Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par glazik-plomeur

Grèce : Poker menteur à Bruxelles..

A travers les différentes informations qui ont filtré, un accord serait « possible » entre les différentes parties, c'est ainsi que Reuters écrit « Le président du Conseil européen Donald Tusk, qui présidait à Bruxelles un sommet extraordinaire des dirigeants du bloc de 19 pays, a déclaré que l'objectif était désormais de conclure un accord "réformes contre argent frais" lors d'une nouvelle réunion de l'Eurogroupe mercredi soir, puis de le faire valider le lendemain matin par les chefs d'Etat et de gouvernement, qui se réunissent jeudi et vendredi pour un Conseil européen.Il a toutefois souligné qu'il fallait parvenir à un accord technique détaillé avec les représentants des gouvernements européens, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international. ».

Coté Grec Alexis Tsipras refuse toujours de jouer la partition qu'on entend lui dicter en échange du déblocage d'une « aide » de 7,2 milliards d'euros ­ dont le versement est suspendu depuis l'été dernier -- et, petit à petit, il commence à enfoncer des coins dans le bloc des créanciers. Jeroen Dijsselbloem, patron de l'Eurogroupe, a, pour la première fois depuis des lustres, salué les « nouvelles propositions » du gouvernement grec. « Elles doivent être considérées comme une étape positive dans le processus, même si, comme les institutions ont eu très peu de temps pour les étudier, nous ne pouvons pas totalement nous prononcer sur le fond. »

Face aux contre-propositions du gouvernement Tsipras, quand Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, bougonne qu'il ne voit « rien de substantiel » dedans, Michel Sapin salue un « travail de qualité ». Alors que, jusqu'ici, les créanciers ont toujours réalisé leur consensus entre eux en exigeant toujours plus de sacrifices de la Grèce ­ à la fois les réformes antisociales et l'austérité budgétaire ­, une brèche paraît s'ouvrir pour renverser cette logique délétère. Sans doute pas décisif, à quelques jours du Conseil européen des 25 et 26 juin, mais la pression des peuples européens et aussi la peur d'une contagion des pays du sud de l'Europe...

Sans doute le dernier épisode n'est-il pas joué lorsque l'on sait qu'un accord entre la Grèce et la Russie vient d'être conclu.

ACCORD ENTRE ATHÈNES ET MOSCOU SUR UN GAZODUC

La Grèce a décroché un accord de 2 milliards d'euros avec la Russie le 19 juin. Le contrat porte sur l'allongement d'un gazoduc russe, à l'état de projet, qui doit traverser la Turquie. Si l'accord est confirmé, les travaux seront réalisés par une société détenue à parts égales par la Russie et la Grèce, mais financée par la banque de développement russe VEB. Si les deux pays se sont empressés de souligner l'absence d'aide financière, cet accord reste un moyen pour Athènes de rappeler à ses créanciers qu'elle peut trouver de l'argent ailleurs et pour Moscou de défendre ses exportations.

R.D. avec les agences de presse

Commenter cet article