséquences politiques seront catastrophiques pour le peuple grec à qui on impose une politique d’austérité renforcée alors que celle-ci a échoué depuis cinq ans. A noter que certains postes échappent à l’austérité : le budget militaire est pourvu de 4,3 milliards d’euros...

La situation devrait déboucher rapidement sur une crise politique et des élections législatives... avec les néo-nazis d’Aube Dorée à l’affût. A la lumière de ces tragiques évènements, beaucoup de citoyens européens perdront leurs illusions (pour ceux qui en gardaient encore) sur le caractère démocratique des institutions européennes. A méditer pour l’avenir, et pas seulement en Grèce.

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R.D. 14/07/2015 19:01

Nous avons déjà 50 + les actions de solidarité qui se déroulent dans différentes villes ce mercredi, avec des milliers de personnes dans le monde entier y assister. De la France et l'Espagne, de l'Allemagne à l'Irlande, du Portugal à la Serbie-et dans toute l'Europe et au-delà, nous dirons ‪#‎oxi‬ ! Non au chantage financier ! Non à ‪#‎thisisacoup‬ en Grèce ! Oui à la démocratie !

C' est seulement une journée jusqu'à ce que le vote sur la Troïka-imposée face aura lieu en parlement grec. Nous allons donc faire avancer les choses pour laisser le peuple grec savent que nous sommes derrière eux en disant oxi :