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Publié par glazik-plomeur

Après le non massif du peuple Grec... Quelques réactions !

Les résultats définitifs donne une large victoire du "OXI" (Non) avec 61,31%. Alexis Tsipras a assuré à ses compatriotes que le résultat du référendum ne marquait pas "une rupture avec l'Europe", mais au contraire "un renforcement du pouvoir de négociation" de son gouvernement. Il a déclaré que "cette fois la dette serait sur la table" de ces négociations.

La victoire du "non" doit être respectée (Pierre Laurent)

Le peuple grec vient de refuser, avec un "OXI" écrasant l'ultimatum lancé par les créanciers. C'est la deuxième fois en 6 mois qu'il rejette l'austérité. La deuxième fois qu'il dit en même temps son attachement à l’Europe.

Les chantages financiers et mesquineries politiques n'auront pas eu raison du souffle de dignité et de liberté qui a envahi le berceau de la démocratie. Je salue le courage des grecs, de Syriza et du gouvernement Tsipras. C'est notre victoire à toutes et tous. Ce soir, nous sommes heureux et fiers d'avoir tant lutté avec eux, pour que renaisse un espoir.

Je mets en garde contre toute nouvelle entreprise de pression politique et financières sur le peuple grec. Le respect des choix souverains des peuples doit être la règle à l'avenir, et le point de départ des futures négociations.

La France devra en tirer les conséquences. J'attends de notre gouvernement un respect total du résultat de ce referendum et des actes forts pour la recherche immédiate d'un accord.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du PGE,

08:00 - Sur son blog, Yanis Varoufakis explique sa démission : "peu de temps après l'annonce des résultats du référendum, on m'a informé d'une certaine préférence de certains membres de l'Eurogroupe, et de +partenaires+ associés, (...) pour mon +absence+ des réunions, une idée que le Premier ministre (Alexis Tsipras) a jugé potentiellement utile à l'obtention d'un accord". L'ex-ministre des Finances appelle à un accord comprenant "une restructuration de la dette, moins d'austérité, une redistribution en faveur des plus démunis, et de vraies réformes".

Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a averti que la sortie de la Grèce de la zone euro se traduirait par un trou de plusieurs milliards d'euros dans le budget de l'Allemagne.

Selon Jens Weidmann, les pertes subies par la Bundesbank dépasseraient 14,4 milliards d'euros, somme des provisions destinées par l'Allemagne à lutter contre la crise de la zone euro, car la banque centrale subirait des pertes sur les titres grecs qu'elle détient. Ces derniers s'élèvent à 20 milliards d'euros.

Une sortie de la Grèce de la zone euro pourrait aboutir à la déstabilisation de la région des Balkans, où le rôle des investissements grecs est non-négligeable, a déclaré le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

"Ma crainte est d'abord de voir des répercussions géopolitiques dans la région (…). L'influence de la Grèce dans plusieurs pays des Balkans est très importante, c'est un des premiers investisseurs dans la région", a annoncé Didier Reynders dans une interview accordée à la station de radio belge Bel RTL ce lundi matin.

Michel SAPIN égal à lui même


"L'Europe est devant une difficulté mais elle n'est pas dans la difficulté", a affirmé M. Sapin ajoutant que "l'Europe a construit toute une série d'outils, l'Europe va montrer qu'elle est forte d'abord en se protégeant elle-même".

Il a aussi prévenu qu'aucune solution à la crise grecque ne pourrait être trouvée sans dialogue "en vérité" entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande.

pour l'Agence de Presse Xinhua « Les électeurs ont donné un mandat clair au gouvernement grec pour qu'il cherche une solution "mutuellement bénéfique" à la crise sur la base de ses propositions plutôt que de l'offre des créanciers aux conditions dures, a estimé M. Sakellaridis, alors que les partisans du "non" se réunissent devant le Parlement pour célébrer leur victoire. »


André CHASSAIGNE :Le député du Puy-de-Dôme (Parti communiste) a transmis un communiqué dans lequel il appelle le Président François Hollande à utiliser son veto en cas de tentative d'exclusion de la Grèce de la zone euro.

«Le peuple grec a courageusement dit « Non » aux diktats de la Troïka, « Non » à l’Europe de l’austérité générale et absolue, « Non » à l’Europe des financiers. Par cet acte historique et démocratique, ce peuple qu’on appauvrit et qu’on bafoue adresse avec dignité un message de résistance, mais aussi un message d’espoir : une autre Europe est possible ! Une Europe des peuples, juste et solidaire. C’est aussi notre conviction profonde et nous sommes plus que jamais solidaires de ce peuple dont le destin ne saurait dépendre de dogmes issus de l’orthodoxie financière, celle qui brise l’humain au nom de l’équilibre des comptes publics. Devant l’Histoire, devant les peuples français et européens, il est temps pour notre pays de prendre enfin ses responsabilités face à la rigidité dogmatique de Berlin et de Bruxelles. Il revient au président de la République François Hollande de faire entendre une autre voix, celle de la raison et de la solidarité avec le peuple grec. C’est pourquoi, dans la perspective des prochaines échéances et négociations européennes, il lui revient de rappeler qu’il n’hésitera pas à user de son veto en cas de tentative d’exclusion de la Grèce de la zone euro. Il en va de l’honneur de la France : dire « Non » au « Grexit ».

R.D. avec les agences de presse

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