Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par glazik-plomeur

Démocratie : le mot qui dérange... Ou la tentation autoritaire y compris localement !

Alors que le gouvernement de Manuel Valls, remet en cause la démocratie parlementaire en utilisant le 49/3 à l'Assemblée Nationale (article qui permet de faire passer une loi sans vote ni débat), Non seulement il entrave l’esprit républicain censément incarné à l’Assemblée nationale, mais il creuse un peu plus le fossé entre les citoyens et la légitimité de la parole publique.

Sur le plan local l'on a assisté dans la dernière période à la mise en œuvre d'un système qui permet à 22 représentants de quatre intercommunalités et de 38 communes de décider ce que sera l'avenir du territoire... Et les citoyens dans tout cela ?

Le Parti Communiste analyse la situation à travers quelques faits qui font le Buzz dans notre mini région et dont la zone de Kerganet n'est en fait qu'un révélateur.

R.D.

Volet n°1 LA REFORME TERRITORIALE : OU... « KERGANET, JE M’EN FOUS ! »

Une réalité s’impose de plus en plus dans les territoires : l’affadissement voire la disparition de la démocratie locale et des possibilités d’intervention citoyenne dans tout ce qui touche l’organisation collective de la cité.

L’affaire de Kerganet est emblématique de cette dérive quand 22 « élus » décident dans la plus totale opacité de l’avenir de 91 000 habitants pour les 20 ans à venir !

Héritage de l’organisation territoriale issue de la Révolution, les communes du Pays bigouden sont étroitement imbriquées (notamment Plonéour et Pont-l’Abbé) dans ce qu’on pourrait appeler une « injustice territoriale ». Plonéour s’avance au cœur de Pont-l’Abbé, à quelques centaines de mètres de l’Hôtel de Ville et forme une enclave allant de la rocade (Kerganet) jusqu’au Triskell (Kéraden), le cœur de la commune de Plonéour se situant à plus de quatre kilomètres.

On aurait pu croire qu’en toute démocratie, l’organisation des territoires, prenant en compte cette particularité, se ferait sous l’égide de la concertation, des collaborations intercommunales, toutes démarches allant dans le sens de l’intérêt public.

C’est sans compter l’ambition du maire réactionnaire de Plonéour, Michel Canévet, qui s’est arrogé à lui tout seul le droit absolu de décider pour tous les autres, l’œil fixé sur le cadran du « foncier », avec cynisme et morgue dans l’absurde ambition de devenir le « calife » du pays bigouden. Il avance à marche forcée dans un dessein destructeur pour les collectivités voisines : centre commerciaux qui mettent à mort le tissu commercial voisin, lotissements pour des populations proches du centre-ville... du voisin sans aucune concertation, problème des charges induites qu’il refuse d’assumer pour la scolarité des enfants, engorgement prévisible des voies d’accès des ports bigoudens etc.

A qui fera t’on croire que cinq supermarchés sur deux kilomètres (U Express, Intermarché, Leclerc, Lidl et maintenant Super U-Kerganet) soient de nature à préserver « l’équilibre économique » des territoires ?
On connaît la dynamique destructrice des « grandes surfaces » de la périphérie des villes, qui fonctionnent comme les pompes aspirantes du commerce de proximité, déstructurent rapidement les centres-villes, et finalement détruisent les petites collectivités à dimension humaine.

Mais c’est là seulement l’aspect subjectif du problème qui ne saurait se réduire à une pseudo rivalité entretenue entre deux communes. Il y a pire. Le relais de l’organisation territoriale est pris par une entité administrative éloignée des citoyens qui décide dans la plus totale opacité de l’avenir de 91 000 habitants pour 20 ans : le SIOCA...

Kerganet est devenu emblématique d’une dérive anti démocratique. 22 « élus » de tous bords politiques siègent dans cet organisme. Ils sont les acteurs passifs ou complices des mauvais coups portés contre la démocratie locale. Demain, les petites communautés de communes et les communes elles-mêmes où déjà les citoyens ont du mal à faire entendre leur voix seront remplacées par ces entités territoriales déshumanisées prévues par la loi NOTRe, imposées à marche forcée par les socio-libéraux du pouvoir.

Les citoyens devront à l’avenir être attentifs à ceux-là qui se moquent du mandat qui leur a été confié. Neuf d’entre eux avaient directement en compte les intérêts des populations de la Communauté de Communes du Pays Bigouden Sud (CCPBS).
Il y aura d’autres échéances électorales et il faudra se souvenir du mauvais coup porté, et de qui l’aura porté.
A.Lrx
à suivre demain « Anatomie d'un mauvais coup... »

Commenter cet article