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Publié par glazik-plomeur

Négociations européennes sur la Grèce : Déclaration des députés Front de gauche

Les chefs d’Etats de la zone Euro étaient réunis ce lundi soir à Bruxelles pour tenter, une énième fois, de trouver un accord permettant le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide financière destinée à la Grèce et garantissant l’avenir européen du pays.

Confrontée à une situation d’une gravité inédite, la Grèce fait face à d’importantes échéances de remboursement à l’adresse du FMI. Un accord avant le 30 juin apparait indispensable pour éviter un défaut de paiement qui plongerait le peuple grec dans une nouvelle vague de souffrances.


Depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza en janvier dernier, les « institutions » et le Gouvernement grec se livrent à une véritable partie d’échec qui met à mal l’avenir d’une Europe aujourd’hui en panne de solidarité et d’entente mutuelle.

Les créanciers jouent de manière irresponsable la carte de l’asphyxie financière du pays et exigent de nouvelles mesures d’austérité, inacceptables pour un peuple qui n’en peut plus.

Cette intransigeance, dont l’objectif est aussi de prouver aux autres peuples qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, ainsi que ce chantage à la faillite ne sont plus acceptables.

L’austérité doit cesser de toute urgence. Les dégâts de cinq ans de politique récessive sont connus : richesses nationales exsangues, chômage endémique, pauvreté alarmante, et endettement en hausse.

La situation exige en réalité des mesures d’une toute autre nature : c’est bien à une restructuration, voire à une annulation d’une partie substantielle de la dette grecque qu’il convient d’opérer. La Commission sur « la vérité de la dette grecque » vient d’ailleurs de rendre ses premières conclusions. Il apparait qu’une partie de la dette grecque est illégale et illégitime. Les plans d’aide « concoctés » par les « institutions » n’avaient pas pour objectif principal d’aider le peuple grec mais de sauver avant tout les banques étrangères, notamment françaises et allemandes.

L’Europe est aujourd’hui à un tournant et les décideurs européens doivent prendre toutes leurs responsabilités. La position défendue par les créanciers est particulièrement contradictoire : affichant leur volonté de voir la Grèce rester dans la zone euro, ils font tout pour que le contraire advienne.

Dans ces négociations, le rôle de la France doit être clair : elle ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants, comme nous le clamions, aux côtés d’autres personnalités, dans une tribune parue vendredi dernier dans Libération et adressée au Président de la République.

Nous tenons à réaffirmer tout notre soutien au combat mené par le Gouvernement grec, qui est parvenu à redonner un peu de dignité à un peuple dont les droits les plus élémentaires ont été bafoués.

L’Europe doit aujourd’hui cesser d’être le gendarme de l’austérité et la gardienne des intérêts de l’oligarchie financière.

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